Archive de la catégorie ‘Pretty things’

The end of HiStory : Michael Jackson

Lundi 29 juin 2009

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Comment peut-on avoir le doute ?

Je l’ai complètement boudé à partir de 1993, dès que les rumeurs d’attouchements sexuels ont fait la une des tabloids, dès le début de son procès, je me suis mise à le haïr. Et moi qui avait tant aimé la chanson « Billie Jean », je ne voulais plus l’écouter. Malgré tout le génie de « Off The Wall » et de « Thriller », je ne voulais plus rien entendre du Roi de la Pop. Même plus reconnaitre son oeuvre.

Et puis, pendant ma fête d’anniversaire, vendredi soir, un ami très proche m’a dit à peu près ceci : « Et si toutes ces histoires étaient des mensonges ? Et si son amour des enfants n’était pas déviant, juste de l’amour ? Et si le soit disant refus de sa négritude était en fait un refus de sa filiation avec son père, une haine de l’identité que lui a transmise ce père maltraitant, et une sorte d’effacement de ce qu’il a été ? »

Désormais, j’y pense.

J’ai réécouté des titres que j’avais oublié ou que je ne connaissais pas. Je l’ai revu dans des extraits de ses concerts, de ses apparitions : enfant surdoué, meilleur chanteur et plus grand performer de la planète. J’ai revu ce « freak » tenant son parasol, ses enfants purs wasp à ses côtés, ou tenant à bout de bras son bébé au dessus du vide. J’ai pensé à l’enfant qu’il n’a jamais été et qu’il a sans doute voulu retrouver (parce qu’un jour on veut tous retrouver des bribes de notre enfance, ce qu’il y a eu de meilleur, le peu parfois…), à sa probable solitude intime et sa détresse créative après l’album « Thriller »…

Et je vous jure que j’ai sincèrement espéré m’être trompée depuis 1993, j’ai espéré son innocence pour que je puisse le regretter sans retenue, sans que le doute ne m’assaille. Mais je ne sais pas. Je ne sais pas la vérité.

Dans les jours, les années à venir, certains mystères seront sans doute dévoilés. Des mystères sans conséquences et d’autres lourds et honteux peut-être.

Certains mystères demeureront illisibles.

Peut importe : Michael Jackson était déjà inscrit dans la Légende.

Good news

Mercredi 24 juin 2009

 

Quelles sont les raisons de se réjouir aujourd’hui ? 

 1) Yves Jego, Secrétaire d’Etat chargé à l’Outre Mer, vous savez, celui qui a fait exploser le budget déplacement de l’Etat en février-mars, est évincé du gouvernement. Il va enfin pouvoir faire un stage de confiance en soi dans le Vercors ou prendre des vacances découverte à la Guadeloupe : c’est l’occasion de découvrir l’île sans les émeutes, les barricades et les crachats.  Il faudra cependant qu’il prévoie : 1) un budget conséquent pour ses frais quotidiens : les prix sont en effet sensiblement les mêmes qu’avant, 2) de se préparer psychologiquement : il constatera par lui-même qu’il a vraiment été inutile.

2) Rama Yade est nommée au Ministère des Sports. Elle sera sans doute plus efficace que Laporte qui est resté dans les starting blocs alors qu’il devait se mettre au travail. Je crois qu’il a mis trop de temps pour son échauffement. Quelqu’un lui a dit que c’était un boulot un peu intellectuel ? Quelqu’un lui a dit qu’être mufle avec Rachida Dati ou avec une femme en général (vous vous souvenez de son air bourin quand il s’est cru obligé d’expliquer que l’enfant qui n’est pas de lui ?), on le paye tôt ou tard ? En même temps, je l’avoue : le choix du Ministre des Sports me laisse toujours de marbre. Aucun intérêt…si ce n’est d’avoir matière à rigolades quand je regarde les news.

3) Les soldes débutent aujourd’hui : juste au moment où j’ai envie de pas grand’chose (je projette quand même de faire les magasins samedi : des chaussures de trek+ un maillot de bain pour mes vacances+ des spartiates et une robe toute blanche pour le plaisir = voilà mon pas grand’chose. Je vous en reparlerai). Mais les soldes c’est toujours bien pour les autres : ceux qui veulent m’offrir un cadeau en promo pour mon anniversaire, par exemple (au cas où les gens que j’aime supporteraient encore ma grosse tête déprimée de juin).

