Archive pour mars 2009

Addictions

Mardi 31 mars 2009

 La mode nuit-elle parfois gravement à la santé ?

Généralement, mes achats dits « normaux » se passent ainsi : j’ai en tête des accessoires ou des vêtements bien précis (une jupe noire au dessus du genou, un gilet long…) et je me mets en quête de mon Graal dans mes magasins préférés. Si je ne trouve pas immédiatement, je patiente. Seulement, à certaines périodes, il m’arrive de rentrer dans un magasin de fringues et d’éprouver l’envie irrésistible d’acheter des choses qui semblent tout à fait superflues.

Hier, par exemple, alors que je sais très bien qu’il faut faire taire mes envies irrépressibles, j’ai succombé. J’ai dit oui à une veste en denim. Mon excuse : elle était à moins 40%. Le problème majeur : je n’avais aucune envie d’une veste en jean à la base. J’étais en effet partie pour m’acheter un rouge à lèvres…

Mais voilà. Il se trouve qu’après tout achat impulsif, j’éprouve un puissant sentiment de culpabilité : j’essaie ma veste moultes fois, je la montre même à une copine : « Tu es certaine que c’est le retour de la veste en jean ? ». Son avis n’est en rien décisif (je SAIS que le look denim revient en force et j’aime bien les vestes en jean pour leur côté casual) mais je prends sa remarque comme une sorte de détonateur pour la culpabilité et les regrets. Résultat : j’ai besoin de la rendre au magasin dans les meilleurs délais.

Dans mon cas. Il n’y a pas de drame : les dépenses n’atteignent jamais des sommets. Et ce genre d’achat impulsif reste très ponctuel. Tutti va bene. Le mot psy pour ce comportement me vient tout de même à l’esprit : compulsion.

En y repensant, je ne peux pas m’empêcher de penser que tous les types d’addictions sont construits sur le même schéma : un sentiment de manque, de vide, un passage à l’acte compulsif, une excitation fugace d’avoir atteint la cible, puis vient la « descente » : la culpabilité et la solitude, et les conséquences, un jour ou l’autre, sur soi et l’entourage. Une vraie drogue, en somme.

Je songe alors à quelques uns de mes amis, dont le comportement compulsif bousille la santé, saborde la vie sociale : troubles alimentaires, crises d’achat compulsif, dépendance au sexe ou à autrui… Toutes ces addictions que l’on cumule souvent, que l’on voudrait loin de soi, et souvent enlever comme une peau usée et trop étroite…

Don’t have it

Lundi 30 mars 2009

Faut-il toujours croire ce que disent les magazines de mode ?

La semaine dernière, j’achète le magazine Elle, ce qui m’arrive une à deux fois par mois, pas plus. A vrai dire, ma motivation n°1 est la série intitulée « Shopping : mini-prix maxi-effet ». La promesse du dossier : c’est 100 accessoires fashion à moindres frais. L’article est construit comme les 10 commandements (C’est le dieu de la mode qui nous parle). Et qu’est ce que je découvre ?

Le come-back de la chaussure bateau. Celle que porte les garçons et filles Tommy Hilfinger, les passionnés du trio bermuda-pull noué sur les épaules-golf. Oui, je suis bouffie d’a priori sur ces gens : on s’attend à ce qu’ils embarquent dans le port de Saint Malo ou qu’ils crient « Terre Terre ! », à tout moment…même si le plan d’eau navigable le plus proche est la Seine.

Autrefois, la méduse régnait sur les plages (vous savez, la vilaine sandale de plage en plastique qu’on nous faisait porter pour protéger nos pieds quand on était petits, à la plage, et que l’on fait porter à nos enfants pour les mêmes raisons, malgré notre sens du beau ultra développé). Désormais, elle se décline pour la ville dans des formes urbaines , telle que la ballerine ou la spartiate. Outre l’effet sauna-hammam garanti, le sentiment d’étouffement qui peut naître d’un séjour prolongé dans le plastique, je reste sceptique sur les avantages esthétiques. Mais bon, les fans des envolées fashion colorées y trouveront leur compte.

