Archive de la catégorie ‘Pretty things’

Wish List

Mercredi 8 avril 2009

 Est-il raisonnable de croire au Père Noel, à dieu, et à la mode ?

 Très cher petit papa de Noel de la mode,

    Je sais que ce n’est pas Noel mais on peut faire appel à toi quand on veut, non, en vrai ?

   Je suis une bonne fifille très très sage tout au long de l’année. (Que celui qui a quelque chose à dire contre ça se manifeste maintenant ou se taise à jamais). Je me tiens bien, je suis polie et j’essaie de te faire honneur tous les jours, y compris le week-end, en m’habillant avec un peu de goût. Il est vrai que je ne prends pas beaucoup de risques : Je ne suis pas encore de celles qui osent le jogging loose avec des bottines cloutées, à la Isabelle Marant, mais ça ne saurait tarder. Je te le promets.

    Malgré mon attitude absolument irréprochable, je ne quémande jamais rien : je ne dresse jamais de liste de Noel, ni d’anniversaire. Je n’ai pas dit que je ne recevais rien, hein, c’est juste que je ne demande rien, pour la bonne raison que tout le monde SAIT et SENT ce que je désire (c’est comme ça qu’un de mes amis parvient à anticiper sur mes passions modeuses).

    Est-ce que toi aussi tu devines les objets de mes désirs ?

    Est-ce que tu as lu dans mon cerveau de chic fille que je veux ça ?

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     Est-ce que tu as aussi saisis la flamme qui anime tout mon corps lorsque je passe devant un magasin Maje ? Je voudrais que tu opères un miracle : que mon armoire ressemble à une vitrine Maje voire au magasin entier avec les portants et tous les vêtements et les accessoires (notamment une paire de sandales compensées couleur grain de raisin écrasé) et qu’en plus tous les matins j’aie ce look tellement rock, tellement glam’.

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Je suis certaine que mon petit papa Noel de mode ressemble à Karl Lagerfeld en beaucoup plus compréhensif et qu’il va accéder à tous mes désirs. Surtout qu’ils ne sont pas si nombreux, ni si extravagants. J’aurais pu lui demander de m’allonger les jambes de 10 cm ou de me faire ressembler à une fille Balmain, mais non. Je reste raisonnable : c’est à portée du pouvoir du dieu de la mode, non ?

PS : je t’envoie bientôt la suite de ma wish-list, ok ? Bisous.

IrenaS

Mardi 7 avril 2009

                                                          

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                                                                                   »What we feel most has no name »

                                                                                                  par IrenaS

 Peut-on s’émouvoir de tout ? 

Je ne sais pas faire de belles photos. Du coup, je n’en prends jamais, ni en vacances, ni en soirée, ni en famille, même pas avec mon téléphone portable. Toute tentative de cliché se transforme en une bouillie informe, floue, la mise au point est toujours hors sujet. Mes photos sont toutes systématiquement ratées. Ce n’est pas « mon truc ». Je sais ce qui est beau mais je ne sais pas faire le beau. Alors quand je tombe en arrêt sur des photos qui me font vibrer…

J’ai découvert la galerie d’IrenaS par hasard. Ses paysages sont travaillés comme des polaroïds jaunis par le temps qui passe. J’ignore si sa technique est irréprochable, si les différents logiciels photo facilitent le travail. D’ailleurs, je ne cherche pas outre-mesure : les créatifs ont tous leur secrets de fabrication.

Ce que je sais en revanche, c’est que les productions d’IrenaS me touchent. Ses marines, ses lacs, ses forêts aux arbres nus me parlent (plus que ses sujets urbains). Ils semblent emplis de mots jamais prononcés. Seuls les titres parfaitement choisis révèlent un peu du silence.

Back to Basics

Lundi 6 avril 2009

 Comment rendre les choses plus simples ?  

Toute la soirée de vendredi, l’un de mes très bons copains n’arrête pas de parler de sa passion pour le vélo : le moins que je puisse faire c’est de me montrer super concernée par le sujet alors que je suis déjà mentalement au créneau suivant sur mon planning. Et puis, tout à coup, il parle d’esthétique. Et là, ça devient tellement passionnant que je lui demande de repartir à zéro.

