• Accueil
  • > Archives pour février 2009

Archive pour février 2009

Le film de ma semaine : « Stella », avec Léora Barbara, B. Biolay et G. Depardieu

Vendredi 27 février 2009

                                       

Pourquoi mon vote de coeur ira-t’il au film « Stella », ce soir, à la 34ème Cérémonie des Césars ?

1977. Stella est mal dans sa nouvelle vie : entre le bistrot de ses parents plein de gueules cassées par la vie et le grand lycée parisien où elle vient de rentrer en sixième, il y a un monde. Se faire de nouveaux amis, réussir en classe, les relations avec les profs, se sentir bien, ce n’est pas si facile, surtout quand on a une mère immature et impulsive (Karole Rocher) et un père apathique (Benjamin Biolay). L’amitité, la lecture, le hasard des rencontres l’aideront à vivre ce passage vers l’adolescence. 

3 performances d’acteurs à retenir :

1) celle de Léora Barbara, la jeune comédienne du rôle-titre. Authentique, elle sait capter toute notre attention, mobiliser notre tendresse et Léora/Stella finit par nous bouleverser, sans jamais tomber dans le pathos. Sylvie Verheyde a déclaré : »parce qu’elle a une espèce de vérité et de sincérité, c’est Léora qui impressionnait beaucoup ses partenaires, pas l’inverse ». Nous aussi sommes impressionnés. Comédienne à suivre de près.

                                                  leorabarbarainunascenadelfilmstella84693.jpg

2) celle de Benjamin Biolay, nominé aux Césars dans la catégorie meilleur acteur pour ce film. Benjamin Biolay incarne dans Stella un homme trompé et père largué. Dans ce rôle, il semble protéger ses émotions, comme s’il était superflu de les exprimer. Benjamin parvient à jouer tout en retenue, et avec justesse. Il avait déjà tourné avec Sylvie Verheyde dans « Sang froid », aux côtés de Laura Smet. Je l’ai aimé chanteur, je l’adore acteur.

3) celle de Guillaume Depardieu. Stella en est secrètement amoureuse. Il joue un garçon de l’assistance publique (comme beaucoup d’habitués du bistrot), qui couve Stella de son regard inquiet. Sa présence est en pointillé : quelques plans (qui totalisent sans doute moins de 20 minutes) dans lesquels son visage accroche toute la lumière. On voudrait lui dire combien il est beau, combien il compte dans ce film. On voudrait lui dire qu’en le perdant, on a perdu notre premier amour… comme Stella…

                                                 copiedesh092.jpg

Stella, de Sylvie Verheyde, avec Léora Barbara, Benjamin Biolay, Guillaume Depardieu et Karole Rocher

In The Mood For…

Jeudi 26 février 2009

Comment de petites choses peuvent-elles troubler ?

Je viens de terminer un livre très très court, qui date un peu. Il m’a été conseillé par une femme avec laquelle j’ai discuté de comment certains peuvent faire de leur vie un échec à cause d’un rien. Il s’agit de « Soie » d’Alessandro Baricco.

Le résumé : Au 19 ème siècle, Hervé Joncour, homme marié et respecté,  ni heureux, ni malheureux, se voit contraint de se rendre au Japon pour sauver son élevage de vers à soie. Sa femme l’attend patiemment en France lors de ses longs périples jusqu’en Asie. Ces voyages lui feront découvrir un amour impossible jamais commencé, rêvé, sublimé par le mystère d’une femme. Cette attirance partagée ne se nourrira de rien ou de si peu : du mystère, des regards, du manque, de quelques signes.

Dans ce livre au dénouement que je ne peux évidemment pas vous dévoiler, on apprend à quel point l’attirance peut se passer de mots et à quel point la tristesse peut s’en passer aussi. On apprend comment l’on peut passer à côté de sa vie, rater quelqu’un définitivement et par là même, se perdre soi-même.

J’y ai trouvé la lettre la plus sensuelle, la plus émouvante que j’aie lue depuis longtemps. Je rêverai de l’avoir écrite. Je pourais la mettre ici in extenso mais je vous invite plutôt à lire ce petit bijou de littérature qu’est ce roman.

