Archive pour mai 2009

From my body and maybe to my mind

Vendredi 29 mai 2009

Où laisser son corps s’exprimer librement ce week-end (autrement  que sexuellement. Quoique.) ?

 Depuis le 26 mai et jusqu’au 31 mai, le Parc de la Villette vit sous le signe du rock et de l’électro. Deux grosses soirées conceptuelles vont rythmer l’évènement « We Love Sonique : From The Body To The Mind ».

La première, ce soir, à partir de minuit, « Side A : The Body » promet d’électriser les corps au son des DJ les plus pointus du moment (entre autres : Diplo, Omar Souleyman et Jesus Lizard) : du drum, du ryhtme, du mouvement, de l’excellent clubbing en somme. On dit dans le milieu que ce sera une soirée très bitchy, entendez  par là qu’elle sera pleine d’une énergie délirante pendant laquelle on laissera place aux sensations, au ressenti, aux « instincts primitifs » donc soirée un peu débridée.  

 La seconde, dimanche, à partir de minuit « Side B : The Mind » s’adressera à un public « d’écoute », pour de l’électro-rock plus minimale. Les adeptes de la scène électro allemande seront sans doute assez satisfaits de voir l’avant-garde berlinoise se produire lors de cette session unique à Paris. 

Je trouve le prix un peu dissuasif (22 euros). Mais j’ai un pass humain qui accompagne mon petit groupe d’amis, alors…

Je choisis la « Side A… ». Je crois qu’elle correspond mieux à mon côté « rebel and bitchy » ! 

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En eaux troubles

Jeudi 28 mai 2009

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Parfois, je me demande si ma copine Sasha (celle qui rate toutes ses aventures sentimentales et sexuelles, malgré sa beauté de madone) n’aurait pas raison : ne pas bouger, ne pas aller vers, rester en soi-même, et qu’autrui n’existe pas. On se fait moins mal sans doute à se cogner contre soi-même plutôt que contre les autres ?

J’aimerais parfois être sûre de ça…

The Rolling Stones : tonight show

Mardi 26 mai 2009

Où serai-je mercredi soir, en première partie de soirée ?  

Devant mon petit écran de télévision pour ne pas rater « Shine The Light » le documentaire sur les Rolling Stones filmé par Martin Scorsese, sur Canal +.

Grâce à ses 17 caméras, Martin Scorsese, fan du groupe (il a utilisé le morceau « Gimme Shelter » dans au moins 3 de ses longs-métrages), filme au plus près le grand concert des Rolling Stones à New York en 2006, concert au profit de la Fondation Bill Clinton.

De l’organisation logistique à la prestation scénique des dieux du rock, nous prenons plaisir à les entendre et surtout les voir (le visage de Mick Jagger !) interpréter des classiques « I can’t get no (Satisfaction) » ou « Brown Sugar » et d’autres chansons de leur répertoire. Les longs plans du concert plein de leur énergie communicative sont entrecoupés d’images d’archives qui nous renseignent sur leur jeunesse, leurs espoirs et leurs excès.

Ainsi, par le biais du réalisateur, il nous est permis de découvrir, dans une certaine mesure, l’intimité du groupe légendaire dans un film bourré d’humour, de bon rock (l’âge altère toutefois certaines interprétations), et d’anecdotes sur certaines chansons.

Par exemple, pour « Brown Sugar » sur l’album « Sticky Fingers » de 1971, j’ai appris tardivement que la chanson parle non seulement d’héroïne mais aussi d’esclavage et de cunnilingus !

Je ne peux que vous conseiller, si vous aimez les Rolling Stones et les seventies, de visionner (peut-être trouvable en DVD ?) l’excellentissime documentaire « Gimme Shelter » d’Albert Maysles sur la tournée des Stones en 1969 et leur concert d’Altamont. Mieux que saisir les Rolling Stones, c’est toute une époque que l’on parvient à décrypter.

           

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Le charme discret de la fille ordinaire

Lundi 25 mai 2009

Pourquoi un garçon ne veut pas faire sa vie avec Natalia Vodiavona ?