Depuis le début de la soirée, il me parle du « singlespeed » : il s’agit d’un vélo (VTT ou course) mono-vitesse. Le vélo se résume donc à sa plus simple expression : 2 roues, un cadre, un pédalier, une chaine, une vitesse, ce qui a pour particularités de le rend léger, demande moins d’entretien et, selon les puristes, apportent des sensations uniques. Sa ligne fait penser à un vélo d’une autre époque : parfois du début du siècle, noir ou chocolat avec la guidoline assortie. Certains se la jouent esthètes en installant une selle en cuir. D’autres harmonisent les coloris façon seventies. Autant dire du pur vintage !Tandis que des extrêmistes, comme les coursiers new yorkais, adoptent le modèle »fixies » (pas de roue libre) : urban fashion garantie…

Les bobos l’ont adopté depuis quelques temps : le singlespeed est en passe de devenir un phénomène de mode ET un manifeste anti-consumériste (contre les majors du cycle qui proposent toujours plus d’accessoires à des prix toujours plus élevés).

Ah ! Mes Patrick Héritage aux pieds sur un singlespeed assorti ! Je m’y vois déjà !Si j’aimais le sport et l’effort. 

Mon ami vante la ligne simple, sans fioritures du singlespeed et en me parlant de ses convictions esthétiques, évoque, sans s’en rendre vraiment compte, sa philosophie : ne pas se compliquer la vie, aller au plus simple. Il parle d’alléger son quotidien pour rendre la route plus facile, plus légère. Ne garder que l’essentiel. Aller droit devant soi.

Souvent, c’est fou ce qu’on apprend de ses amis en les écoutant parler de leurs convictions esthétiques…

                                                     

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Candy girl

Vendredi 3 avril 2009

Hétéro toujours, hétéro pour toujours ?

Le secret d’une bonne série télé c’est :

1) que l’on puisse s’identifier à l’un ou l’autre des personnages principaux

2) qu’ils fassent partie du camp des méchants ou des gentils, que l’on finisse pas s’attacher aux personnages ou au scénario.

3) que les personnages nous fassent rêver, pleurer, en un mot qu’ils nous émeuvent.

4) Un minimum de sexe.

C’est ce que j’ai trouvé tout au long des 6 saisons de la série américaine The L Word.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas : une bande de copines pour la plupart lesbiennes, certaines bi ou hétéro, toutes évoluant dans un milieu plutôt « bobo », plutôt très très belles, s’aiment, couchent, se trahissent, font des enfants, font des projets (artistique, cinématographique, de transexualité, etc…) tout ça sur un fond de fêtes et de sexe (explicite) à Los Angeles.

Je visionne ces temps-ci les derniers épidodes de la 6ème et dernière saison (le dernier épisode a été projeté aux Etats-Unis, il y a quelques semaines) et je sais que je vais sentir comme la fin d’une histoire d’amour. Celle que j’entretenais avec Shane (Katerine Moenning), la fille androgyne de la série (celle au t-shirt blanc sur la photo). Je la trouve à tomber par terre : elle est une sorte de pendant du bad boy mais douée d’une sensibilité féminine, d’une sensualité absolue, et sa voix de velours ajoute un glamour infini à ce portrait assez flatteur (d’où V.O obligée). C’est un peu le Dom Juan de la série, celle qui brise les coeurs, celle au contact de qui on se brûle irrémédiablement les ailes. Et bien Shane, si je la rencontrais un jour et qu’elle me draguait, je lui dirai ouiouioui immédiatement. 

Je suis depuis longtemps exclusivement attirée par les hommes. Mais voilà. Pour moi, il y a des choses qui ne revêtent pas tant d’importance, a priori, surtout dans ce cas là.

Il suffit d’un petit quelque chose de différent, un feeling particulier, être sensible au charme et au style de quelqu’un, suffisamment pour se sentir irrésistiblement attiré. Exit les préjugés liés au sexe, à la situation familiale, au milieu social. Parfois il faut savoir se laisser aller au bon, au bien, au beau. Juste se laisser glisser vers son désir. C’est tout.