Goûtez cependant à la grace de cette histoire en lisant ces lignes tirées d’une lettre dans « Soie » :

« (…) j’appuierai ma bouche sur tes paupières et sur tes cils, tu sentiras la chaleur pénétrer à l’intérieur de ta tête, et mes lèvres dans tes yeux, dedans, ou bien ce sera sur ton sexe, j’appuierai mes lèvres, là, et je les entrouvrirai en descendant peu à peu (…) ».

                                                                      soie.jpg

Vous serez conquis.

Et troublés.

Soie, d’Alessandro Baricco, chez Folio

PS : Merci à l’adorable Kethoura. J’espère que tes copines partageront ton avis ! Et pour tous ceux et toutes celles qui ont raté les années fastes Manoeuvre, Eudeline, etc, lisez le com’ de Likely. Mais il y aura séances de rattrapage ici  de temps en temps ! Je vous embrasse.

Les enfants du rock

Mercredi 25 février 2009

Pourquoi assister à la déblâcle artistique de centaines de candidats de la Nouvelle Star ?

Je regarderai de temps à autres, parce que je l’avoue, ma motivation suprême c’est Philippe Manoeuvre.

Enfant, je regardais « les Enfants du Rock » avec ma grande soeur (aux débuts des années 80). Je ne comprenais pas la moitié de ce qui se disait mais j’étais assez épatée par la diction de cet homme en Ray Ban Silver Mirror et Perfecto qui parlait de musique au rythme de 2000 mots par minute.  Cette émission, ce fut sans doute ma première transgression : à l’heure où les autres enfants dormaient, j’étais postée devant la télé. Mon premier contact avec le Rockn’roll et les années 70 : James Brown, les Rolling Stones ou The Ramones…alors que la France croyait encore que le Rock c’était Johnny.

Quand j’ai voulu approfondir mes connaissances musicales, et en savoir plus sur les classiques Rock, un garçon a eu la merveilleuse idée de m’offrir une réédition du livre  »Rock’n'roll La Discothèque Rock Idéale », écrit par Philippe Manoeuvre. Ce n’est pas pour rien que P.M est rédacteur en chef du magazine Rock & Folk,  depuis des années : il connait une multitude d’anecdotes et de petites histoires, celles mêmes qui ont fait naitre les meilleurs albums et les meilleures chansons. Et pour couronner le tout, ses textes sont écrits d’une plume tellement acérée et juste que l’on prend vraiment plaisir à le lire. Il a un sens de la formule qui me fascine.

Il n’est pas seulement le jury de la Nouvelle Star, il est LE Rock critic de l’hexagone. La tranche d’âge auquel s’adresse cette émission, 12-16 ans, ne le sait pas mais Philippe Manoeuvre est un expert.

Alors quand Monsieur Manoeuvre parle de musique, on l’écoute.

S’il vous plaît.

  Nouvelle Star 2007, mon préféré : Julien Doré :

 

Rockn’n'Roll, La Discothèque Idéale : 101 disques qui ont changé le monde, chez Albin Michel.

Yellow touch

Mardi 24 février 2009

Ferez vous du jaune votre allié de cet été ?

J’ai longtemps éprouvé une haine viscérale pour le jaune. Je trouvais que c’était une couleur vulgaire, allez savoir pourquoi. De mémoire, je n’en n’ai jamais porté de mon plein gré (enfant, j’ai le souvenir d’un sous -pull en acrylique : à l’époque je ne connaissais pas le mot « vintage » du coup je HAISSAIS ce sous pull. Ma mère a des photos de ça dans son salon, c’est assez vomito).

Ado, je n’avais pas de problèmes avec mes petits amis : on s’habillait en noir, on était des anarchistes (personne n’a de photo, heureusement, c’était aussi vomito).

Plus tard, ça s’est compliqué. Pour le choix de mes petits copains, je me suis mise à carrément faire un casting « dressing anti-jaune ».

Et puis 2008 s’est révélée l’année de la tolérance, sans doute de la maturité. Ah Ah. Comment ça ?

