D.C

5 juin 2009

 

David Carradine, 72 ans, est mort. 

Ceux qui ont moins de 25 ans, ou bien aucune culture télé des années 80, ou qui n’ont pas vu « Kill Bill »  ignorent sans doute qui est David Carradine. 

Il s’agit du héros de la série « Kung-Fu » (fin des seventies avec des rediffusions dans les années 80) et le Bill de « Kill Bill ». Ingmar Bergmar et Martin Scorsese l’ont fait tourner également.

La série « Kung- Fu » fut mon initiation à l’Asie, ma première approche cinématographique des arts martiaux, tous les prémices de ma passion pour l’Asie et son cinéma. Ah ces ralentis sur des coups de pied du tigre ! Ce baluchon trainé sur toutes les routes à la recherche de soi-même…une vraie philosophie cette série ! 

Il a été retrouvé pendu dans une chambre d’hôtel à Bangkok, lors d’un tournage. Au départ, on a crié au suicide. Et puis moi, en vieille routarde des pratiques sexuelles les plus glauques, j’ai supputé qu’un jeu sexuel avait sans doute mal tourné (comment ? Le héros de Kun-Fu avait donc une vie intime ?!). Une dépêche d’info vient de corroborer mes suspiscions. Je ne vous donnerai pas les détails ici, mais en cherchant un peu vous verrez que c’est une mort dans une posture particulière. Pourvu qu’il se soit éteint en plein trip…


The perfect one

4 juin 2009

Un petit tour chez H&M peut-il me sauver de la crise ?

Je fais un saut dans la grande surface de la mode située rue de Rivoli : j’ai un quart d’heure à tuer et j’ai envie de voir ce qui se passe chez le faiseur de vêtements suédois. Je sais qu’en 15 minutes, c’est possible en appliquant une stratégie très simple : les portants sont rangés par codes couleurs. J’élimine d’emblée le rose fushia et les imprimés léopard et ceux trop criards. Grâce à mon champ d’investigations réduit, je supprime bon nombre de produits (au risque de passer à côté de choses très intéressantes).

Dans les 5 dernières minutes de ma petite visite, je tombe sur une jupe en toile, couleur beige, couleur qui est placée en dehors de mes attirances chromatiques même en été, mais là, je ne sais pas…l’angoisse de partir les mains vides, le prix défiant toute concurrence, le soleil…je la prends sans passer par la case essayage, avant que le doute ne s’insinue en moi, et je pars presque en courant après avoir réglé les quelques euros qu’elle coûte (un péché de ne pas acheter à ce prix là !).

Une fois chez moi, j’essaye la jupe (après vérification, je n’ai pas perdu le ticket en cas de nécessité d’échange). Eh bien, je la trouve quasi parfaite : la couleur sur ma peau, la longueur et j’ai même trouvé un t-shirt assorti dans mon armoire. Mes fesses sont pas mal non plus… pour une fois que je ne me plains pas ! C’est fou parfois la chance qu’on a.

Je me félicite alors de rater la dernière collection Williamson de chez H&M, celle qui est censée déplacer les foules, celle avec des plumes de paon multicolores, un truc à faire une fixation psychotique sur les paons et le bleu roi. Je m’en félicite doublement : surtout s’il s’agit de trouver la jupe toute simple beige mais idéale.

 

 

Interruption momentanée des programmes

3 juin 2009

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Courte pause dans mes posts : Je prépare en effet mes vacances d’été au très grand soleil. Un périple un peu roots et très passionnant. Je vous en reparlerai dans quelques semaines.

Je reviens dès jeudi soir.

Full of Beauty

2 juin 2009

Pourquoi ne pas trop en faire ?

Vendredi soir, alors que la fête bat son plein, je fais la connaissance de Marianne.

Marianne, jolie fille sympa d’une vingtaine d’années, porte ce soir là une chemise à fines rayures blanches et bleu ciel cintrée sur un jean bootcut clair et une veste en cuir chocolat. Le tout orienté seventies. Sa chemise est très très froissée, au point qu’elle donne l’impression de sortir tout juste de sa triste condition de boule des tréfonds d’une armoire. Malgré cette apparence négligée, cet air de « je n’y pense pas », Marianne a un je-ne-sais-quoi qui la rend parfaite : beaucoup d’allure et une sorte de grâce décontractée. Une « coolitude » agréable à l’oeil. Ce n’était pas seulement le chemisier qui donnait cette impression, c’était un ensemble, une harmonie entre sa façon d’être et sa tenue.

