Version 66

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Crédit photo : luxuo.fr

Alain Delon, version 66, c’est le diable en personne.

Jusqu’ici, Christian Dior nous avait habitués à certains visages pour les campagnes de pub de son parfum « Eau Sauvage » : Johnny Haliday, Zinédine Zidane (tous deux ayant sous doute servi à « populariser » le parfum) ou Corto Maltese (acheteurs un peu plus initiés, trentenaires, cherchant l’image du mâle brut, intemporel, aventurier et sans attaches).

Cette année, la griffe de prestige a abandonné les hommes très populaires et actuels pour THE face : Alain Delon, photographié en 1966 par Jean-Marie Périer (initialement, le cliché montre une cigarette entre ses doigts…Certains champs d’application de la loi Evin sont vraiment trop stupides !).

Je ne pourrais jamais vous dire à quel point je suis amoureuse du Alain Delon de 1966. Précisément celui là : pas celui d’avant ni celui d’après 66. Je suis admirative de la beauté de celui-là même qui aimait passionnément Romy Schneider et se troublait du jeu de séduction de Jane B. dans le film  »La Piscine ». Je fond littéralement d’amour devant le Alain Delon qui fronçait les sourcils comme personne, et faisait l’amour à vos yeux rien qu’en vous regardant.

 Quelque chose m’étonne pourtant en regardant cette affiche : on sait bien qu’en 1966, Alain Delon a passé sa prime jeunesse. Il a en effet 31 ans. On sait aussi qu’il était d’une beauté renversante à 20 ans, alors pourquoi avoir choisi ce cliché ?

J’ai pensé qu’à ce moment là, sans doute, il a cette beauté fatale et mystérieuse propre aux hommes qui savent qui ils sont et n’ont rien à prouver, une beauté propre aux hommes de l’instinct, aux hommes libres.

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