Archive pour mai 2009

Very short

Lundi 11 mai 2009

 Est ce que l’espoir fait vivre ?
Je sais que je ne suis pas la seule à me sentir désespérée : cette semaine est une semaine normale au bout de laquelle il y a un vrai vendredi travaillé et pas un vendredi off. Pour couronner le tout, le soleil a décidé de jouer à « là-pas là », mais moi ça ne me fait pas rire : le matin en ce moment, je me prépare deux options vestimentaires  » chaud-froid » parce que je ne sais jamais,que je n’ai pas toujours le temps de vérifier les prévisions météo et que les tenues de Catherine Laborde me rendent tellement dingues d’horreur que je ne me concentre jamais sur sa carte des prévisions mais plutôt sur ses innombrables jupes asymétriques (outre ses complications vestimentaires, je la trouve sympa avec toute sa folle bonne humeur même si sa carte pousserait plutôt au suicide). Ainsi donc, aujourd’hui, j’ai remis un slim noir que je porte généralement en hiver, c’est mon petit symptôme de dépression.

Car ces derniers temps ensoleillés m’avaient submergé d’un amour inconditionnel pour les shorts : combishort, mini-short (attentat à la pudeur du week-end), short en lin…Bien que mes jambes tiennent plus du court cuissot de sanglier que de la patte gracile de la jolie biche, j’en ai porté pendant toute ma semaine dernière. Et j’en veux encore : des modèles en jean destroy comme chez Maje ou des clairs de chez Sessùn. Ou un modèle salopette portée avec une jolie blouse et des talons…en espérant juste que ça ne fasse ni exploitante agricole sur son 31, ni lap-danseuse, (quoique parfois j’aime bien faire ma dinde). 

Ce matin, j’ai quand même consulté un de mes amis : il m’a dit que les températures grimperaient bientôt…J’ai un doute tout à coup : est ce que c’était une métaphore ?  

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Crédit photo : Sessùn

The sex appeal of Peaches

Mercredi 6 mai 2009

Domptée ou pas ?

Peaches, la chanteuse déjantée, survoltée, incontrôlable, ex N+1 de Gonzales, aux chansons clairement pornographiques, revient avec un excellent album un peu moins irrévérencieux quoique toujours très sexuel : « I Feel Cream ».

Il se révèle à nos oreilles comme une sorte de condensé de la dernière dizaine d’annés de culture musicale : de l’Electrop-Pop aux inspirations Hip-Hop, mais uniquement du très très bon. La très belle voix de Peaches se fait tantôt sensuelle, tantôt sauvage, et donne a ses morceaux tout l’équilibre et le rythme que l’on attend d’une vraie réussite.

Je n’aime pas tellement le hip-hop, à quelques exceptions près, mais il faut avouer que son duo avec Shunda K sur le titre « Billionnaire » est convaincant et que dans le registre de la danse, le  »romantisme » de « Loose you » abuse aisément un coeur un peu sensible. 

Pour ma part je danserai ce mercredi soir sur les interprétations sans doute débridées de  »Mommy Complex » et « More » à l’Elysée Montmartre…Du pur délire…

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Thinking about it

Mardi 5 mai 2009

Faut-il se remettre en question, de temps en temps ?

Vous avez sans doute vu la prestation de cette britannique d’une quarantaine d’années : Susan Boyle. Candidate à une émission de télé-réalité musicale (une sorte de mix entre « Incroyable Talent » et « La Nouvelle Star »), on ne donnait pas très cher de sa prestation : sifflets désapprobateurs dans le public, regards ahuris et moquerie des membres du jury. Pour moins que cela, certaines auraient fui, parce qu’un accueil pareil c’est l’humiliation totale.

Susan Boyle est laide. Elle fait partie de ces laids qui ont depuis longtemps laissé leur laideur en friche, leur nature moche prendre le pas sur leur visage et sur leur corps : pas de maquillage, pas de débroussaillage de sourcils, pas de rasage de duvet labial, pas de brushing, ni de tentative fashion (comme d’autres porteraient des leggings panthère pour conjurer le sort ou détourner l’attention).

Et puis elle ouvre la bouche. Sa voix. De l’or. Du crystal. De la pureté. Du sublime.

L’élite et surtout cette société qui la fabrique, prend une baffe. Qui a dit que du laid doit naitre le fumier ?

Et moi, moi, électron pas libre de cette société, cellule de la masse, je me dit qu’heureusement qu’il existe des Susan Boyle pour anéantir mes préjugés…Moi qui voue un culte à la beauté depuis et pour toujours, profondément touchée par tout ce que je juge sublime en apparence, je suis heureuse que le hasard mette sur ma route, parfois, des Susan Boyle : des gens qui me permettent d’atteindre leur grace intérieure, malgré tout.

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