Ca m’a fait penser à Jane B. Sa nonchalance frôlait parfois le lascif. Et j’aimais constater, il y a quelques années, combien son côté «  j’ai mis ce qui me tombait sous la main » mettait en valeur, son attitude, sa personnalité.  Ses t-shirt oversize lui tombaient sur l’épaule et ses pantalons à la coupe parfois masculine renforçaient le sentiment qu’elle y pensait à peine. Elle créait le style loose avant l’heure, le boyfriend jean avant même que Vogue et Elle n’exposent le concept.

 Certaines femmes savent porter les vêtements sans vraiment y penser. C’est beau.

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From my body and maybe to my mind

29 mai 2009

Où laisser son corps s’exprimer librement ce week-end (autrement  que sexuellement. Quoique.) ?

 Depuis le 26 mai et jusqu’au 31 mai, le Parc de la Villette vit sous le signe du rock et de l’électro. Deux grosses soirées conceptuelles vont rythmer l’évènement « We Love Sonique : From The Body To The Mind ».

La première, ce soir, à partir de minuit, « Side A : The Body » promet d’électriser les corps au son des DJ les plus pointus du moment (entre autres : Diplo, Omar Souleyman et Jesus Lizard) : du drum, du ryhtme, du mouvement, de l’excellent clubbing en somme. On dit dans le milieu que ce sera une soirée très bitchy, entendez  par là qu’elle sera pleine d’une énergie délirante pendant laquelle on laissera place aux sensations, au ressenti, aux « instincts primitifs » donc soirée un peu débridée.  

 La seconde, dimanche, à partir de minuit « Side B : The Mind » s’adressera à un public « d’écoute », pour de l’électro-rock plus minimale. Les adeptes de la scène électro allemande seront sans doute assez satisfaits de voir l’avant-garde berlinoise se produire lors de cette session unique à Paris. 

Je trouve le prix un peu dissuasif (22 euros). Mais j’ai un pass humain qui accompagne mon petit groupe d’amis, alors…

Je choisis la « Side A… ». Je crois qu’elle correspond mieux à mon côté « rebel and bitchy » ! 

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En eaux troubles

28 mai 2009

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Parfois, je me demande si ma copine Sasha (celle qui rate toutes ses aventures sentimentales et sexuelles, malgré sa beauté de madone) n’aurait pas raison : ne pas bouger, ne pas aller vers, rester en soi-même, et qu’autrui n’existe pas. On se fait moins mal sans doute à se cogner contre soi-même plutôt que contre les autres ?

J’aimerais parfois être sûre de ça…

The Rolling Stones : tonight show

26 mai 2009

Où serai-je mercredi soir, en première partie de soirée ?  

Devant mon petit écran de télévision pour ne pas rater « Shine The Light » le documentaire sur les Rolling Stones filmé par Martin Scorsese, sur Canal +.

Grâce à ses 17 caméras, Martin Scorsese, fan du groupe (il a utilisé le morceau « Gimme Shelter » dans au moins 3 de ses longs-métrages), filme au plus près le grand concert des Rolling Stones à New York en 2006, concert au profit de la Fondation Bill Clinton.

De l’organisation logistique à la prestation scénique des dieux du rock, nous prenons plaisir à les entendre et surtout les voir (le visage de Mick Jagger !) interpréter des classiques « I can’t get no (Satisfaction) » ou « Brown Sugar » et d’autres chansons de leur répertoire. Les longs plans du concert plein de leur énergie communicative sont entrecoupés d’images d’archives qui nous renseignent sur leur jeunesse, leurs espoirs et leurs excès.

Ainsi, par le biais du réalisateur, il nous est permis de découvrir, dans une certaine mesure, l’intimité du groupe légendaire dans un film bourré d’humour, de bon rock (l’âge altère toutefois certaines interprétations), et d’anecdotes sur certaines chansons.

