Revenir

15 janvier 2010

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Je suis là.
Je regarde le monde.
Le monde se résume dans un pays : Haiti.
Il m’en aura fallu du temps pour revenir.
C’est par les larmes que je reviens.

The Come Back of the unpardonable girl

11 août 2009

Je pourrais vous dire que j’étais partie en vacances, en déplacement professionnel dans un village perdu du bout du monde, que j’étais so busy entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle, bref trouver une excuse pour justifier mon absence mais je n’ai rien à déclarer pour ma défense, votre honneur. Il y a des périodes plus ou moins longues comme celle qui vient de s’écouler pendant laquelle tout remue-ménage intellectuel, toute tentative de réflexion et ensuite d’écriture vous paraissent…comment dire…un challenge inaccessible.

Ce n’est pas faute d’avoir fait des sorties ciné, lu des blogs formidables, rencontrer des gens intéressants et me retrouver dans des situations singulières…

Juste que j’étais en période d’aridité intellectuelle.

Je reviens le temps de quelques postes et ensuite direction la Malaisie. 

The end of HiStory : Michael Jackson

29 juin 2009

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Comment peut-on avoir le doute ?

Je l’ai complètement boudé à partir de 1993, dès que les rumeurs d’attouchements sexuels ont fait la une des tabloids, dès le début de son procès, je me suis mise à le haïr. Et moi qui avait tant aimé la chanson « Billie Jean », je ne voulais plus l’écouter. Malgré tout le génie de « Off The Wall » et de « Thriller », je ne voulais plus rien entendre du Roi de la Pop. Même plus reconnaitre son oeuvre.

Et puis, pendant ma fête d’anniversaire, vendredi soir, un ami très proche m’a dit à peu près ceci : « Et si toutes ces histoires étaient des mensonges ? Et si son amour des enfants n’était pas déviant, juste de l’amour ? Et si le soit disant refus de sa négritude était en fait un refus de sa filiation avec son père, une haine de l’identité que lui a transmise ce père maltraitant, et une sorte d’effacement de ce qu’il a été ? »

Désormais, j’y pense.

J’ai réécouté des titres que j’avais oublié ou que je ne connaissais pas. Je l’ai revu dans des extraits de ses concerts, de ses apparitions : enfant surdoué, meilleur chanteur et plus grand performer de la planète. J’ai revu ce « freak » tenant son parasol, ses enfants purs wasp à ses côtés, ou tenant à bout de bras son bébé au dessus du vide. J’ai pensé à l’enfant qu’il n’a jamais été et qu’il a sans doute voulu retrouver (parce qu’un jour on veut tous retrouver des bribes de notre enfance, ce qu’il y a eu de meilleur, le peu parfois…), à sa probable solitude intime et sa détresse créative après l’album « Thriller »…

Et je vous jure que j’ai sincèrement espéré m’être trompée depuis 1993, j’ai espéré son innocence pour que je puisse le regretter sans retenue, sans que le doute ne m’assaille. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité.

Dans les jours, les années à venir, certains mystères seront sans doute dévoilés. Des mystères sans conséquences et d’autres lourds et honteux peut-être.

Certains mystères demeureront illisibles.

Peut importe : Michael Jackson était déjà inscrit dans la Légende.

Good news

24 juin 2009

 

Quelles sont les raisons de se réjouir aujourd’hui ? 

 1) Yves Jego, Secrétaire d’Etat chargé à l’Outre Mer, vous savez, celui qui a fait exploser le budget déplacement de l’Etat en février-mars, est évincé du gouvernement. Il va enfin pouvoir faire un stage de confiance en soi dans le Vercors ou prendre des vacances découverte à la Guadeloupe : c’est l’occasion de découvrir l’île sans les émeutes, les barricades et les crachats.  Il faudra cependant qu’il prévoie : 1) un budget conséquent pour ses frais quotidiens : les prix sont en effet sensiblement les mêmes qu’avant, 2) de se préparer psychologiquement : il constatera par lui-même qu’il a vraiment été inutile.