4) Bientôt la gay-pride : le samedi 27 juin dans les grandes villes de France.  Je ne serai pas au défilé ultra festif, comme tous les ans, mais sachez que la gay-pride continue dans certains bars le soir et que personnellement, je boirai quelques mojitos pour le soutien des causes gay dans le Marais. 

5) Il fait beau. La grande question c’est « est-ce que ça va durer ? ». Peu importe. Profitons-en. 

 

 

 

 

Affinités

Mardi 16 juin 2009

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Comment l’on peut être happé par un album ou une chanson  ?

Il faut parfois savoir attraper le bon son, celui dans lequel vous rentrez sans peine. Il n’est pas question qu’il soit parfait, au contraire : il faut juste qu’il vous ressemble, qu’il vous imprègne, qu’il soit une seconde peau, qu’il soit juste vous.

Certains albums vous accompagnent dans votre quotidien et vous rassurent, d’autres vous ressemblent tellement que vous vous dites « si j’écrivais de la musique, ce serait ça ».

C’est ce que je me suis dit en découvrant la française Prince Miiaou (oui c’est une fille, seule), et son album « Safety First Ep ».  Je l’ai écouté par hasard, attirée par la pochette de l’album au visuel singulier : une fille entre deux chaises, une fille qui ne sait pas, qui n’est nulle part…

Un album rock indie, en anglais, du français sur certains titres. Et une chanson que j’ai apprivoisé, que je reconnais comme mienne en ce moment, symétrie exacte de ce que je suis, de ce que je sens : « No Compassion Available ». Une chanson ovni, que l’on apprivoise à force d’écouter le texte, d’essayer d’en pénétrer l’opaque signification. Je l’écoute en boucle, en me la rendant toujours plus intime : Il ya le texte et la diction de Prince Miiaou, le bruit de l’eau, les violons des dernières secondes : de la violence contenue, du désespoir pudique, de la tristesse dissimulée.

Mon autre album fétiche du moment est le premier album éponyme d’Izia (fille de Higelin, mais on s’en moque un peu, non ?), un rock comme un diamant non taillé, du brut, de l’énervé, du vrai. La voix magnifique d’Izia (18 ans) est comme marquée par la vie et la clope, mature, faisant penser, comme la voix de Prince Miiaou; à la P.J Harvey de 1993.

Le dernier titre de l’album d’Izia « Sugar Cane » me porte aussi très loin : mon hymne intime en quelque sorte, une chanson que j’ai l’impression d’avoir toujours aimée.

 Je vous parlerai un jour de Mansfield TYA, autre groupe rock français…Pour lequel j’éprouve du pur amour.

Let’s Meet on Saturday At 7 p.m

Lundi 15 juin 2009

 

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                                                                            Crédit photo : rtl.fr

Où donc retrouver Philippe Manoeuvre (puisque la Nouvelle Star est terminée)?

L’expert ès rock, le journaliste ultra génial et maître du bon mot, mon gourou, fait grand messe sur la radio RTL (eh oui celle des « Grosses Têtes »!), tous les samedis de cet été de 19h à 21h.

Durant deux heures, en direct, Phil Man explique, analyse, décortique quelques albums parmi ses préférés, ses plus mythiques, raconte  tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le rock sans oser le demander : de l’élaboration de la pochette, à l’enregistrement, des relations du groupe avec leur manager, à la mort tragique de certains des leaders…Deux heures pendant lesquelles les mystères sont enfin dévoilés, les légendes rétablies, tout ça porté par l’énergie et le délire d’un savant fou, j’ai nommé : Philippe Manoeuvre.

Entre quelques réclames, du jingle, des questions d’auditeurs (souvent très très pertinentes. Les connaisseurs sont au rendez-vous) et les informations de 20h, il est assez difficile de s’abandonner totalement aux récits et aux anecdotes de Philippe Manoeuvre. Trop d’éléments secondaires viennent interférer le conte. Car Philippe Manoeuvre, est avant tout un conteur.

De plus, le choix de l’horaire me laisse assez sceptique : le samedi de 19h à 21 h, est-ce un cadeau ? Pour la télévision, on appellerait cette case, un prime-time, mais pour la radio, je trouve que le créneau est plutôt fatal, non ?