Par exemple, pour « Brown Sugar » sur l’album « Sticky Fingers » de 1971, j’ai appris tardivement que la chanson parle non seulement d’héroïne mais aussi d’esclavage et de cunnilingus !

Je ne peux que vous conseiller, si vous aimez les Rolling Stones et les seventies, de visionner (peut-être trouvable en DVD ?) l’excellentissime documentaire « Gimme Shelter » d’Albert Maysles sur la tournée des Stones en 1969 et leur concert d’Altamont. Mieux que saisir les Rolling Stones, c’est toute une époque que l’on parvient à décrypter.

           

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Le charme discret de la fille ordinaire

25 mai 2009

Pourquoi un garçon ne veut pas faire sa vie avec Natalia Vodiavona ?

J’ai un ami proche qui, pour des raisons professionnelles, se « balade » entre les bureaux du magazine Vogue et le siège de la marque Chloé. Il s’extasie systématiquement sur la plastique irréprochable des filles qui travaillent dans les locaux de ces deux marques : leurs visages diaphanes, leurs poitrines fières bien que peu lestées, leurs jambes qui n’en finissent pas, mises en valeur été comme hiver par des jupes en voiles microscopiques et transparentes. Il me décrit les belles filles, toujours bien mises, jamais fanées, jamais fatiguées ou si, mais ça ne se voit pas, qui ne marchent pas, qui survolent la terre, qui traversent toujours une rue  à contre jour en robe blanche, cheveux longs dans la brise du mois de mai…

Je lui demande si, quand il rentre chez lui, ce n’est pas trop difficile de retrouver sa « madame-tout-le-monde » (enfin, j’exagère, c’est juste pour exprimer la différence entre les beautés fatales recrutées chez les Vogue et consorts  et…nous toutes, le reste du monde). Il me dit que non et m’explique pourquoi :

Les bonnes raisons :

  • Sa copine est déjà très jolie et s’habille avec goût (rarement du griffé mais du très seyant).
  • Ces filles sublimissimes donnent l’impression d’être en perpétuelle compétition. Une fille qui se bat constamment contre ses semblables risque d’être aigrie, de rester centrée sur elle-même et d’être inintéressante. 

Les moins bonnes raisons :

  •  Avec une fille Chloé ou Vogue, tu te sens obligé d’être à ton avantage. Pas de laisser aller possible, donc pas de soirées bières et chips devant un match de foot. Pas le droit de prendre du poids, donc interdiction de manger du chorizo et des tapas même pendant des vacances à Ibiza. Ce qu’il ne dit pas, mais que je commence à saisir clairement, c’est qu’avec madame-tout-le-monde, la fille de tous les jours, tu peux devenir mou de la fesse sans scrupules.
  • Une fille comme celle-ci, doit coûter très cher (« Chéri, il me faut des culottes : je dois aller chez  Eres, on se retrouve après au Bar à Champagne des Galeries Lafayette ? Je commande un taxi tout de suite ») ! Les filles bradées sont celles qu’on use dans la vie quotidienne. 
  •  Tu as trop l’angoisse de te la faire piquer (pour madame-tout-le-monde, tu vois venir l’ennemi de très loin. Mademoiselle Vogue, c’est plus rapide : les hommes plus riches et plus puissants que toi dégainent leurs arguments en un dixième de seconde : genre super premium gold card). Et en même temps, c’est ton sésame pour enfin rentrer au Milliardaire et dans tous les lieux hype sans te sentir pitoyable (sous-entendu qu’avec ta madame-tout-le-monde, tu te sens trop fade, et que tu rentres à peine chez Carrefour sans te faire refouler par le vigile ?). 

C’est bizarre : c’est exactement pour toutes ces raisons que nous renonçons à Johnny Depp et Jared Leto…


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                                                                    Crédit photo : L’Express Style

Driving me crazy

22 mai 2009

 

Ca ressemble à quoi l’amour de la mode ? 