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My pretty girl

Jeudi 2 avril 2009

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L’absence d’objectivité est-elle toujours recevable ? 

Je ne parviens pas du tout objective quand il s’agit de Kate Moss. A quoi ça sert l’objectivité, franchement ? A faire des choix centristes, des choix neutres, à aller complètement à l’inverse des passions ?

Malgré l’affaire « coke-gate », malgré les anciennes rumeurs de troubles alimentaires, ou de comportement incontrôlable avec P. Doherty, malgré les paparazzi qui la prennent sous des angles peu flatteurs (c’est leur fonds de commerce, non ? Rien à voir avec sa plastique irréprochable), malgré les jalouses qui mettent des commentaires méchants dès qu’une news parait sur elle (le site d’un hebdo féminin regorge de com’s de filles qui la haïssent viscéralement), malgré ses « fautes de goûts »(my god, les Uggs !), malgré tout… J’aime Kate Moss et je la trouve sublime.

Pour sa neuvième collaboration avec Topshop, K. M. a créé des pièces inspirées des seventies. A priori, l’enseigne va dévoiler sa nouvelle collection ce matin, alors je vais de ce pas surfer sur le site pour tout découvrir. Sans doute sublimissime.  A son image.

Je suppose que personne ne pourra dire le contraire…

Falling in love with…

Mercredi 1 avril 2009

                                

Est-il possible de fantasmer sur Patrick ?

Je porte très rarement des baskets : juste de temps en temps, le week-end, en vacances. Ce que je préfère c’est les porter genre 70′s avec un jean vintage à pattes d’éph’. Sauf que.

Sauf que je peux faire mieux que mes Converse et mes Tiger. Je pensais m’acheter des Adidas vintage. Jusqu’à ce que la marque Patrick Héritage rentre dans ma vie hier matin via une des super-blogueuse française.

Quand je les ai découvertes, j’ai pensé à envoyer le lien à tous mes amis en leur rappelant la date de mon anniv’ (« à raison de 10 euros par personnes, 8 d’entre vous pourront me les offrir »). Bon, j’ai abandonné l’idée. J’ai aussi imaginé le pire : toute la blogosphère découvrait le modèle Marathon sur le site de l’Express et écoulait le stock avant que je n’aie pu dégainer ma carte bleue. Du coup, je les voulais NOW ! Mais Patrick patientera un peu : le coup de foudre doit perdurer plus de deux jours, sinon c’est bullshit.

Cet équipementier sportif existe depuis le début du siècle dernier semble-t’il. Il réédite de superbes sneakers et baskets pures seventies et heighties.

La marque a eu la brillante idée de mettre un florilège de ses pubs rétro. Le meilleur du passé, l’excellence rétro est de retour : c’est exactement ça la définition du vintage. Du coup, ma passion est décuplée : toutes ces formes, ces semelles à crans, le renfort qui remonte sur le dessus de la chaussure et ces coloris harmonisés par je ne sais quel génie : ça me fait soudainement aimer les couleurs primaires !

Be mine Patrick !

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Les Seins de Glace #2

Vendredi 27 mars 2009

20h30 : (je sais qu’il y a un sacré trou dans mon emploi du temps) Je passe chez moi me doucher et surtout réchauffer mes deux glaçons. J’ai une envie urgente d’un soutien gorge en fourrure.

21h30 : Dîner au Zango. J’y retrouve mon adversaire de défi : « alors ? », demande t’il avec un regard lourd de sous-entendus sur les deux reliefs sous ma robe tunique violette toute fine, du genre « Fuck la pudeur ». 

21h30 : « Tu vois bien qu’ils sont libres, non ? ».  Pour preuve, je me mets à sautiller.

21h31 : Ses pupilles se dilatent et ses lèvres s’humidifient. En vrai, il commence à m’agacer.