Et enfin je tombe sur LE phénomène qu’on veut nous imposer depuis un an. Je le retrouve chez toutes les fashionistas aux goûts très pointus. Pour cet accessoire précis, je ne peux décemment pas les suivre aveuglément. Parfois, il faut savoir être objective : je ne peux pas croire que les fashionistas ou les gens normaux comme vous et moi vont VRAIMENT adopter la basket à talons. Impossible d’avoir un port de reine, ou de l’allure avec ça. Je trouve que ça fait pétasse bling-bling. Je ne suis pas toujours une chic fille. Je vous avais prévenu. Je suis pour les nouvelles expériences, mais contre la pérennité des expériences râtées. Je peux justifier mon aversion pour cette chaussure dite « hybride » : c’est moche un point c’est tout.

Même si tous les meilleurs magazines vous assurent qu’il ne faut pas passer à côté de certains must-have, méfiez-vous : c’est peut-être un piège ou simplement du marketing savamment orchestré.

                                                                                                 

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Les Seins de Glace #2

Vendredi 27 mars 2009

20h30 : (je sais qu’il y a un sacré trou dans mon emploi du temps) Je passe chez moi me doucher et surtout réchauffer mes deux glaçons. J’ai une envie urgente d’un soutien gorge en fourrure.

21h30 : Dîner au Zango. J’y retrouve mon adversaire de défi : « alors ? », demande t’il avec un regard lourd de sous-entendus sur les deux reliefs sous ma robe tunique violette toute fine, du genre « Fuck la pudeur ». 

21h30 : « Tu vois bien qu’ils sont libres, non ? ».  Pour preuve, je me mets à sautiller.

21h31 : Ses pupilles se dilatent et ses lèvres s’humidifient. En vrai, il commence à m’agacer.

21h31 : « Tu ne te sens pas mieux sans ce rempart au monde ? En 1969, les femmes ont brûlé leur soutien-gorge pour se libérer d’un joug, et blabla… » 

21h35 : Pendant qu’il parle, je remarque un garçon à la table d’en face, qui a dû voir l’étendue de ma liberté. Son regard gourmand me transforme en macaron Pierre Hermé. 

21h36 : Je suis myope mais je reconnais le potentiel esthétique du garçon qui me sourit lascivement. J’ai envie de lui demander : « Are you talking to me or to my boobs ?” 

21h37 : Mon pote de défi glose toujours sur le soutien-gorge. Je le soupçonne de vouloir se rincer l’œil à moindre frais, voire même de vouloir tâter du sein. (mon gabarit est minus mais ça n’a pas l’air de le décourager). J’ai soudainement envie de lui arracher les yeux.

21h39 : Je ne peux pas m’empêcher de lâcher un « Ta g***,  donne moi mon t-shirt American Vintage ». 

21h40 : J’obtiens ENFIN ma promesse de don et la paix. C’est de l’or le silence ! C’est de l’or mon t-shirt A.V.

23H45 : Je ressemble un peu à la « Mélissa » de Julien Clerc : « les seins tout pointus ».

23h46 : J’en ai marre qu’on ne me regarde pas dans les yeux. Je mets mon gilet. Finie la comédie.

Leçons à tirer de ce pari ridicule ?

1) Arrêter de faire open-bar avec des nostalgues de 68, surtout quand ils ont moins de 30 ans et qu’ils sont imbibés d’alcool. 

2) Me lancer dans les paris que je suis sûre de gagner : cette petite entreprise pourrait me sauver de la crise.

3) Il en faut bien peu aux garçons pour s’émouvoir, non ?  Y’a t’il 1 ou 2 garçons pour me donner un avis sur le sein galopant ? Pourquoi les garçons pensent-ils que lorsqu’on est free dans la tête, on est open du cul ? Qui peut me répondre ?

4) Faire des jours « sans… » plus souvent. Et décliner le concept comme l’a suggéré Zaraki (Oui Zaraki, tu as tout compris c’est vendeur). Nat a fait ça avec son jean. Je pourrais faire une journée sans maquillage. Moi je trouve ça drôle. Et puis souvent c’est une petite victoire sur soi-même.

Les seins de Glace #1

Jeudi 26 mars 2009

Tout est parti d’un défi que m’a lancé un de mes copains du genre « toi qui parles de vivre libre, tu ne crois pas que le soutien gorge est un rempart à ta liberté ? » (Le 7ème mojito nous encourageait à « hautement » philiosopher). Après moults arguments sur ma liberté totale, on finit par parier un t-shirt American Vintage que je suis cap’ de ne pas en porter. ça vaut le coup de gagner, non ?