J’ai un ami proche qui, pour des raisons professionnelles, se « balade » entre les bureaux du magazine Vogue et le siège de la marque Chloé. Il s’extasie systématiquement sur la plastique irréprochable des filles qui travaillent dans les locaux de ces deux marques : leurs visages diaphanes, leurs poitrines fières bien que peu lestées, leurs jambes qui n’en finissent pas, mises en valeur été comme hiver par des jupes en voiles microscopiques et transparentes. Il me décrit les belles filles, toujours bien mises, jamais fanées, jamais fatiguées ou si, mais ça ne se voit pas, qui ne marchent pas, qui survolent la terre, qui traversent toujours une rue  à contre jour en robe blanche, cheveux longs dans la brise du mois de mai…

Je lui demande si, quand il rentre chez lui, ce n’est pas trop difficile de retrouver sa « madame-tout-le-monde » (enfin, j’exagère, c’est juste pour exprimer la différence entre les beautés fatales recrutées chez les Vogue et consorts  et…nous toutes, le reste du monde). Il me dit que non et m’explique pourquoi :

Les bonnes raisons :

  • Sa copine est déjà très jolie et s’habille avec goût (rarement du griffé mais du très seyant).
  • Ces filles sublimissimes donnent l’impression d’être en perpétuelle compétition. Une fille qui se bat constamment contre ses semblables risque d’être aigrie, de rester centrée sur elle-même et d’être inintéressante. 

Les moins bonnes raisons :

  •  Avec une fille Chloé ou Vogue, tu te sens obligé d’être à ton avantage. Pas de laisser aller possible, donc pas de soirées bières et chips devant un match de foot. Pas le droit de prendre du poids, donc interdiction de manger du chorizo et des tapas même pendant des vacances à Ibiza. Ce qu’il ne dit pas, mais que je commence à saisir clairement, c’est qu’avec madame-tout-le-monde, la fille de tous les jours, tu peux devenir mou de la fesse sans scrupules.
  • Une fille comme celle-ci, doit coûter très cher (« Chéri, il me faut des culottes : je dois aller chez  Eres, on se retrouve après au Bar à Champagne des Galeries Lafayette ? Je commande un taxi tout de suite ») ! Les filles bradées sont celles qu’on use dans la vie quotidienne. 
  •  Tu as trop l’angoisse de te la faire piquer (pour madame-tout-le-monde, tu vois venir l’ennemi de très loin. Mademoiselle Vogue, c’est plus rapide : les hommes plus riches et plus puissants que toi dégainent leurs arguments en un dixième de seconde : genre super premium gold card). Et en même temps, c’est ton sésame pour enfin rentrer au Milliardaire et dans tous les lieux hype sans te sentir pitoyable (sous-entendu qu’avec ta madame-tout-le-monde, tu te sens trop fade, et que tu rentres à peine chez Carrefour sans te faire refouler par le vigile ?). 

C’est bizarre : c’est exactement pour toutes ces raisons que nous renonçons à Johnny Depp et Jared Leto…


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                                                                    Crédit photo : L’Express Style

Driving me crazy

Vendredi 22 mai 2009

 

Ca ressemble à quoi l’amour de la mode ? 

Un scénario qui ressemblerait à ça : « Je te veux. Mon regard se pose sur toi et je te veux plus encore. Tu es doux sous mes doigts. Tu ne sais pas comme penser à toi me fait mal parfois, parce que je ne peux pas t’avoir entièrement. Je veux que notre histoire dure encore. Viens. »

C’est une histoire de désir, d’attirance. On croit souvent que l’on est affranchi du désir et puis non. On se rend compte qu’on y revient toujours. Parce que c’est du plaisir pur. Parce qu’on ne se refuse pas au plaisir pur. Même fugace. On n’a qu’une vie après tout.

Il s’agit de vêtements, d’accessoires, de mode. Parce qu’il faut savoir que l’obsession modeuse est parfois telle que l’on peut faire une déclaration d’amour à ses chaussures (cf mon post du 14 février). Je sais que c’est fou et démesuré. Mais ça arrive de temps à autre pour quelques pièces fashion de génie, ou des pièces qui semblent passe-partout, et dont on ne pourrait pourtant pas se séparer. 

Pour moi, il en va ainsi des t-shirts American Vintage, col V ou débardeurs blancs, d’une paire de chaussures jaunes en cuir avec une surpiqûre beige (j’ignore si je l’ai vraiment vue chez Comptoir des Cotonniers ou si je l’ai seulement rêvée), des combinaisons et des shorts. Si mon portefeuille ne se refermait pas sur mes doigts de temps en temps pour me punir, j’aurais une trentaine de t-shirts blancs AV. Si je ne devais pas faire un choix entre mes vacances au soleil et des shorts en jeans, j’en aurai douze mille ET je partirai en Malaisie.