Eté 2008. Je traine dans un stock Lee-Wrangler. J’y vais essentiellement pour les prototypes de T-shirts et voilà que je tombe sur un T-shirt  toutfintransparentcommej’aimequeçamerendtropsexy et…jaune. A partir de là, c’est une escalade de jaune dans ma penderie (toutes proportions gardées car le noir occupe 85% de mon armoire. Un de ces jours je vous inviterai là dedans : c’est un peu comme les catacombes, on n’y voit que dalle sans lampe torche). Le même été, un garçon ose m’offrir un sac super chic, super classe, couleur ocre. Il a vu juste : je ne veux plus quitter mon sac (j’ai jamais su quitter, je vous l’ai déjà dit ?) et j’adore sa couleur.

Depuis, dans les magasins, tout ce qui est jaune m’attire comme un aimant.

Bon, il ne s’agit pas de porter n’importe quel jaune, hein?  Be careful aux jaunes qui rendent le teint verdâtre (ça s’appelle couleur fièvre jaune),  aux jaunes qui font penser à un envol de piou-pioux, aux jaunes qui vous transforment en fluo kid alors que vous détestez les années 80 ou au total look jaune qui vous fait ressembler à un lego tout nu. On déconne pas avec ça.

Vous avez le droit à tous les jaunes qui vous donnent bonne mine (les ors, les ocres, les safran, les moutarde, les citron). Harmonisés avec du noir, du gris, du violet… Allez y quand même progressivement : ménagez votre entourage. Ce n’est pas une couleur facile facile.

 Je vous laisse ici une petite idée de la yellow touch magniiiiifique :

                                                                   asos2236x300.jpg

PS : Un conseil : cet été on va vous vendre du rose fushia fluo. Méfiez vous.

PS 2 : Zaraki, tu dis « on n’est que des hommes » : l’hédonisme n’est pas une spécialité masculine. Je cite des exemples de garçons mais je pourrai parler de filles ayant le même état d’esprit.

Le vice ou la vertu

Lundi 23 février 2009

Peut-on vraiment faire une croix sur sa vie passée (surtout quand elle n’était faite que de plaisirs) ?

Dimanche, je suis allée au brunch du Réservoir avec des copains que je n’avais pas revus depuis longtemps.

Ce sont les amis avec lesquels je faisais la fête il y a quelques années. Ils étaient capables de traverser tout Paris pour terminer la nuit avec un ou plusieurs partenaires rencontrés la veille. Des orgies, du vice souvent, de la consommation de corps et de coeurs : les mille et une nuits version décadence. Ils se faisaient leur Sodome et Gommorhe privé.

Chacun raconte comment il a changé :

Mickael*, grand jouisseur devant l’éternel, me raconte comment il rencontre son alter ego de qui il finit par tomber amoureux. Mais après avoir piétiner le coeur de multitudes de femmes, il se fait larguer par cette fille. Pour résumer, Il cite Henri Jeanson « Les femmes sont des jouets dont on se lasse et qui, à l’inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent ». Depuis, il a décidé de vivre selon les préceptes de la Thora. Il ajoute que parfois, entre sa femme dévouée et sa vie saine, il fantasme sur des relations libertines.

Fabien* m’explique que grâce à sa stratégie des portables multiples, il peut cacher ses flirts (qu’il prend soin de ne surtout jamais transformer en aventures). Il dit que sa fiancée est la femme de sa vie.

Peter* préfère tchater sur Easyflirt. ça l’éloigne du vice, pense t’il.

Ils affirment tous sincèrement avoir tourné la page, avoir su adopter un mode de vie ordinaire, moins compliqué, moins dangereux. Ils parleraient presque de « l’art d’être fidèle ».

De mon point de vue, je les retrouve tels que je les ai quittés : fidèles à eux-mêmes surtout, jouisseurs jusqu’aux tréfonds de leur âme. Ils jouissent juste différemment : certains en ressassant le piment de leur vie passée, d’autres en composant avec leur réalité quotidienne. On ne change pas. On fait juste taire ce que l’on est par nature.

Je suis certaine que tout est une question d’opportunité…mais ne soyons pas trop désabusés : c’est sans doute quand même un peu une histoire de volonté ?

                                                           movieposter.jpg

Shortbus est un film sorti en 2006, dans lequel on trouve plein de choses justes sur la sexualité. Traité avec une légèreté mélée de désespoir.  Attention : Interdit aux moins de 16 ans.

