Archive pour mars 2009

Mes prévisions météo

Mardi 17 mars 2009

Qu’est ce qui change dans ma vie quand il fait beau ?

Je ne me prends plus pour la miss météo de Canal + : Plus besoin de chiffres, d’anticyclones, etc. Au premier rayon de soleil, je décrète que c’est l’été. Si je le dis, c’est que c’est vrai.

Mes jupes raccourcissent de 5 cm. Ceux qui me connaissent le remarquent à peine. Les autres se demandent si je n’ai pas oublié de mettre mon jean. Je m’en fous.

Pour moi, ne rien faire n’est plus une plaie, c’est un art de vivre.

J’aspire à avoir un emploi saisonnier : travailler 12 heures par jour l’hiver et m’alanguir sur une plage dès les premiers rayons de soleil pendant 5 mois.

Ce qui reste de spiritualité et d’intellect dans mes relations avec les très jolis garçons s’envole. Je veux du CONCRET.

Je m’hydrate un peu plus : mojito à 19h, mojito à 21h, mojito à 22h, 22h30, 23h,…après minuit c’est mon foie qui comptabilise tout seul.

J’ai envie de donner mes rendez-vous dans le Jardin des Tuileries ou au Luxembourg, là où le « Temps suspend son vol ». Oui, le beau temps, ça me rend poète.

Je défends mon projet de voyage d’été en Malaisie auprès de mes amis : il va me falloir vendre un rein pour payer le séjour. Non tout compte fait, vu l’état de mes comptes bancaires il va me falloir vendre un rein ET un poumon. D’accord c’est hors budget, mais en Malaisie au moins ils n’ont pas de loi stupide sur les open-bars.

J’ai un grand projet : me mettre au sport. Ceux qui ne me connaissent pas sont admiratifs. Ceux qui me connaissent…je ne le leur dis jamais.

Je peux juste dire que je suis globalement toujours la même, au final. Sauf que l’été m’apporte tous les ans, un an de plus…

Fuck l’été.

                                                       

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Partir

Lundi 16 mars 2009

L’idée de tout quitter vous a t’elle déjà effleuré ?

Samedi, chez ma copine Sasha, à l’heure où le 7ème mojito nous aide a réinventer le monde, B., mère aimante et épouse  »irréprochable » confesse avoir dit un jour, à son mari et ses enfants : « Je ne vous supporte plus. Je suis fatiguée. J’ai envie de partir vivre ailleurs ».

Rien de fâcheux dans leur vie, rien qui puisse augurer cette phrase. Elle est restée quelques secondes face à leurs mines ahuries. Et puis, elle s’est sentie suffisamment soulagée d’un poids pour leur demander pardon et dire qu’elle regrettait, qu’elle était très fatiguée, etc… Elle a continué à les servir à table. Sa vie a continué comme auparavant.

Le salon de Sasha s’est alors scindé en plusieurs camps  : ceux qui jugeaient B. (« comment est-ce possible ? Faire ça à ses enfants !), ceux qui pensaient qu’il valait mieux exprimer ses frustrations pour ne pas commettre l’irréparrable, et le reste qui réfléchissaient tout haut (Partir ? Vers quoi?) .

Une copine évoquait le film « Villa Amalia » (sortie en avril 2009) adapté du roman éponyme de Pascal Quignard. Le pitch : Anne Hidden, 40 ans environ, décide de repartir à zéro après avoir pris en flagrand délit d’adultère son mari (évènement qui se révèle comme un élément traumatique). A mesure de sa fuite, elle abandonne tout ce qu’elle était : son apparence, son identité, son passé…tout excepté son amour pour la musique. C’est un trajet, qui, en l’a menant à la Villa Amalia, en Italie, la ramène vers elle-même. Elle peut enfin recommencer à vivre.

Laisser derrière soi la vie d’avant, l’éteindre une fois pour toutes. Certains d’entre nous ont été effleurés par ce projet. Certains l’ont fait parce qu’il ne trouvaient pas le courage de rester. D’autres se sont contentés d’y songer, parce qu’ils trouvaient suffisamment de raisons pour s’accrocher, parce qu’ils décidaient de se coleter avec le quotidien…

J’ignore toujours si c’est une question de courage ou de lâcheté. J’ai parfois jugé hâtivement des femmes qui abandonnaient leurs enfants, (en prenant la précaution de les laisser au père aimant, à un tiers sécure) comme des indignes, des mal-aimantes. J’ai jugé les hommes qui partaient acheté un paquet de cigarettes et ne revenaient pas comme des salauds . « Trop facile, disais-je ». Seulement, la vie n’est pas si simple.