J’aime et je veux. Je convoite le beau, le bon. Peut-être des caprices de petite fille, du futile puéril ? 

Peut-être faudrait-il songer à grandir un peu ?

Je ne suis pas sûre d’en avoir envie. 

 

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                                                                                  Crédit photo : Elle.fr

 

La Nouvelle Star 2009 est…

Mercredi 20 mai 2009

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 Qui sont les finalistes de La Nouvelle Star ?

J’ai découvert les finalistes de La Nouvelle Star en regardant, d’un oeil, une partie de l’émission rediffusée sur le câble, tardivement. Je vais vous éviter une description minute par minute des prestations en duo et trio complètement nulles vocalement. Mais ça ne doit pas être si facile de chanter aux côtés d’un showman tel que Thomas…

1) Thomas : des prestations de « diva disco ». La queen of the dancefloor. L’excès des heighties. Dès qu’il apparait, il fait l’amour à la caméra, comme le faisait en son temps Plastic Bertrand (dont il a chanté un titre). Le garçon fait un peu travesti mais sans la robe à paillettes, assez dépourvu d’allure, perclus de mimiques insupportables : Il mériterait une place de performer chez Michou. Ou bien qu’il contrôle sa gestuelle et ce serait tout de suite génial. En tout cas, Lio l’a défendu bec et ongles au moment des trois rouges de ses comparses. Elle a parfois des éclairs de génie Lio.

2) Leila : Hormis qu’il faudrait qu’elle se fie à quelqu’un de goût pour l’habiller sur le prime, mais surtout pas à la styliste que la chaîne impose, il n’y a rien à dire. Jolie voix.

3) Dalé : Il pourrait faire bien mais ne le fait pas. Dommage. Il est éliminé.

4) Soan : Son interprétation de Brel, à vif, m’a laissé pantoise. « Il a des couilles comme des boules de pétanque », a déclaré Philippe Manoeuvre, admiratif qu’il ait choisi du Brel. Je sais à ce moment là que je ne perds pas mon temps.

 5) Camelia Jordana : elle a 16 ans et tant de maturité dans la voix et l’attitude. Malheureusement, la qualité et la justesse de ses interprétations sont un peu fluctuantes.

A la dernière chanson de Camélia, j’entends dans le jury :  »L’art ça s’éprouve, ça ne se prouve pas ». Encore mon dieu du rock qui parle pour dire des trucs super intelligents. Je pourrai l’écouter inlassablement.  Quand quelqu’un compilera enfin ses bons mots ( je dépose le concept de suite) ? 

Peu m’importe le nom du gagnant : Je t’aime Philippe Manoeuvre. Je vote pour que tu sois la Nouvelle Star.

 

                                           

« 17 ans encore »

Lundi 18 mai 2009

  

Forever young ?

Ce week-end, on a fêté les 30 ans d’un ami. On parle de ce cap qu’il a du mal à accepter. Il dit vouloir s’accrocher à la jeunesse comme on s’accroche aux bords boueux d’un précipice : il projette de se mettre au sport, aux régimes alimentaires, continuer à s’habiller chez Cheap Monday, draguer des filles qui ont 10 ans de moins que lui parce qu’il ne supporte plus les femmes de son âge, trop vieilles pour ce qu’il désire : de la fête, du rire et de la légèreté. Il espère ne jamais devenir pour autant un vieux-beau pervers botoxé, propriétaire de chihuhua.

Il a découvert son premier cheveux blanc il y a peu de temps. Traumatisé, il a envoyé ce sms à une amie : »P*** de sa mère. J’ai un cheveux blanc ! Jveux pas mourir ! ». 

Une copine nous raconte que dans les parfumeries, les vendeuses lui mettent dans son sac d’achats, des échantillons de crèmes genre lisseurs, correcteurs, liftants et autres boosters anti-rides. Avant, elle aurait tout donner à sa mère, maintenant, elle les essaie scrupuleusement pour voir si ça marche.

A une époque, j’ai dû condamner tous les gens qui croient être en mesure de reculer l’échéance. A une époque, j’ai dû clamer combien je trouvais tous les « soins palliatifs » anti-âge, ridicules, pathétiques (je ne parle pas de la chirurgie esthétique mais d’une radicalisation de son mode de vie pour entretenir sa jeunesse ).