Un scénario qui ressemblerait à ça : « Je te veux. Mon regard se pose sur toi et je te veux plus encore. Tu es doux sous mes doigts. Tu ne sais pas comme penser à toi me fait mal parfois, parce que je ne peux pas t’avoir entièrement. Je veux que notre histoire dure encore. Viens. »

C’est une histoire de désir, d’attirance. On croit souvent que l’on est affranchi du désir et puis non. On se rend compte qu’on y revient toujours. Parce que c’est du plaisir pur. Parce qu’on ne se refuse pas au plaisir pur. Même fugace. On n’a qu’une vie après tout.

Il s’agit de vêtements, d’accessoires, de mode. Parce qu’il faut savoir que l’obsession modeuse est parfois telle que l’on peut faire une déclaration d’amour à ses chaussures (cf mon post du 14 février). Je sais que c’est fou et démesuré. Mais ça arrive de temps à autre pour quelques pièces fashion de génie, ou des pièces qui semblent passe-partout, et dont on ne pourrait pourtant pas se séparer. 

Pour moi, il en va ainsi des t-shirts American Vintage, col V ou débardeurs blancs, d’une paire de chaussures jaunes en cuir avec une surpiqûre beige (j’ignore si je l’ai vraiment vue chez Comptoir des Cotonniers ou si je l’ai seulement rêvée), des combinaisons et des shorts. Si mon portefeuille ne se refermait pas sur mes doigts de temps en temps pour me punir, j’aurais une trentaine de t-shirts blancs AV. Si je ne devais pas faire un choix entre mes vacances au soleil et des shorts en jeans, j’en aurai douze mille ET je partirai en Malaisie.

J’aime et je veux. Je convoite le beau, le bon. Peut-être des caprices de petite fille, du futile puéril ? 

Peut-être faudrait-il songer à grandir un peu ?

Je ne suis pas sûre d’en avoir envie. 

 

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                                                                                  Crédit photo : Elle.fr

 

La Nouvelle Star 2009 est…

20 mai 2009

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 Qui sont les finalistes de La Nouvelle Star ?

J’ai découvert les finalistes de La Nouvelle Star en regardant, d’un oeil, une partie de l’émission rediffusée sur le câble, tardivement. Je vais vous éviter une description minute par minute des prestations en duo et trio complètement nulles vocalement. Mais ça ne doit pas être si facile de chanter aux côtés d’un showman tel que Thomas…

1) Thomas : des prestations de « diva disco ». La queen of the dancefloor. L’excès des heighties. Dès qu’il apparait, il fait l’amour à la caméra, comme le faisait en son temps Plastic Bertrand (dont il a chanté un titre). Le garçon fait un peu travesti mais sans la robe à paillettes, assez dépourvu d’allure, perclus de mimiques insupportables : Il mériterait une place de performer chez Michou. Ou bien qu’il contrôle sa gestuelle et ce serait tout de suite génial. En tout cas, Lio l’a défendu bec et ongles au moment des trois rouges de ses comparses. Elle a parfois des éclairs de génie Lio.

2) Leila : Hormis qu’il faudrait qu’elle se fie à quelqu’un de goût pour l’habiller sur le prime, mais surtout pas à la styliste que la chaîne impose, il n’y a rien à dire. Jolie voix.

3) Dalé : Il pourrait faire bien mais ne le fait pas. Dommage. Il est éliminé.

4) Soan : Son interprétation de Brel, à vif, m’a laissé pantoise. « Il a des couilles comme des boules de pétanque », a déclaré Philippe Manoeuvre, admiratif qu’il ait choisi du Brel. Je sais à ce moment là que je ne perds pas mon temps.

 5) Camelia Jordana : elle a 16 ans et tant de maturité dans la voix et l’attitude. Malheureusement, la qualité et la justesse de ses interprétations sont un peu fluctuantes.

A la dernière chanson de Camélia, j’entends dans le jury :  »L’art ça s’éprouve, ça ne se prouve pas ». Encore mon dieu du rock qui parle pour dire des trucs super intelligents. Je pourrai l’écouter inlassablement.  Quand quelqu’un compilera enfin ses bons mots ( je dépose le concept de suite) ? 

Peu m’importe le nom du gagnant : Je t’aime Philippe Manoeuvre. Je vote pour que tu sois la Nouvelle Star.

 

                                           

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