2) Rama Yade est nommée au Ministère des Sports. Elle sera sans doute plus efficace que Laporte qui est resté dans les starting blocs alors qu’il devait se mettre au travail. Je crois qu’il a mis trop de temps pour son échauffement. Quelqu’un lui a dit que c’était un boulot un peu intellectuel ? Quelqu’un lui a dit qu’être mufle avec Rachida Dati ou avec une femme en général (vous vous souvenez de son air bourin quand il s’est cru obligé d’expliquer que l’enfant qui n’est pas de lui ?), on le paye tôt ou tard ? En même temps, je l’avoue : le choix du Ministre des Sports me laisse toujours de marbre. Aucun intérêt…si ce n’est d’avoir matière à rigolades quand je regarde les news.

3) Les soldes débutent aujourd’hui : juste au moment où j’ai envie de pas grand’chose (je projette quand même de faire les magasins samedi : des chaussures de trek+ un maillot de bain pour mes vacances+ des spartiates et une robe toute blanche pour le plaisir = voilà mon pas grand’chose. Je vous en reparlerai). Mais les soldes c’est toujours bien pour les autres : ceux qui veulent m’offrir un cadeau en promo pour mon anniversaire, par exemple (au cas où les gens que j’aime supporteraient encore ma grosse tête déprimée de juin).

4) Bientôt la gay-pride : le samedi 27 juin dans les grandes villes de France.  Je ne serai pas au défilé ultra festif, comme tous les ans, mais sachez que la gay-pride continue dans certains bars le soir et que personnellement, je boirai quelques mojitos pour le soutien des causes gay dans le Marais. 

5) Il fait beau. La grande question c’est « est-ce que ça va durer ? ». Peu importe. Profitons-en. 

 

 

 

 

Bande de connasses

18 juin 2009

L’autre jour, au bureau, on m’a rapporté une rumeur, une news tout à fait croustillante, un obus dans notre « morne » vie professionnelle : une fille de la société serait en train de vivre un « truc » (genre aventure, relation secrète avec quelqu’un). L’argument bétonné c’est que la fille a un peu changé ces temps-ci : elle est plus guillerette, plus souriante, etc…Personne n’a rien vu, rien entendu, à part cette modification d’humeur.

Moi je dis que ça c’est du solide, que c’est du concret pour avancer qu’il y a  de la nouveauté dans la vie sexuelle-intime-amoureuse de cette fille, surtout venant de langues bien p*** (au choix : « pendues » ou « putes » comme vous voulez) qui ne la connaissent pas, qui ne savent rien de rien, qui ne parlent jamais avec elle !
J’apprécie sincèrement certaines personnes du groupe qui écoutait les délires de la baveuse de départ. Mais je ne parviens plus à les regarder dans les yeux comme avant. Elles seront à l’affût des tous les signes pour évaluer le quotient vérité de l’information. Elles seront en chasse du moindre signe pour alimenter le foetus de paille qui ME concerne. Je ne faisais déjà pas confiance mais alors là, je ne lâcherai rien du tout. 

Je n’ai qu’une envie, c’est de tirer une gueule de 15 km de long, comme quand ma grand’mère est morte et que je ne l’ai dit à personne. De me laisser aller à la dépression comme tous les mois de juin mais cette fois ci de le montrer. J’ai envie de leur avouer que j’ai toujours envie de sauter du quinzième étage de n’importe quel building parce que c’est ma nature d’en avoir envie.

Mais putain je suis légère parce que je pars bientôt en vacances dans un pays exotique et lointain, que c’est bientôt les soldes, que les mecs sont beaux, que je veux séduire et me laisser séduire et que voilà, je me fous de tout…

 

 

 

 

Affinités

16 juin 2009

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Comment l’on peut être happé par un album ou une chanson  ?

Il faut parfois savoir attraper le bon son, celui dans lequel vous rentrez sans peine. Il n’est pas question qu’il soit parfait, au contraire : il faut juste qu’il vous ressemble, qu’il vous imprègne, qu’il soit une seconde peau, qu’il soit juste vous.