D’où acte hier :

8h00 : j’enfile mon t-shirt American Vintage blanc, tout fin, et très transparent. Un de ceux qui me rendtropsexyjeladorealafolie. Je me rends compte qu’on voit tous les détails du grain de la peau…  

8h05 : J’appelle ledit copain du défi : « ça ne vas pas être possible ». « Mais si », il me répond illico. Je le traite de « Pervers » et je raccroche. Je me suis fait un ennemi.

8h07 : je sais quel modèle de t-shirt je vais lui demander de m’acheter quand j’aurai gagné : un modèle très cher.

8h15 : Je sors de mon immeuble. Fuck, le vent : les courants d’air me font des seins de glace.

8h16 : je dois courir après le bus. C’est dingue ce qu’ils sont free ces deux là sous mes fringues !

9h00 : je l’avoue, je porte une petite veste, à cause des courants d’air à mon bureau. Je m’aperçois qu’on voit mes auréoles…mais juste quand je bouge les bras.

9h01 : ma DRH lesbienne au regard inquisiteur scrute mon t-shirt à hauteur de poitrine, alors qu’elle boit un café au distributeur. Je suis coincée avec elle, pendant que mon café coule. C’est long. Très long.  Elle me dit qu’elle aime bien ma tenue.

9h02 : je regrette d’être allée à la machine à café.

9h15 : je me rends compte que mon univers professionel est essentiellement féminin et que les garçons présents sont gentils. QUE gentils.

9h16 : j’ai tendance à croiser les bras quand les garçons QUE gentils passent.

11h10 : quand je tends le bras vers mon pot à crayons ou vers le téléphone, ma veste s’entrouvre. Je crois bien que ce garçon, qui vient exceptionnellement, est resté bloqué sur la vision qu’il a eue. Il ne décolle pas de mon bureau. Je le sens tendu…

13h00 : j’ose enfin me déplacer.

13h30 : j’ai pris mon après-midi. J’attends deux copines à la terrasse chauffée d’un restaurant, rue Montorgueil.

14h10 : J’ai une touche avec une table. Je pose le coude sur le dossier de chaise de ma copine, ce qui a pour effets d’ouvrir ma veste et d’affoler la tablée de rockers. Est-ce que Philippe Manoeuvre est là ? J’ai des trucs à lui dire et à lui montrer.

14h12 : Une de mes copines pouffe de rire. L’autre s’étrangle avec son saumon fumé. Elle a enfin pris conscience de mon nouvel appât : « P***, t’as pas de soutif !? ».

14h45 : J’ai un rendez-vous. Je sens que la table de rockers veut m’y accompagner en santiags et moto. Je leur lance un sourire du genre « sorry » au moment de déguerpir de là.

15h00 : mon rendez-vous…

Je vous laisse découvrir la suite de mon pari…demain.

24 heures de la vie d’une femme sans…

Mercredi 25 mars 2009

 

                                                         

Demain, je vous raconterai heure par heure ma journée de mercredi sans soutien-gorge,  : au boulot, puis à un déjeuner entre filles, et une soirée entre potes, sans pare-feu, sans bouclier contre le monde, toute nue sous mon t-shit American Vintage…

Une première pour moi surtout dans le contexte professionnel…A demain pour le récit de ma liberté nouvelle !

 

Le Sidaction a 15 ans

Mardi 24 mars 2009

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 Le Sidaction a 15 ans.

Il y a un peu plus de 15 ans, sortait le film Les Nuits Fauves réalisé et interprété par Cyril Collard, avec Romane Bohringer. Histoire d’un garçon de 30 ans bisexuel, qui malgré sa séropositivité mène une vie faite de fureur et de passion. Laura, 17 ans, abandonne sa vie sereine par amour pour lui, malgré tout.

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J’étais au lycée. Mes amis et moi savions alors que ce film deviendrait un film culte marquant toute notre génération. Avec ce film, nous comprenions deux-trois choses  : c’est que nous ne pourrions pas continuer à vivre dans la légèreté et l’inconscience de l’adolescence, et surtout que nous n’aimerions plus jamais tout à fait comme avant.