La magie opère malgré tout : je suis une groupie, une fan, je l’ai déjà écrit mille fois sur ce blog. Ce que je ne vous ai pas dit, c’est que je mourrais d’envie d’écrire aussi bien que lui, d’avoir le sens de la formule instantanée et avoir ne serait-ce que le quart de ses connaissances. Le seul mec dont je suis une fan totale, sans qu’il existe une quelconque dimension sexuelle, il est pour moi une sorte de Woody Allen ou de Suzie Menkès de la musique.

Version 66

Mercredi 10 juin 2009

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Crédit photo : luxuo.fr

Alain Delon, version 66, c’est le diable en personne.

Jusqu’ici, Christian Dior nous avait habitués à certains visages pour les campagnes de pub de son parfum « Eau Sauvage » : Johnny Haliday, Zinédine Zidane (tous deux ayant sous doute servi à « populariser » le parfum) ou Corto Maltese (acheteurs un peu plus initiés, trentenaires, cherchant l’image du mâle brut, intemporel, aventurier et sans attaches).

Cette année, la griffe de prestige a abandonné les hommes très populaires et actuels pour THE face : Alain Delon, photographié en 1966 par Jean-Marie Périer (initialement, le cliché montre une cigarette entre ses doigts…Certains champs d’application de la loi Evin sont vraiment trop stupides !).

Je ne pourrais jamais vous dire à quel point je suis amoureuse du Alain Delon de 1966. Précisément celui là : pas celui d’avant ni celui d’après 66. Je suis admirative de la beauté de celui-là même qui aimait passionnément Romy Schneider et se troublait du jeu de séduction de Jane B. dans le film  »La Piscine ». Je fond littéralement d’amour devant le Alain Delon qui fronçait les sourcils comme personne, et faisait l’amour à vos yeux rien qu’en vous regardant.

 Quelque chose m’étonne pourtant en regardant cette affiche : on sait bien qu’en 1966, Alain Delon a passé sa prime jeunesse. Il a en effet 31 ans. On sait aussi qu’il était d’une beauté renversante à 20 ans, alors pourquoi avoir choisi ce cliché ?

J’ai pensé qu’à ce moment là, sans doute, il a cette beauté fatale et mystérieuse propre aux hommes qui savent qui ils sont et n’ont rien à prouver, une beauté propre aux hommes de l’instinct, aux hommes libres.

My daily News

Mardi 9 juin 2009

 

Qu’est ce qui me rend accroc à mon ordi ?

Presque quotidiennement, je lis des blogs : il y a ceux qui me font rire (souvent les illustrés, comme le blog hilarant « Tu mourras moins bête »), ceux que je consulte religieusement (sur la  »street fashion », comme le super blog de Garance Doré).

Certains sont très en vogue, toujours parfaits, alimentés par des passionnés qui évoluent dans des univers modeux fascinants et prennent le temps de nous prêter leurs yeux chaque jour.

Certains autres sont plus confidentiels, il faut savoir les débusquer dans la jungle très dense des blogs : émouvants, charriant tout ce que la vie a d’excitant, de joyeux mais aussi de difficile, de fatal pour le coeur. Certains utilisent les mots pour dire ce qui les écorche et ce qui les rend heureux, d’autres, les images, comme celui de Nat : 

http://anotherdayanotheroption.blogspot.com/

The perfect one

Jeudi 4 juin 2009

Un petit tour chez H&M peut-il me sauver de la crise ?

Je fais un saut dans la grande surface de la mode située rue de Rivoli : j’ai un quart d’heure à tuer et j’ai envie de voir ce qui se passe chez le faiseur de vêtements suédois. Je sais qu’en 15 minutes, c’est possible en appliquant une stratégie très simple : les portants sont rangés par codes couleurs. J’élimine d’emblée le rose fushia et les imprimés léopard et ceux trop criards. Grâce à mon champ d’investigations réduit, je supprime bon nombre de produits (au risque de passer à côté de choses très intéressantes).

Dans les 5 dernières minutes de ma petite visite, je tombe sur une jupe en toile, couleur beige, couleur qui est placée en dehors de mes attirances chromatiques même en été, mais là, je ne sais pas…l’angoisse de partir les mains vides, le prix défiant toute concurrence, le soleil…je la prends sans passer par la case essayage, avant que le doute ne s’insinue en moi, et je pars presque en courant après avoir réglé les quelques euros qu’elle coûte (un péché de ne pas acheter à ce prix là !).

