« 17 ans encore »

18 mai 2009

  

Forever young ?

Ce week-end, on a fêté les 30 ans d’un ami. On parle de ce cap qu’il a du mal à accepter. Il dit vouloir s’accrocher à la jeunesse comme on s’accroche aux bords boueux d’un précipice : il projette de se mettre au sport, aux régimes alimentaires, continuer à s’habiller chez Cheap Monday, draguer des filles qui ont 10 ans de moins que lui parce qu’il ne supporte plus les femmes de son âge, trop vieilles pour ce qu’il désire : de la fête, du rire et de la légèreté. Il espère ne jamais devenir pour autant un vieux-beau pervers botoxé, propriétaire de chihuhua.

Il a découvert son premier cheveux blanc il y a peu de temps. Traumatisé, il a envoyé ce sms à une amie : »P*** de sa mère. J’ai un cheveux blanc ! Jveux pas mourir ! ». 

Une copine nous raconte que dans les parfumeries, les vendeuses lui mettent dans son sac d’achats, des échantillons de crèmes genre lisseurs, correcteurs, liftants et autres boosters anti-rides. Avant, elle aurait tout donner à sa mère, maintenant, elle les essaie scrupuleusement pour voir si ça marche.

A une époque, j’ai dû condamner tous les gens qui croient être en mesure de reculer l’échéance. A une époque, j’ai dû clamer combien je trouvais tous les « soins palliatifs » anti-âge, ridicules, pathétiques (je ne parle pas de la chirurgie esthétique mais d’une radicalisation de son mode de vie pour entretenir sa jeunesse ).

Au lieu de cela, désormais je me tais. Je me dis que bientôt, je déciderai sans aucun doute d’enduire de crème le contour de mes yeux, de traquer chaque cheveux blanc, de faire du sport et peut-être que les hommes de ma tranche d’âge m’intéresseront moins…

On s’est dit, à cet anniversaire, qu’il faudrait quand même aller à l’encontre de la mentalité qu’impose l’ensemble des médias : à 30 ou 40 ans, on n’est pas vieux, ni fini, on n’est pas « à rajeunir » absolument. A ces âges, on n’est pas obligé de prendre sa retraite de la joie de vivre, ni de s’habiller comme si on faisait son deuil de la jeunesse. Je ne dis pas que c’est si facile mais on a encore toutes les chances de vivre de belles choses passionnantes, drôles et pleines de fraicheur.  

                                                                   interviewdezacefronmodeune.jpg                                                                           Zac Efron*

*Pour le plaisir des yeux : un peu de jeunesse.

The Graceful of Delphes

15 mai 2009

Qu’est-ce qui me plaît dans les bijoux ? 

J’aime beaucoup les porte-bonheurs, les petites croix, les icônes…Je ne crois en rien, je n’ai pas la foi, la religion pour moi c’est bulshit, mais quelque part, ça me rassure d’avoir des « grigris » discrets (je porte un bracelet thaïlandais en argent auquel pendent de petites lunes ainsi qu’un lien en cuir auquel est accrochée une paire d’ailes, offerts respectivement par mon frère et ma meilleure amie). J’aime les bijoux plein d’affects, plein de symboles, liés aux gens que j’aime. Ils racontent une histoire, une anecdote, un voyage. Ce sont autant de messages intimes autour de mon poignet.  J’aime que les bijoux aient une signification.

ça a toujours été comme ça : par exemple, je me souviens d’une bague vintage chinée par un amoureux quand j’avais 16 ans. Il manquait une petite pierre. J’aimais beaucoup cette bague qui me rappelait notre relation bancale. Quand cet amour eût pris fin, et qu’en moi c’était fini, je m’en suis séparée. 

En cherchant un cadeau d’anniversaire (ce week-end le mojito coulera à flot !), j’ai découvert la marque de bijoux Delphes : des médaillons faits à la main, en or ou en argent, sur lesquels sont gravés des messages : « Love » ou « Graceful » ou encore « Make a Wish ». C’est extrêmement délicat et discret à la fois. Un peu bohème, assez chic.

Pour la dernière collection (celle que j’adore), la créatrice a parfois accumulé un pendentif, des pierres semi-précieuses et un minuscule morceau d’étoffe que l’on dirait attaché à la hâte comme un pense-bête ou plutôt un pense-amour. Ces bijoux ressemblent à des talismans. Ce sont de petits objets sur lesquels on pose son regard ou que l’on touche sans vraiment y penser. Qui deviennent cependant indispensables. 

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Je suis fan ABSOLUE de ce modèle. Je trouve qu’il résume à lui seul mes aspirations.

Il y a un corner aux Galeries Lafayette qui propose la marque.

Brian Molko, de Placebo, et moi

13 mai 2009

Comment dire à un garçon qu’ il a commis un fashion faux pas ?