21h31 : « Tu ne te sens pas mieux sans ce rempart au monde ? En 1969, les femmes ont brûlé leur soutien-gorge pour se libérer d’un joug, et blabla… » 

21h35 : Pendant qu’il parle, je remarque un garçon à la table d’en face, qui a dû voir l’étendue de ma liberté. Son regard gourmand me transforme en macaron Pierre Hermé. 

21h36 : Je suis myope mais je reconnais le potentiel esthétique du garçon qui me sourit lascivement. J’ai envie de lui demander : « Are you talking to me or to my boobs ?” 

21h37 : Mon pote de défi glose toujours sur le soutien-gorge. Je le soupçonne de vouloir se rincer l’œil à moindre frais, voire même de vouloir tâter du sein. (mon gabarit est minus mais ça n’a pas l’air de le décourager). J’ai soudainement envie de lui arracher les yeux.

21h39 : Je ne peux pas m’empêcher de lâcher un « Ta g***,  donne moi mon t-shirt American Vintage ». 

21h40 : J’obtiens ENFIN ma promesse de don et la paix. C’est de l’or le silence ! C’est de l’or mon t-shirt A.V.

23H45 : Je ressemble un peu à la « Mélissa » de Julien Clerc : « les seins tout pointus ».

23h46 : J’en ai marre qu’on ne me regarde pas dans les yeux. Je mets mon gilet. Finie la comédie.

Leçons à tirer de ce pari ridicule ?

1) Arrêter de faire open-bar avec des nostalgues de 68, surtout quand ils ont moins de 30 ans et qu’ils sont imbibés d’alcool. 

2) Me lancer dans les paris que je suis sûre de gagner : cette petite entreprise pourrait me sauver de la crise.

3) Il en faut bien peu aux garçons pour s’émouvoir, non ?  Y’a t’il 1 ou 2 garçons pour me donner un avis sur le sein galopant ? Pourquoi les garçons pensent-ils que lorsqu’on est free dans la tête, on est open du cul ? Qui peut me répondre ?

4) Faire des jours « sans… » plus souvent. Et décliner le concept comme l’a suggéré Zaraki (Oui Zaraki, tu as tout compris c’est vendeur). Nat a fait ça avec son jean. Je pourrais faire une journée sans maquillage. Moi je trouve ça drôle. Et puis souvent c’est une petite victoire sur soi-même.

Les seins de Glace #1

Jeudi 26 mars 2009

Tout est parti d’un défi que m’a lancé un de mes copains du genre « toi qui parles de vivre libre, tu ne crois pas que le soutien gorge est un rempart à ta liberté ? » (Le 7ème mojito nous encourageait à « hautement » philiosopher). Après moults arguments sur ma liberté totale, on finit par parier un t-shirt American Vintage que je suis cap’ de ne pas en porter. ça vaut le coup de gagner, non ?

D’où acte hier :

8h00 : j’enfile mon t-shirt American Vintage blanc, tout fin, et très transparent. Un de ceux qui me rendtropsexyjeladorealafolie. Je me rends compte qu’on voit tous les détails du grain de la peau…  

8h05 : J’appelle ledit copain du défi : « ça ne vas pas être possible ». « Mais si », il me répond illico. Je le traite de « Pervers » et je raccroche. Je me suis fait un ennemi.

8h07 : je sais quel modèle de t-shirt je vais lui demander de m’acheter quand j’aurai gagné : un modèle très cher.

8h15 : Je sors de mon immeuble. Fuck, le vent : les courants d’air me font des seins de glace.

8h16 : je dois courir après le bus. C’est dingue ce qu’ils sont free ces deux là sous mes fringues !

9h00 : je l’avoue, je porte une petite veste, à cause des courants d’air à mon bureau. Je m’aperçois qu’on voit mes auréoles…mais juste quand je bouge les bras.

9h01 : ma DRH lesbienne au regard inquisiteur scrute mon t-shirt à hauteur de poitrine, alors qu’elle boit un café au distributeur. Je suis coincée avec elle, pendant que mon café coule. C’est long. Très long.  Elle me dit qu’elle aime bien ma tenue.

9h02 : je regrette d’être allée à la machine à café.

9h15 : je me rends compte que mon univers professionel est essentiellement féminin et que les garçons présents sont gentils. QUE gentils.