Au lieu de cela, désormais je me tais. Je me dis que bientôt, je déciderai sans aucun doute d’enduire de crème le contour de mes yeux, de traquer chaque cheveux blanc, de faire du sport et peut-être que les hommes de ma tranche d’âge m’intéresseront moins…

On s’est dit, à cet anniversaire, qu’il faudrait quand même aller à l’encontre de la mentalité qu’impose l’ensemble des médias : à 30 ou 40 ans, on n’est pas vieux, ni fini, on n’est pas « à rajeunir » absolument. A ces âges, on n’est pas obligé de prendre sa retraite de la joie de vivre, ni de s’habiller comme si on faisait son deuil de la jeunesse. Je ne dis pas que c’est si facile mais on a encore toutes les chances de vivre de belles choses passionnantes, drôles et pleines de fraicheur.  

                                                                   interviewdezacefronmodeune.jpg                                                                           Zac Efron*

*Pour le plaisir des yeux : un peu de jeunesse.

The Graceful of Delphes

Vendredi 15 mai 2009

Qu’est-ce qui me plaît dans les bijoux ? 

J’aime beaucoup les porte-bonheurs, les petites croix, les icônes…Je ne crois en rien, je n’ai pas la foi, la religion pour moi c’est bulshit, mais quelque part, ça me rassure d’avoir des « grigris » discrets (je porte un bracelet thaïlandais en argent auquel pendent de petites lunes ainsi qu’un lien en cuir auquel est accrochée une paire d’ailes, offerts respectivement par mon frère et ma meilleure amie). J’aime les bijoux plein d’affects, plein de symboles, liés aux gens que j’aime. Ils racontent une histoire, une anecdote, un voyage. Ce sont autant de messages intimes autour de mon poignet.  J’aime que les bijoux aient une signification.

ça a toujours été comme ça : par exemple, je me souviens d’une bague vintage chinée par un amoureux quand j’avais 16 ans. Il manquait une petite pierre. J’aimais beaucoup cette bague qui me rappelait notre relation bancale. Quand cet amour eût pris fin, et qu’en moi c’était fini, je m’en suis séparée. 

En cherchant un cadeau d’anniversaire (ce week-end le mojito coulera à flot !), j’ai découvert la marque de bijoux Delphes : des médaillons faits à la main, en or ou en argent, sur lesquels sont gravés des messages : « Love » ou « Graceful » ou encore « Make a Wish ». C’est extrêmement délicat et discret à la fois. Un peu bohème, assez chic.

Pour la dernière collection (celle que j’adore), la créatrice a parfois accumulé un pendentif, des pierres semi-précieuses et un minuscule morceau d’étoffe que l’on dirait attaché à la hâte comme un pense-bête ou plutôt un pense-amour. Ces bijoux ressemblent à des talismans. Ce sont de petits objets sur lesquels on pose son regard ou que l’on touche sans vraiment y penser. Qui deviennent cependant indispensables. 

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Je suis fan ABSOLUE de ce modèle. Je trouve qu’il résume à lui seul mes aspirations.

Il y a un corner aux Galeries Lafayette qui propose la marque.

Brian Molko, de Placebo, et moi

Mercredi 13 mai 2009

Comment dire à un garçon qu’ il a commis un fashion faux pas ?

Très cher Brian,

je t’ai connu il y a quelques années, un peu torturé, le look dark romantique, assez beau dans ton rôle de garçon androgyne : cheveux courts ou mi-longs, les ongles vernis de noir, le visage fardé et les smocky eyes. Je scrutais tes apparitions télé, tes interviews, tes contributions à tous les Taratata, et autres émissions musicales, même les plus râtées.

Tu as chanté avec Asia Argento et je trouvais que vous êtiez sur la même longueur d’onde sur la reprise de Gainsbourg « Je t’aime moi non plus », de l’album collectif Trash Palace. J’ai d’ailleurs emballé des générations de garçons grâce à vos voix soyeuses.

J’ai des copains hétéros qui confessaient que s’ils devenaient homos, ils seraient attirés par toi. Moi c’était « où tu veux quand tu veux ».  

J’étais loin d’être une groupie en délire mais ton attitude pleine d’ambiguité sexuelle me faisait pousser de petits cris de plaisir lorsque je te voyais.

Et puis voilà, nouvel album, nouveau style : les cheveux longs et brushés me rendent imperméables à ton charme. Sache que ce choix capillaire n’enlève rien à la qualité de ton album « Battle for the Sun » qui sort le 8 juin et que je n’ai d’ailleurs pas encore écouté (outre le single « For What it’s Worth »).