B. ne le fera pas. Elle en est sûre. B. ne s’en ira pas.

Sans doute lui suffit-il juste de vivre avec l’idée qu’un ailleurs existe ? Comme la plupart d’entre nous.

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Villa Amalia, film de Benoît Jacquot, avec Isabelle Huppert. Sortie le 8 avril.

Madame Rêve…d’Alain Bashung

Samedi 14 mars 2009

Alain Bashung est mort.

Ses chansons Madame Rêve, Angora, By Proxy, Osez Joséphine…occupaient ma vie.

Le timbre tremblant de sa voix posée sur des textes tellement poétiques, m’accompagne depuis toujours :

  • quand j’aime (Au Pavillon des Lauriers : « je veille sur un grain de toute beauté » ou Les Mots Bleus),

  • quand je pleure d’amour (Fantaisie Militaire : « j’sais plus qui tu es/qui a commencé/quelle est la mission »),

  • quand je désire (Madame Rêve : « Madame rêve/d’atomizers/de silences si longs/qui la remplissent de bonheur).

Alain Bashung ne peut pas être mort : je l’entends :

Aucun Express ne m’emmenera

Vers la félicité

Aucun tacot n’y accostera

Aucun Concorde n’aura ton envergure

Aucun navire n’y accostera

 Sinon toi…

Sinon toi.

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Un parfum de scandale

Vendredi 13 mars 2009

Scandaleux, racoleur, choquant, pornographique, abject, immoral, discutable…?

L’exposition « Controverses » suscite la polémique.

D’un côté les mises en scène très esthétisantes et provoquantes telle que le cliché de la nonne embrassant un curé, par Olivero Toscani, ou la photo sublimissime de la rousse Sophie Dahl en position post-orgasmique pour le parfum Yves Saint Laurent.

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De l’autre, la réalité crue, souvent agressive de photos d’enfants mourant de faim, d’enfants prépubères dans des mises en scènes hypra sexualisés (par des esprits détraqués ?), de tragédies humaines dans leur expression la plus violente.

Chaque image est décryptée et remise dans le contexte de l’époque (ce qui ne justifie jamais, d’ailleurs, un certain nombre de déviances), ce qui nous permet d’en saisir un peu mieux les enjeux. Et ce qui rend l’exposition passionnante.

Ainsi, on apprend que l’auteur de la photo d’une enfant mourant au Soudan sous l’oeil avide d’un vautour, Kevin Carter, s’est suicidé quelques temps après avoir reçu le prix Pulitzer : malmené par la critique, les médias, sur le côté racoleur de ses clichés, trop d’horreurs vues lors de ses photo-reportages…La dépression l’a englouti.

Controverses. Bibliothèque nationale de France. 58, rue de Richelieu, Paris-2e

American Apparel : a way of life

Jeudi 12 mars 2009

Comment se booster un peu dans la grisaille ambiante ?

Un de mes copains, qui a quelques raisons de ne pas toujours être heureux, m’a raconté qu’il avait fait un tour chez American Apparel. Là, il a découvert que le slip kangourou, longtemps décrié pour le côté vieillot de sa forme et de son ouverture frontale, a été remis au goût du jour par l’enseigne américaine depuis plus d’un an. 

Ce qui l’épate, c’est que la collection est déclinée dans une palette chromatique flashy très large : du rouge sang au bleu piscine, en passant par des verts, des jaunes et des violets. Le charme désuet est tout de même conservé : la forme n’a pas été modifiée et les surpiqures sont blanches.

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Crédit photo : American Apparel

Chez American Apparel, ce jour là, ce copain conquis, s’empare sans réfléchir de 10 exemplaires du slip dans des coloris différents.

Et il m’explique comment, depuis cet achat, cette explosion de couleurs dans son armoire le met en joie, une joie communicative car lorsqu’il en parle, il a 15 ans à nouveau. Il m’assure que ces touches de couleurs sont comme des touches d’humour sur lui. Et puis, cette rangée de slips AA, c’est un arc-en-ciel dans son dressing. Lorsqu’il ouvre son armoire, c’est comme s’il ouvrait un sachet de dragibus Haribo : c’est beau la vie.

 J’aime les gens qui parviennent à trouver de petits riens qui rendent les journées plus légères. Parfois, il faut avouer que les raisons de sourire de bon coeur manquent : le quotidien, c’est souvent morne plaine.

Mais c’est exactement à ces périodes qu’il faudrait trouver son « petit arc-en-ciel American Apparel » à soi pour se rebooster, aller de l’avant et de plus belle. Tout ça pour sourire un peu plus à la vie et à soi.