*les noms ont été changés.

PS : Merci à Nana pour son témoignage essentiel sur l’article « le héros de ma semaine… ». J’espère que la mal d’Outre Mer prendra fin un jour… Merci à Clo, Luly et Zaraki pour leurs encouragements. Je vous embrasse.

Le héros de ma semaine est…Yves Jégo

Vendredi 20 février 2009

Yves JEGO, Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer

 

Cher Yves Jégo, tu es élu : héros de ma semaine.

Voici quelques raisons pour lesquelles non seulement je t’élis et en plus je rêve de partir en weekend avec toi :

1) Tu as une technique imparable, comme au poker : ta bouche remue et tes yeux n’expriment rien. Tu annonces mais en fait tu bluffes. Je te trouve très mais alors très très fort !

2) Tu es un killer de la communication : je t’entendais parler de « maintenir la Guadeloupe dans une condition de survie » sur un plateau TV, le weekend dernier. Ah ouais ? En fait, tu t’occupes déjà de la campagne promo de la saison 9 de Koh Lanta ?  

3) Tu es meilleur illusionniste que David Copperfield : tu apparais là où on ne t’attend pas, tu te déplaces à la vitesse de la lumière. Paris-Guadeloupe, Guadeloupe-Paris en moins de temps qu’il ne faut pour épeler DOM-TOM.

4) J’aime les hommes qui aiment les rapports physiques et toi tu as fait 8000 km juste pour rencontrer « physiquement » François Fillon et lui demander son avis…Je suis sûre que tu es un romantique, dans la vraie vie, enfin… dans la tienne. 

5) Quand je te regarde lors des dernières séances du Sénat, et que l’assistance te chahute, je me dis qu’un homme aussi fier, fidèle à soi-même et les pieds sur terre, doit malgré tout dormir du sommeil du juste, à l’heure de la sieste. Peut être même que tu dors PENDANT ces séances ? (cf point n°1). 

6) Pour finir, je t’élis parce que tu sais te remettre en question : tu te poses des questions sur l’utilité de ton poste. ça te permettra peut-être de prendre des vacances bien méritées…

Viens avec moi, partons au soleil, on sera bien…On fera coconut fever tous les deux.

Et puis maintenant que tu connais bien la Guadeloupe, tu me feras visiter…

The man I love

Jeudi 19 février 2009

Que trouve t’on dans la panoplie printanière d’un garçon chic en 2009 ? 

Un bijou : Découvrir une belle montre au poignet d’un garçon est toujours une belle surprise. S’il vous plaît, prenez garde : c’est fini depuis longtemps le style bling-bling. On a voulu faire croire aux jeunes que c’était casual street, alors qu’il s’agit encore d’un excès caractérisé de la société de consommation. Alors choisissez vos bijoux assez fins, presque féminins.

00410m.jpg

Des souliers :  Ne vous leurrez pas, en plus de votre visage, vos mains et vos fesses, on regarde…vos souliers. Par pitié, pas trop pointus (Berlutti, c’est trop snob), pas trop sportswear, ni colorés (Hummel, c’est in mais pas si beau que ça). Oui, soyez le garçon chic et décontracté qui porte des low boots ou des tennis. Et notez que parfois une simple paire de Converse (intemporelle), est toujours très bien perçue aux pieds d’un garçon et ce, quelque soit la tenue.

Des couleurs : L’homme du printemps 2009 est free dans sa tête et dans son corps et surtout décomplexé niveau couleurs.  Des roses pâles, des gris, des taupes, des jaunes (pas n’importe lesquels, hein, on ne doit pas croire à un envol de canari quand vous marchez dans la rue !)  des couleurs un peu « cherry blossoms », avec un côté structuré déstructuré, des superpositions de t-shirts (imprimés ou pas) et des gilets. Attention, pauvres malheureux, pas de total look noir, à moins que vous ne souhaitiez remplacer l’animateur Raphael Enthoven, (l’ex de la première dame de France), dans son émission philosophique (émission commise par Arte, le dimanche) !