Tu faisais encore très jeune en 2008 et maintenant tu fais vraiment « en route vers la quarantaine ». Et puis tu fais trop « straight », trop « clean ». Tu affirmes que ton nouvel album est un album d’espoir d’une heureuse vie future. Tu as dû te désintoxiquer d’un tas de choses (mal de vivre, sexe, drogues, alcool..) depuis Meds, l’album sur le thème des dépendances. C’est tant mieux. Tu vivras vieux, sans aucun doute.

Tu ne ressembles plus à celui que j’ai connu autrefois. Tu vas dire que je suis superficielle et que ce n’est pas l’apparence qui compte, et blablabla…Oui mais. Tu es en train de me perdre Brian. Je crois qu’il n’y a plus rien à faire que de guetter tes prochaines interviews pour vérifier ce qu’il est advenu de toi et de ta coupe de cheveux. Car je voudrais encore y croire…

 

Alli ne sera pas mon ami

Mardi 12 mai 2009

 

Pourquoi militer contre la publicité de « nouveaux » médicaments dits miracles ?

Lorsque j’ai entendu parler de la pilule de régime Alli, je me suis dit qu’il n’y aurait plus que des gens bien faits et bien sculptés sur les plages cet été : finis les bourrelets débordants des maillots de bain. Je me suis dit qu’Alli allait nous rendre uniformément beaux et minces. Je me suis dit que c’était assez formidable et que je goberai bien 2-3 tablettes qui m’ôteraient un peu de la graisse stockée aux cuissots.

Mais voilà. Après enquête, l’entreprise est compliquée et peut même s’avérer dramatique :


1) Il faut passer la barrière du pharmacien qui est censé décider pour vous si il peut vous délivrer le produit ou non. Ce qui signifie que votre agent de comptoir pharmacie va vous jauger des pieds à la tête pour vérifier vos difformités graisseuses. Ce qui va générer des scènes du genre : « mais si regardez bien, c’est concentré là, sur les hanches ! C’est horrrrrrible ! jveux mourir ! »(Sasha, 1,70 pour 55 kg).

2) Si votre pharmacien s’oppose à sa délivrance, que ce soit en version 120 ou 60 mg, même après que vous ayez pleuré, hurlé, soudoyé ou après s’être engagée sur une prestation gorge profonde contre une boîte, laissez tomber…

3) Votre pharmacien vous demandera votre poids et votre taille. Oui il calcule votre IMC. Vous avez oublié tous les cours de Maths des 15 dernières années de votre vie scolaire ? Faites une croix sur Alli : vous ne saurez pas trouver le bon argumentaire chiffré pour atteindre l’IMC qui vous ouvrira les portes de l’Alli.  Si vous lui dites « je fais 1,60m pour 80 kg » et que vous vous appelez Sasha.Il risque de dire non.

4) Bon, on a fini par vous vendre Alli : Vous avez envie d’avaler la boîte entière en une fois parce que le lendemain , il fait 30°C et que le minishort que vous avez acheté n’attendra pas le mois prochain. Et Sylvio de la Compta non plus. Ne faites pas ça : Alli fonctionne en effet sur une période de quelques semaines en traitement combiné à une PARFAITE hygiène alimentaire (sans graisse, même pas les cachées). Et puis mourir à cause d’une pilule amaigrissante, ça m’a toujours paru pathétique. 

5) Alli est un cauchemar intégral. Il faut savoir débusquer les graisses là où elles se cachent car vous pouvez frôler l’incontinence anale (je tente de faire joli). Alli fonctionne comme  une sorte de correcteur lipidique : il vous fait éliminer toute graisse ingérée, avant qu’elle ne soit assimilée par votre corps. Vous avez envie d’aller aux toilettes  n’importe où, n’importe quand, mais surtout en urgence. Même quand vous serez en train de conclure avec Sylvio de la compta. Autant dire que vous n’aurez plus de vie sociale. Et votre ego en prendra un coup. Et adieu Sylvio.  

6) La fin du traitement signe votre arrêt de mort : si vous n’avez pas adopté le tout light, no way : vous redeviendrez aussi bouffie qu’avant Alli. Même plus.

 

Je ferai sans Alli : Manger sainement tout au long de l’année, prendre du plaisir de temps en temps (glaces, Dragibus et M&m’s) et bouger son corps. Au moins, mes kilos ne tueront pas ma vie intime.

Alli si.

 

 

 

 

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