Des années ont passé. Il y a eu des batailles, et des prémices de victoires : les traitements médicamenteux, le regard que nous portons sur les malades, la prévention, les dons, le dépistage, la sensibilisation autour de la situation en Afrique… 

Jusqu’à ce qu’un Benoît numéro XVI nous replonge dans une croyance ultra dangereuse, avec les mots « abstinence » ou « le préservatif n’est pas une solution » (ou à peu de chose près), une sorte de retour au Moyen Age du Sida : comme au temps où nous pensions que la maladie était homo et américaine et qu’il suffisait d’être hétéro, français ou fidèle pour ne pas l’attraper ! 

Dans 15 ans, où en serons-nous ?

(j’espère qu’on sera passé au numéro 17, ou encore mieux, qu’il n’y aura plus de Pape du tout. Et j’espère que Boutin pensera à remettre son cerveau dans sa boîte crânienne AVANT de faire une déclaration copiée-collée de celle du Pape sous prétexte qu’elle en est une groupie.)

Another Wild Road

Lundi 23 mars 2009

Samedi, 22h, bar du Mamma Shelter. A côté de moi, une fille moulée dans un jean, que l’on dirait fait sur mesure sur ses fesses. Les garçons qui m’accompagnent entament la danse des abeilles autour d’elle, tandis qu’ils admirent son fessier, lequel, selon leur expertise, doit endurer des heures de sport pour avoir une apparence aussi ferme, un dessin aussi pur, et blablabla…

Je passe pour une jalouse (non mes fesses ne font pas des virgules, ou je ne sais quelle image du sourire de Buddha !) en affirmant que le jean y est pour quelque chose. On cherche la marque. On reconnait un modèle Levi’s. Mais pour certains d’entre nous, la marque Levi’s, avant d’être l’excellence du jean, c’est l’excellence marketing.

Il y a quelques années, l’industrie du jean sonnait le glas de la marque Levi’s : la concurrence à l’image jeune et fashion (Diesel, Cheap Monday…) s’étant bien installée dans l’esprit et dans les dressings des 15-20 ans. 

C’était sans compter sur une nouvelle stratégie de vente de la marque : à partir de 2007, des campagnes publicitaires dans l’air du temps, axées sur le mode de vie rêvé des vingtenaires : la Liberté : liberté des corps, liberté d’expression, liberté des choix…

Celle que vous voyez en ce moment est « Live Unbottoned » (« unbottoned » signifiant littéralement « déboutonné », j’opterais pour une métaphore du genre vivre sans attaches, sans entraves).

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Le catalogue printemps-été 2009 de la marque Levi’s est construit comme un carnet de voyage, intitulé « Another Wild Road », une sorte de road movie à la cool, une virée en cadillac vers les grands espaces. Encore un rêve d’évasion…

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Et bien sûr, une série de spots que vous connaissez sans aucun doute (les garçons et les filles s’y déshabillent, courent, se battent contre eux-mêmes, vivent) de véritables courts-métrages plein d’humour et de sensualité autour de la rencontre de l’autre et de soi-même et du sexe, tout cela sur un fond sonore parfois intéressant.

Si la vie ressemble à une pub Levi’s, je veux bien prendre l’ »Another Wild Road ». Tout de suite.

« Grace » de Peter Doherty

Vendredi 20 mars 2009

Faut-il parfois prêter attention aux mauvais garçons ?

Peter Doherty vient d’avoir 30 ans (ne plus dire « Pete », c’est « respect » maintenant ). Il a malgré tout gardé au visage les rondeurs de l’enfance et une sorte d’innocence et de malice qui le rendent attachant. Mais ne vous laissez pas séduire trop vite  : c’est un mauvais garçon comme le Rock sait en fabriquer : doué, talentueux et carrément indomptable.

On le connait pour ses formations musicales The Libertines, puis The Babyshambles, ainsi que pour ses unes de tabloïds : ses abus de produits autorisés et sa consommation de produits illicites immortalisés sur pellicules, ses concerts annulés au dernier moment, et enfin sa relation passionnelle avec Kate M. qui n’a fait qu’amplifier le phénomène « sex, drugs & Rock’n Roll » du leader des Babyshambles.

Toutefois, le très bad boy  revient sobre suite à une période de labeur créatif : il a une promo solo à assurer. Il vient en effet de sortir un album : « Grace/Wastelands », album au climat acoustique, captivant dès la première écoute. Les textes et les mélodies transpirent parfois la mélancolie et souvent beaucoup de douceur. On peut même parfois se laisser aller à parler de romantisme.