Certains albums vous accompagnent dans votre quotidien et vous rassurent, d’autres vous ressemblent tellement que vous vous dites « si j’écrivais de la musique, ce serait ça ».

C’est ce que je me suis dit en découvrant la française Prince Miiaou (oui c’est une fille, seule), et son album « Safety First Ep ».  Je l’ai écouté par hasard, attirée par la pochette de l’album au visuel singulier : une fille entre deux chaises, une fille qui ne sait pas, qui n’est nulle part…

Un album rock indie, en anglais, du français sur certains titres. Et une chanson que j’ai apprivoisé, que je reconnais comme mienne en ce moment, symétrie exacte de ce que je suis, de ce que je sens : « No Compassion Available ». Une chanson ovni, que l’on apprivoise à force d’écouter le texte, d’essayer d’en pénétrer l’opaque signification. Je l’écoute en boucle, en me la rendant toujours plus intime : Il ya le texte et la diction de Prince Miiaou, le bruit de l’eau, les violons des dernières secondes : de la violence contenue, du désespoir pudique, de la tristesse dissimulée.

Mon autre album fétiche du moment est le premier album éponyme d’Izia (fille de Higelin, mais on s’en moque un peu, non ?), un rock comme un diamant non taillé, du brut, de l’énervé, du vrai. La voix magnifique d’Izia (18 ans) est comme marquée par la vie et la clope, mature, faisant penser, comme la voix de Prince Miiaou; à la P.J Harvey de 1993.

Le dernier titre de l’album d’Izia « Sugar Cane » me porte aussi très loin : mon hymne intime en quelque sorte, une chanson que j’ai l’impression d’avoir toujours aimée.

 Je vous parlerai un jour de Mansfield TYA, autre groupe rock français…Pour lequel j’éprouve du pur amour.

Let’s Meet on Saturday At 7 p.m

15 juin 2009

 

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                                                                            Crédit photo : rtl.fr

Où donc retrouver Philippe Manoeuvre (puisque la Nouvelle Star est terminée)?

L’expert ès rock, le journaliste ultra génial et maître du bon mot, mon gourou, fait grand messe sur la radio RTL (eh oui celle des « Grosses Têtes »!), tous les samedis de cet été de 19h à 21h.

Durant deux heures, en direct, Phil Man explique, analyse, décortique quelques albums parmi ses préférés, ses plus mythiques, raconte  tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rock sans oser le demander : de l’élaboration de la pochette, à l’enregistrement, des relations du groupe avec leur manager, à la mort tragique de certains des leaders…Deux heures pendant lesquelles les mystères sont enfin dévoilés, les légendes rétablies, tout ça porté par l’énergie et le délire d’un savant fou, j’ai nommé : Philippe Manoeuvre.

Entre quelques réclames, du jingle, des questions d’auditeurs (souvent très très pertinentes. Les connaisseurs sont au rendez-vous) et les informations de 20h, il est assez difficile de s’abandonner totalement aux récits et aux anecdotes de Philippe Manoeuvre. Trop d’éléments secondaires viennent interférer le conte. Car Philippe Manoeuvre, est avant tout un conteur.

De plus, le choix de l’horaire me laisse assez sceptique : le samedi de 19h à 21 h, est-ce un cadeau ? Pour la télévision, on appellerait cette case, un prime-time, mais pour la radio, je trouve que le créneau est plutôt fatal, non ?

La magie opère malgré tout : je suis une groupie, une fan, je l’ai déjà écrit mille fois sur ce blog. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que je mourrais d’envie d’écrire aussi bien que lui, d’avoir le sens de la formule instantanée et avoir ne serait-ce que le quart de ses connaissances. Le seul mec dont je suis une fan totale, sans qu’il existe une quelconque dimension sexuelle, il est pour moi une sorte de Woody Allen ou de Suzie Menkès de la musique.

Version 66

10 juin 2009

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Crédit photo : luxuo.fr

Alain Delon, version 66, c’est le diable en personne.