Un pantalon : arrêtez immédiatement les baggy, les joggings, les jeans trop de la loose (je vous l’annonce : ce printemps, ça n’ira qu’aux filles). Arrêtez les sqinny, les extra slims (combien de fois il faudra vous dire que ça ne va qu’à Mick Jagger et aux Ramones ?). Prenez un vrai bon jean ou un vrai pantalon qui fait quelques plis savamment étudiés au bas de la jambe.

                                                                          00280m.jpg

Vous voilà habillés pour le printemps… 

…En fait, je me rends compte que je suis raide dingue du style Burberry Prorsum de ce printemps (voir photos ci dessus). Burberry Prorsum est LA marque de l’homme qui ose mâtiner sa masculinité de poésie. Il est gracieux sans être précieux ni prétentieux, mais tellement  audacieux dans ses choix. Pour voir à quoi il peut ressembler, allez faire un tour ici, c’est tellement beau ! : 

http://www.burberry.fr/fcp/departmenthome/dept/prorsum

Et  pour vous, qui représente le « it boy » de la saison, voire votre icône masculine en termes de style et d’attittude ?

Le Freak c’est chic

Mercredi 18 février 2009

Faut il adhérer à un certain goût (même si on le trouve mauvais) sous prétexte que c’est trendy ?

L’autre jour, des amis m’ont proposé des billets pour une expo photo. Je suis nulle en photo mais je suis fascinée par les  photographes (Henri Cartier Bresson, René Burri et beaucoup d’autres), du coup j’ai dit oui d’emblée.  Mais quand ils m’ont annoncé qu’il s’agissait de la rétrospective David La Chapelle (photographe de mode, réalisateur de Rize…), hum, comment dire…J’ai eu subitement un planning hypra chargé.

Comment vous dire…J’aime bien sa façon d’évoquer son travail de photographe de mode, ses anecdotes, son désir de mettre en scène des people (l’apocalypse intérieure d’Elton John, les fantasmes cauchemardesques de Paris Hilton, ou Amanda Lepore, sa muse, transformée en Marylin wharolienne).

Mais il a cette façon bien particulière de saturer les couleurs, de lisser les corps à l’extrême, de leur faire prendre des expressions extravagantes, parfois inhumaines, qui donne un résultat kitch et trash. DLC est très très doué pour tout rendre irrémédiablement désespéré : point de salut dans l’enfance, la maternité, l’argent, la religion. Il aurait déclaré, lors de la conférence de presse d’inauguration :  »exprimer mes angoisses par le biais de mes photos, c’est le moyen de m’en libérer ».

parishiltonbondage.jpg

Ok, David LaChapelle est angoissé  MAIS c’est une star internationale.

C’est pour cette raison qu’une copine attérée par mes explications me prend à part , du genre « je te conseille d’accepter l’invit’  » parce que : « il faut que  tu comprennes que le freak c’est chic ».

Sans blague? Je ne vais pas à la rétrospective de David LaChapelle super people, super fashion, du coup, je signe ma mort sociale, c’est ça ?

Si je ne porte pas les mêmes baskets à talons hideuses (mais qui donc a inventé cet OVNI fashion ?) que cette copine, je ne suis pas tendance ? Alors, ok, je ne suis pas tendance.

David LaChapelle, Rétrospective, jusqu’au 31 mai 2009, à la Monnaie de Paris, 11 Quai Conti, 75006 Paris.

PS: Zaraki, rassure-toi, la fin de cette semaine sera consacrée aux garçons. (pour patienter, j’illustre aujourd’hui mon article avec une pin-up (Paris Hilton) en pleine séance de bondage ! ).  A demain donc !

I said no, no, no…

Mardi 17 février 2009

Faut il toujours s’avouer vaincu lorsqu’on vous dit « non » ?

Je vous explique : pendant quelques semaines, j’ai convoité un accessoire mode que je pensais incontournable. J’avais vu Kate Moss dans des magazines porter avec distinction et grace des bottes de motard qui lui donnaient une rock touch très réussie. Résultat : je me me suis mis en tête de lui ressembler. Ah Ah.