Sans doute Peter Doherty  est-il une des ultimes icônes rock, comme le laisse entendre la couverture du Rolling Stone de mars 2009 ? Gageons que nous aurons un début de réponse lorsque le tournage du documentaire que lui consacrent les journalistes des Inrockuptibles sera terminé. 

 

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Pour les dernières secondes carrément excitantes (enfin, ça dépend pour qui), et la jolie chanson, je vous conseille fortement de jeter un coup d’oeil au clip du single radio Last of the English Roses.

 

Jour de Grève

Jeudi 19 mars 2009

Pour quoi manifester aujourd’hui ?

Si je devais manifester aujourd’hui, je le ferai contre les réformes scolaires (eh oui, je n’aime pas les enfants mais je ne veux pas finir entourée d’une génération intellectuellement affaiblie à cause de l’Ecole au rabais), contre la tendance du tout-répressif d’une Justice à deux vitesses de surcroît, contre certaines grandes entreprises privées qui licencient malgré des bénéfices indécents de cette année, contre les banques qui ont permis le sur-endettement de milliers de particuliers, contre un gouvernement qui ferme les yeux sur les inégalités sociales tant en métropole que dans les départements d’Outre-Mer où tu payes 4 yaourts nature normaux 7 euros, contre la hausse des prix des produits alimentaires de base et la hausse des prix en général, contre un système qui broie les gens au quotidien et qui, clairement, ne nous laisse de choix que la contestation…

Ma liste est encore longue, mais voyez-vous, malgré la colère qui sourde en moi, en manque d’expression libre et franche, je suis à mon poste de travail.

Je ne suis pas de ceux qui prennent un jour de congé pour aller manifester, et je m’en veux beaucoup et j’ai honte d’être là comme si il ne se passait rien dehors… Je suis juste de ceux qui sont de coeur avec les manifestants.

This Bad Boy is Killing Me

Mercredi 18 mars 2009

catommy08thumbnail1.jpg    Faut-il avoir peur du mauvais garçon ?

 On a toutes croisé le chemin d’un garçon « différent ». Voici le portrait du dernier specimen rencontré par l’une de mes copines, en cinq points :

1) Il n’est pas systématiquement beau garçon. Il a cependant une allure, un style. On dit qu’il est « différent ». Son détachement vis à vis de tout ce qui l’entoure, éveille toujours l’intérêt des filles. Il est tellement sûr de lui, inébranlable. Qui ne voudrait pas être protégé par le roc qu’il est ?

 2) On voudrait percer le mystère dans son regard. On imagine, souvent à tort, qu’il cache un secret, une faille, et ça, ça le rend captivant. En bonne psy avec instinct maternel en sus, on voudrait réparer la fêlure et découvrir l’homme blessé mais tendre qui se cache sous la carapace. Parfois on cherche très très très longtemps.

 3) Les filles sentent qu’avec lui, l’ennui n’existe pas, qu’une relation avec lui sera sans cesse renouvelée. Et puis, jamais rien de prosaïque : pas de liste de courses, pas de dimanche chez les beaux-parents. La surprise, l’imprévisible avec du cuir et de la passion dedans. Elles ne seront pas déçues !

 4) Le mauvais garçon est par définition inaccessible. Plus il semble hors d’atteinte, plus il attire. Les filles se disent que si elles étaient l’objet de son attention, voire de son désir, leur ego serait à nouveau d’aplomb. J’en ai vu plus d’une (moi y compris !), faire la danse de la dinde (minijupe, décolleté stomacal, rires de gorge, conversation passionnante (« je prends des cours de yoga. C’est trop wild »), … Pathétique.

5) Toutes les filles se disent que ce sont les plus dangereux. J’en ai vu de très honnêtes mettre en garde en disant :  »J’aime pas l’amour. Je m’attache pas ». C’est pourtant très clair, non ? Et bien, elles finissent par se faire briser et piétiner le coeur dans la poussière. Le pire c’est que le mauvais garçon n’a pas de mots pour expliquer la fin d’une histoire : en général, il disparait sans un mot ou bien croise la fille sans poser un regard sur elle. Pauvre chose. Score de l’ego de la fille : moins zéro. Ego du bad boy : intact, pourquoi ?

Je suis sûre que certaines d’entre vous l’on rencontré. Et si ce n’est déjà fait, vous êtes prévenues.

 

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