Five Messages to God

Mercredi 11 mars 2009

 Si Dieu existait et que je pouvais lui parler, que lui dirai-je ?

Un artiste hollandais a créé une messagerie vocale pour Dieu. Il espère que les gens seront ainsi amenés à « contempler la vie » (je ne vois pas trop ce que ça peut vouloir dire mais ça a l’air d’être un sacré concept), et qu’un maximum de gens laissera des prières téléphoniques. En lisant cette dépêche, je me suis demandée ce que je dirai à Dieu si je n’étais pas profondément athée et en colère contre la religion :

1) Je commencerai par : « P***, t’es où ? »

2) Je lui ferai des reproches : « Tu exagères : il n’y a pas que le Ciel à gérer, tu pourrais jeter un coup d’oeil à ce qui se passe chez nous quand même…, parce que tes amis qui sont censés te représenter, (tu sais les robes longues, les barbes et tutti quanti) ont dû se griller le cerveau à vivre loin des réalités: ils ont perdus toute notion du bien et du mal. C’est le bordel, ici. » 

3) Je lancerai une idée sympa: « Pourquoi ne pas organiser un séminaire international pour recadrer tes lieutenants religieux ? Justement, j’ai un cas pratique sur lequel travailler : tu vas sur Google, tu tapes les occurences « fille de 9 ans + Brésil », tu vas trouver très très vite. Et comme ça ne suffira pas, il faudrait aussi taper « négationnisme+Vatican ». C’est déjà pas mal pour un début. J’en ai plein d’autres, alors rappelle-moi ».

4) Je lui demanderai un miracle : « Tu n’aurais pas un moyen de faire rester Nick et Carlala au Mexique, ou bien qu’ils prennent 3 années sabbatiques, parce que décidément leur bronzage, leur joie de vivre, leur lune de miel éternelle, ça commence à m’attaquer les nerfs. Entendons nous bien : je ne suis pas jalouse, j’ai juste envie d’un président CREDIBLE ».

5) Je lui dirai d’innover : « ça me trotte dans la tête depuis que tu as une ligne téléphonique. Pourquoi tu ne viendrais pas ici faire un tour, histoire que tu te rendes comptes par toi-même ? Tu ne t’ennuieras pas, je te promets : t’occuper du sort des albinos en Afrique, Gaza, la crise, la pauvreté et un tas d’autres choses aussi dingues. Tu vas voir, ça va te plaire.

Chloé et moi

Mardi 10 mars 2009

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Qui est la femme Chloé ?

La femme Chloé a toujours aimé le luxe : elle aime la broderie anglaise, les détails festonnés et les tissus précieux. Cet été, elle aimera un peu plus les couleurs éclatantes, chaudes, qu’elle saura harmoniser à sa palette plutôt cherry blossom, véritable griffe de la maison.

La femme Chloé joue sur les contradictions pour une saison : les robes ouvragées sont portées avec des sandales plates en plastiques alors que l’on pourrait s’attendre à des talons bijoux chics. La femme Chloé est imprévisible. C’est peut-être cela même qui fait d’elle une femme élégante, sûre d’elle-même et de ses choix ?

Je viens de recevoir le sésame qui m’ouvrira les portes des ventes super privées Chloé, deux jours avant la date officielle. Des ventes privées et presque intimes pour happy few. Je verrai enfin de très près qui est Chloé.

A vrai dire, je m’intéresse plus aux acessoires Chloé. Notamment à une partie de la collection de sacs printemps été 2009 : le modèle Héloïse et le modèle Ethel, en agneau, coloris nutmeg, dont je suis quasiment amoureuse depuis que je les ai découvert. J’irai les caresser, les humer, leur dire combien ils comptent pour moi. Je leur dirai combien ils vont me manquer parce que je suis encore loin d’être en mesure de les acquérir malgré les 50 % de remises promises. 

J’ajouterai aussi combien je suis décidément très loin d’être une femme Chloé.

Panama 2009

Lundi 9 mars 2009

Comment se protéger du soleil cet été (à part la crème et les lunettes solaires) ?

Olivier Cortazar, jeune styliste sud-américain a élaboré pour Ungaro, une collection printemps été 2009, littéralement haute en couleurs : du bleu électrique, du violet sous tension, du jaune solaire, du vert amazonie, ponctuée parfois de noir et souvent de blanc. Des drapés (signature d’Emmanuel Ungaro), des traînes et des volants structurent les silhouettes qui évoquent un Sud aux accents andalous.