9h16 : j’ai tendance à croiser les bras quand les garçons QUE gentils passent.

11h10 : quand je tends le bras vers mon pot à crayons ou vers le téléphone, ma veste s’entrouvre. Je crois bien que ce garçon, qui vient exceptionnellement, est resté bloqué sur la vision qu’il a eue. Il ne décolle pas de mon bureau. Je le sens tendu…

13h00 : j’ose enfin me déplacer.

13h30 : j’ai pris mon après-midi. J’attends deux copines à la terrasse chauffée d’un restaurant, rue Montorgueil.

14h10 : J’ai une touche avec une table. Je pose le coude sur le dossier de chaise de ma copine, ce qui a pour effets d’ouvrir ma veste et d’affoler la tablée de rockers. Est-ce que Philippe Manoeuvre est là ? J’ai des trucs à lui dire et à lui montrer.

14h12 : Une de mes copines pouffe de rire. L’autre s’étrangle avec son saumon fumé. Elle a enfin pris conscience de mon nouvel appât : « P***, t’as pas de soutif !? ».

14h45 : J’ai un rendez-vous. Je sens que la table de rockers veut m’y accompagner en santiags et moto. Je leur lance un sourire du genre « sorry » au moment de déguerpir de là.

15h00 : mon rendez-vous…

Je vous laisse découvrir la suite de mon pari…demain.

24 heures de la vie d’une femme sans…

Mercredi 25 mars 2009

 

                                                         

Demain, je vous raconterai heure par heure ma journée de mercredi sans soutien-gorge,  : au boulot, puis à un déjeuner entre filles, et une soirée entre potes, sans pare-feu, sans bouclier contre le monde, toute nue sous mon t-shit American Vintage…

Une première pour moi surtout dans le contexte professionnel…A demain pour le récit de ma liberté nouvelle !

 

Another Wild Road

Lundi 23 mars 2009

Samedi, 22h, bar du Mamma Shelter. A côté de moi, une fille moulée dans un jean, que l’on dirait fait sur mesure sur ses fesses. Les garçons qui m’accompagnent entament la danse des abeilles autour d’elle, tandis qu’ils admirent son fessier, lequel, selon leur expertise, doit endurer des heures de sport pour avoir une apparence aussi ferme, un dessin aussi pur, et blablabla…

Je passe pour une jalouse (non mes fesses ne font pas des virgules, ou je ne sais quelle image du sourire de Buddha !) en affirmant que le jean y est pour quelque chose. On cherche la marque. On reconnait un modèle Levi’s. Mais pour certains d’entre nous, la marque Levi’s, avant d’être l’excellence du jean, c’est l’excellence marketing.

Il y a quelques années, l’industrie du jean sonnait le glas de la marque Levi’s : la concurrence à l’image jeune et fashion (Diesel, Cheap Monday…) s’étant bien installée dans l’esprit et dans les dressings des 15-20 ans. 

C’était sans compter sur une nouvelle stratégie de vente de la marque : à partir de 2007, des campagnes publicitaires dans l’air du temps, axées sur le mode de vie rêvé des vingtenaires : la Liberté : liberté des corps, liberté d’expression, liberté des choix…

Celle que vous voyez en ce moment est « Live Unbottoned » (« unbottoned » signifiant littéralement « déboutonné », j’opterais pour une métaphore du genre vivre sans attaches, sans entraves).

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Le catalogue printemps-été 2009 de la marque Levi’s est construit comme un carnet de voyage, intitulé « Another Wild Road », une sorte de road movie à la cool, une virée en cadillac vers les grands espaces. Encore un rêve d’évasion…

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Et bien sûr, une série de spots que vous connaissez sans aucun doute (les garçons et les filles s’y déshabillent, courent, se battent contre eux-mêmes, vivent) de véritables courts-métrages plein d’humour et de sensualité autour de la rencontre de l’autre et de soi-même et du sexe, tout cela sur un fond sonore parfois intéressant.

Si la vie ressemble à une pub Levi’s, je veux bien prendre l’ »Another Wild Road ». Tout de suite.

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