Jusqu’ici, Christian Dior nous avait habitués à certains visages pour les campagnes de pub de son parfum « Eau Sauvage » : Johnny Haliday, Zinédine Zidane (tous deux ayant sous doute servi à « populariser » le parfum) ou Corto Maltese (acheteurs un peu plus initiés, trentenaires, cherchant l’image du mâle brut, intemporel, aventurier et sans attaches).

Cette année, la griffe de prestige a abandonné les hommes très populaires et actuels pour THE face : Alain Delon, photographié en 1966 par Jean-Marie Périer (initialement, le cliché montre une cigarette entre ses doigts…Certains champs d’application de la loi Evin sont vraiment trop stupides !).

Je ne pourrais jamais vous dire à quel point je suis amoureuse du Alain Delon de 1966. Précisément celui là : pas celui d’avant ni celui d’après 66. Je suis admirative de la beauté de celui-là même qui aimait passionnément Romy Schneider et se troublait du jeu de séduction de Jane B. dans le film  »La Piscine ». Je fond littéralement d’amour devant le Alain Delon qui fronçait les sourcils comme personne, et faisait l’amour à vos yeux rien qu’en vous regardant.

 Quelque chose m’étonne pourtant en regardant cette affiche : on sait bien qu’en 1966, Alain Delon a passé sa prime jeunesse. Il a en effet 31 ans. On sait aussi qu’il était d’une beauté renversante à 20 ans, alors pourquoi avoir choisi ce cliché ?

J’ai pensé qu’à ce moment là, sans doute, il a cette beauté fatale et mystérieuse propre aux hommes qui savent qui ils sont et n’ont rien à prouver, une beauté propre aux hommes de l’instinct, aux hommes libres.

My daily News

9 juin 2009

 

Qu’est ce qui me rend accroc à mon ordi ?

Presque quotidiennement, je lis des blogs : il y a ceux qui me font rire (souvent les illustrés, comme le blog hilarant « Tu mourras moins bête »), ceux que je consulte religieusement (sur la  »street fashion », comme le super blog de Garance Doré).

Certains sont très en vogue, toujours parfaits, alimentés par des passionnés qui évoluent dans des univers modeux fascinants et prennent le temps de nous prêter leurs yeux chaque jour.

Certains autres sont plus confidentiels, il faut savoir les débusquer dans la jungle très dense des blogs : émouvants, charriant tout ce que la vie a d’excitant, de joyeux mais aussi de difficile, de fatal pour le coeur. Certains utilisent les mots pour dire ce qui les écorche et ce qui les rend heureux, d’autres, les images, comme celui de Nat : 

http://anotherdayanotheroption.blogspot.com/

Pas envie

8 juin 2009

                                                        

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La faute des gens qui ne se lèvent pas des strapontins quand les transports sont bondés, la faute des gens qui ne cherchent pas à comprendre pourquoi et comment, la faute du mois de juin toujours tout pourri soleil ou pas, la faute des gens qui croient que tu es un GPS ou que tu fais option Pages Jaunes, réparatrice photocopieuse et centrale de réservations, la faute de toute ma monnaie qui est tombée sur le trottoir trempé, la faute de mon jean fétiche qui se fait vieux, la faute des stylistes d’American Vintage qui ne savent pas que j’existe, la faute de mes cauchemars épouvantables et de mes rêves érotiques, la faute de mes week-ends trop arrosés, la faute de ma grosse tête toute moche quand il pleut, la faute de mes vacances trop éloignées, la faute de l’incertitude de demain et d’après-demain et tout le reste de ma vie, la faute de la dernière collection de Kookaï qui est super nulle (à part les t-shirts basiques), la faute de Zara qui fait une collection de t-shirts splendissimes (rock avec mini chevrons, imprimés mortels, échancrures jusqu’aux côtes, transparents, etc… Je meurs 7 fois pour eux, non je vends mon corps pour eux à celui qui m’en offrira deux ou trois !) mais que je ne suis pas en mesure de TOUT acheter, la faute de mes draps que je dois changer maintenant et c’est tellement compliqué de les tendre correctement sur le matelas et mettre la couette dans la housse de couette, la faute de…

Bref. J’ai pas envie de sourire today.

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