Je n’aurais pas prêter attention à cette explosion de couleurs (j’ai une préférence pour les noirs, les gris et les poudrés, même en été), ni à ces tenues aux volumes froufroutants, si ce n’était cet accessoire que l’on a entrevu cet hiver version feutre et que l’on retrouve cette saison version végétale : le panama.

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                                                                                   Photo : site Elle.fr

Exit les capelines et autres chapeaux à larges bords.

Porté avec une robe toute en voiles, un jean, ou un T-shirt loose, le panama donne à l’allure une touche d’insolence (genre « je l’ai pris dans le dressing d’un homme ») et de glamour (le masculin-féminin est toujours subtilement sexy) que j’aime particulièrement. De plus, chez Ungaro, on le porte un peu déformé, négligé, ce qui ajoute une dimension « anecdotique » à l’accessoire (il a voyagé, il a vécu).

En fait, Ungaro a fait du panama l’un des accessoires must have de l’été. En tout cas un des miens. Je ne pourrais pas shopper tranquille sans en avoir trouver un comme celui des filles Ungaro.

Je le porterai avec une petite robe légère et courte, rose pâle, des sandales à talons et j’aurai l’impression de vivre mille vies… Vivement le plein soleil.

Le jour de ma semaine est…La Journée Internationale de la Femme – 2009

Dimanche 8 mars 2009

« Il nous incombe à tous, hommes et femmes, membres des forces armées et des forces de maintien de la paix, simples citoyens et dirigeants, de contribuer à mettre un terme à la violence contre les femmes. Les États doivent tenir les engagements qu’ils ont pris de lutter contre la violence, en traduisant en justice les auteurs de ces actes et en offrant des moyens de recours aux victimes. Chacun de nous doit parler de ces actes de violence en famille, sur son lieu de travail et dans sa communauté, pour qu’un terme y soit mis. »

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Dans le sac des filles

Vendredi 6 mars 2009

N’y a t’il que du bazar inutile dans le sac des filles ?

Tous les garçons se plaignent des sacs des filles. Combien de fois, devant la porte de mon appartement, des garçons se sont plaints que je sois obligée de plonger le bras jusqu’au coude dans mon sac pendant 5 minutes à la recherche de mes clefs ? Alors que j’y ai accroché un porte-clefs miroir tellement grand que je peux voir ma tête entière dedans.

Souvent on y trouve :

un énorme portefeuille-pochette plein de cartes de fidélité, des paquets de mouchoirs, un filofax géant avec archives intégrées et des pages prévisionnelles 2010 à 2012, une brosse à dents (on sait jamais si sur un coup de tête on a envie de passer la nuit chez Johnny Depp, à 8000 km de là), une figurine Kinder qu’on a bien aimé (quand on mangeait encore des Kinder), des clefs avec un porte clefs ours en peluche à grelots, un peigne avec des miettes de vieux gâteaux entre les dents, un paquet de chewing gums vide car tout s’est renversé au fond du sac, des antalgiques périmés, des pastilles pour la toux à la fraise qu’on adore et on trouve aussi…une trousse à maquillage.

Pour moi, la trousse à maquillage, c’est mon moyen de me remonter le moral : j’y trouve les outils qui me redonneront bonne mine, et un certain goût de la séduction : gloss, eye-liner, poudre libre. Je n’y trouve que du plaisir ou plutôt l’illusion du plaisir.

Parce que j’ai découvert que l’on pouvait démultiplier ce plaisir grâce à des objets « qui jouent la comédie ». En apparence anodins… mais qui vibrent.

         

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Ce sont des vibromasseurs qui ressemblent à s’y méprendre à un vrai rouge à lèvres et un vrai pinceau.

Je trouve ça tellement drôle et quinzième degré que je crois que je serai capable d’en faire l’acquisition. Juste pour rigoler à mon coin de table au resto, ou au bureau. Je serai la seule à savoir que mon pinceau est en réalité un vibro. Je ne l’utiliserai pas, hein, avec tout le monde autour. Juste histoire de se dire « Ah la bonne blague ». C’est très très bête, d’accord. Mais je trouve ça très très drôle. Je suis sûre que vous aussi avez de petits secrets qui vous fait rire sous cape parce que vous êtes seul(e) à savoir. J’ai une copine, par exemple, qui, quand elle va acheter une pomme de douche à 5 vitesses et 5 jets, pouffe de rire toute seule…

 Nota Bene : Messieurs, rendez vous compte que le sac des filles n’est pas un bazar innommable mais un insoupçonné antre de luxure. Tenez vous le pour dit.

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