Une fois chez moi, j’essaye la jupe (après vérification, je n’ai pas perdu le ticket en cas de nécessité d’échange). Eh bien, je la trouve quasi parfaite : la couleur sur ma peau, la longueur et j’ai même trouvé un t-shirt assorti dans mon armoire. Mes fesses sont pas mal non plus… pour une fois que je ne me plains pas ! C’est fou parfois la chance qu’on a.

Je me félicite alors de rater la dernière collection Williamson de chez H&M, celle qui est censée déplacer les foules, celle avec des plumes de paon multicolores, un truc à faire une fixation psychotique sur les paons et le bleu roi. Je m’en félicite doublement : surtout s’il s’agit de trouver la jupe toute simple beige mais idéale.

 

 

Interruption momentanée des programmes

Mercredi 3 juin 2009

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Courte pause dans mes posts : Je prépare en effet mes vacances d’été au très grand soleil. Un périple un peu roots et très passionnant. Je vous en reparlerai dans quelques semaines.

Je reviens dès jeudi soir.

From my body and maybe to my mind

Vendredi 29 mai 2009

Où laisser son corps s’exprimer librement ce week-end (autrement  que sexuellement. Quoique.) ?

 Depuis le 26 mai et jusqu’au 31 mai, le Parc de la Villette vit sous le signe du rock et de l’électro. Deux grosses soirées conceptuelles vont rythmer l’évènement « We Love Sonique : From The Body To The Mind ».

La première, ce soir, à partir de minuit, « Side A : The Body » promet d’électriser les corps au son des DJ les plus pointus du moment (entre autres : Diplo, Omar Souleyman et Jesus Lizard) : du drum, du ryhtme, du mouvement, de l’excellent clubbing en somme. On dit dans le milieu que ce sera une soirée très bitchy, entendez  par là qu’elle sera pleine d’une énergie délirante pendant laquelle on laissera place aux sensations, au ressenti, aux « instincts primitifs » donc soirée un peu débridée.  

 La seconde, dimanche, à partir de minuit « Side B : The Mind » s’adressera à un public « d’écoute », pour de l’électro-rock plus minimale. Les adeptes de la scène électro allemande seront sans doute assez satisfaits de voir l’avant-garde berlinoise se produire lors de cette session unique à Paris. 

Je trouve le prix un peu dissuasif (22 euros). Mais j’ai un pass humain qui accompagne mon petit groupe d’amis, alors…

Je choisis la « Side A… ». Je crois qu’elle correspond mieux à mon côté « rebel and bitchy » ! 

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The Rolling Stones : tonight show

Mardi 26 mai 2009

Où serai-je mercredi soir, en première partie de soirée ?  

Devant mon petit écran de télévision pour ne pas rater « Shine The Light » le documentaire sur les Rolling Stones filmé par Martin Scorsese, sur Canal +.

Grâce à ses 17 caméras, Martin Scorsese, fan du groupe (il a utilisé le morceau « Gimme Shelter » dans au moins 3 de ses longs-métrages), filme au plus près le grand concert des Rolling Stones à New York en 2006, concert au profit de la Fondation Bill Clinton.

De l’organisation logistique à la prestation scénique des dieux du rock, nous prenons plaisir à les entendre et surtout les voir (le visage de Mick Jagger !) interpréter des classiques « I can’t get no (Satisfaction) » ou « Brown Sugar » et d’autres chansons de leur répertoire. Les longs plans du concert plein de leur énergie communicative sont entrecoupés d’images d’archives qui nous renseignent sur leur jeunesse, leurs espoirs et leurs excès.

Ainsi, par le biais du réalisateur, il nous est permis de découvrir, dans une certaine mesure, l’intimité du groupe légendaire dans un film bourré d’humour, de bon rock (l’âge altère toutefois certaines interprétations), et d’anecdotes sur certaines chansons.

Par exemple, pour « Brown Sugar » sur l’album « Sticky Fingers » de 1971, j’ai appris tardivement que la chanson parle non seulement d’héroïne mais aussi d’esclavage et de cunnilingus !

Je ne peux que vous conseiller, si vous aimez les Rolling Stones et les seventies, de visionner (peut-être trouvable en DVD ?) l’excellentissime documentaire « Gimme Shelter » d’Albert Maysles sur la tournée des Stones en 1969 et leur concert d’Altamont. Mieux que saisir les Rolling Stones, c’est toute une époque que l’on parvient à décrypter.

           

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