Et enfin, un week end, je tombe en arrêt devant l’objet de mon désir fou. Elles sont splendides : couleur improbable ( je vous raconterai un jour quel rapport j’entretiens avec la couleur jaune), cuir grainé fin et souple. D’où, coup de foudre dans le magasin. Je les essaye et je me mets à fantasmer sur comment les mettre en scène à mes pieds…

Et là dans le miroir, c’est le drame : je me rends compte qu’elles se refusent à moi. Mes mollets ressemblent à ceux de Serena Williams, la championne de tennis,  alors que je voulais une orientation plutôt mollets Kate M. J’ai beau me regarder sous tous les angles, ces bottes ingrates me disent « on t’a dit non, on n’est pas faites pour toi ». L’âme en peine, je sors du magasin sans mes bottes adorées. J’ai vraiment du mal à faire mon deuil, mais je dois m’avouer vaincue.

Quelques jours plus tard, en ressassant ma frustration, je me rappelle d’une copine qui convoitait un garçon depuis quelques semaines. Il lui disait non (juste rapport à sa situation maritale. Comme si la fidélité comptait vraiment de nos jours !) et elle ne voulait pas s’avouer vaincue. A cette époque, ma copine m’agaçait profondément à insister comme ça. Je voyais bien qu’elle ne parvenait pas à se faire une raison.

Avec l’histoire des bottes de motard, j’ai enfin compris que ce n’est pas si facile de devoir renoncer quand on a l’impression que l’objet ou la personne correspond pile à notre désir.

Du coup, j’ai retenu ceci : Leçon de mode 1 : Avoir du style, c’est savoir ce qui nous va ou pas et l’accepter. Leçon de mode 2 : S’avouer vaincue, faire son deuil et enterrer l’idée.

Et vous ? Avez vous fait une croix sur un style que vous adoriez, a priori ?

 

Merci à Leora B. (dont je parlerai lors de la semaine des Césars) pour ses commentaires pertinents, et Zaraki, pour son commentaire sur l’article « Rock me, baby ». A demain ! Je vous embrasse.

 

Rock me, baby

Lundi 16 février 2009

Comment être un couple bien assorti sans que ce soit la loose totale ?

Autant vous dire que ce n’est pas du tout évident. Paraitre en harmonie complète avec son accolyte amoureux, c’est parfois extêmement pénalisant pour l’un des deux, voire les deux. Et puis, parfois on s’y croit mais en vrai ça craint. Si si c’est vrai : j’ai pu constater ce phénomène avec le week-end de Saint Valentin.

Depuis quelques mois, certaines marques nous vendent le concept du dressing que l’on partage avec sa moitié. Pas mal si votre élu(e) ne fait pas 30 cm ou 30 kilos de plus que vous (ou de moins. Exemple : le premier couple de la République qui ne partage sans doute pas le même vestiairepour cause, d’1) de style de 2) de taille).

Cela dit une marque retient toute mon attention depuis quelques mois : The Kooples. Cette marque frenchie, ce serait comme si Philippe Manoeuvre avait revu et corrigé ses frusques vintage rock n’roll en collaboration avec une Patti Smith version 2009 et des BB Brunes devenus subitement hype et chic. C’est vestiaire mixte.

Ca donne quoi ? Des détails couture comme les têtes de mort en guise de boutons, de la skull jewellery (je vous reparlerai de ma passion malsaine pour les têtes de mort dans la mode), des santiags, des boots, du denim et pour adoucir cette tendance « Rock is not dead » : des cardigans en laine, des T-shirts en coton tout fins et un soupçon de dentelle vintage.

Et côté prix ? Certes un peu luxueux (il faut que je choisisse entre un week end à Stockholm et m’acheter cette bague tête de mort sublimissime que j’ai vu chez eux), mais c’est tellement inspiré.

Rien que pour leur  campagne de pub : des garçons, des filles, plusieurs possibilités, allez faire un tour ici : www.thekooples.com

                                                    17c73506c59c670d367774fcd6680833.jpg 

PS : Merci à tous pour les coms d’encouragement très sympas que vous me laissez ! Merci à Hasna, Likely, Zaraki, Clo, Chris, Nat et Lucie pour leurs coms en privé…et spécial merci à Emeline qui, je l’espère, reviendra laisser un com pour me dire qu’elle a tout compris !! Je vous embrasse.

 

12