Très cher Brian,

je t’ai connu il y a quelques années, un peu torturé, le look dark romantique, assez beau dans ton rôle de garçon androgyne : cheveux courts ou mi-longs, les ongles vernis de noir, le visage fardé et les smocky eyes. Je scrutais tes apparitions télé, tes interviews, tes contributions à tous les Taratata, et autres émissions musicales, même les plus râtées.

Tu as chanté avec Asia Argento et je trouvais que vous êtiez sur la même longueur d’onde sur la reprise de Gainsbourg « Je t’aime moi non plus », de l’album collectif Trash Palace. J’ai d’ailleurs emballé des générations de garçons grâce à vos voix soyeuses.

J’ai des copains hétéros qui confessaient que s’ils devenaient homos, ils seraient attirés par toi. Moi c’était « où tu veux quand tu veux ».  

J’étais loin d’être une groupie en délire mais ton attitude pleine d’ambiguité sexuelle me faisait pousser de petits cris de plaisir lorsque je te voyais.

Et puis voilà, nouvel album, nouveau style : les cheveux longs et brushés me rendent imperméables à ton charme. Sache que ce choix capillaire n’enlève rien à la qualité de ton album « Battle for the Sun » qui sort le 8 juin et que je n’ai d’ailleurs pas encore écouté (outre le single « For What it’s Worth »).

Tu faisais encore très jeune en 2008 et maintenant tu fais vraiment « en route vers la quarantaine ». Et puis tu fais trop « straight », trop « clean ». Tu affirmes que ton nouvel album est un album d’espoir d’une heureuse vie future. Tu as dû te désintoxiquer d’un tas de choses (mal de vivre, sexe, drogues, alcool..) depuis Meds, l’album sur le thème des dépendances. C’est tant mieux. Tu vivras vieux, sans aucun doute.

Tu ne ressembles plus à celui que j’ai connu autrefois. Tu vas dire que je suis superficielle et que ce n’est pas l’apparence qui compte, et blablabla…Oui mais. Tu es en train de me perdre Brian. Je crois qu’il n’y a plus rien à faire que de guetter tes prochaines interviews pour vérifier ce qu’il est advenu de toi et de ta coupe de cheveux. Car je voudrais encore y croire…

 

Alli ne sera pas mon ami

12 mai 2009

 

Pourquoi militer contre la publicité de « nouveaux » médicaments dits miracles ?

Lorsque j’ai entendu parler de la pilule de régime Alli, je me suis dit qu’il n’y aurait plus que des gens bien faits et bien sculptés sur les plages cet été : finis les bourrelets débordants des maillots de bain. Je me suis dit qu’Alli allait nous rendre uniformément beaux et minces. Je me suis dit que c’était assez formidable et que je goberai bien 2-3 tablettes qui m’ôteraient un peu de la graisse stockée aux cuissots.

Mais voilà. Après enquête, l’entreprise est compliquée et peut même s’avérer dramatique :


1) Il faut passer la barrière du pharmacien qui est censé décider pour vous si il peut vous délivrer le produit ou non. Ce qui signifie que votre agent de comptoir pharmacie va vous jauger des pieds à la tête pour vérifier vos difformités graisseuses. Ce qui va générer des scènes du genre : « mais si regardez bien, c’est concentré là, sur les hanches ! C’est horrrrrrible ! jveux mourir ! »(Sasha, 1,70 pour 55 kg).

2) Si votre pharmacien s’oppose à sa délivrance, que ce soit en version 120 ou 60 mg, même après que vous ayez pleuré, hurlé, soudoyé ou après s’être engagée sur une prestation gorge profonde contre une boîte, laissez tomber…

3) Votre pharmacien vous demandera votre poids et votre taille. Oui il calcule votre IMC. Vous avez oublié tous les cours de Maths des 15 dernières années de votre vie scolaire ? Faites une croix sur Alli : vous ne saurez pas trouver le bon argumentaire chiffré pour atteindre l’IMC qui vous ouvrira les portes de l’Alli.  Si vous lui dites « je fais 1,60m pour 80 kg » et que vous vous appelez Sasha.Il risque de dire non.

4) Bon, on a fini par vous vendre Alli : Vous avez envie d’avaler la boîte entière en une fois parce que le lendemain , il fait 30°C et que le minishort que vous avez acheté n’attendra pas le mois prochain. Et Sylvio de la Compta non plus. Ne faites pas ça : Alli fonctionne en effet sur une période de quelques semaines en traitement combiné à une PARFAITE hygiène alimentaire (sans graisse, même pas les cachées). Et puis mourir à cause d’une pilule amaigrissante, ça m’a toujours paru pathétique. 

5) Alli est un cauchemar intégral. Il faut savoir débusquer les graisses là où elles se cachent car vous pouvez frôler l’incontinence anale (je tente de faire joli). Alli fonctionne comme  une sorte de correcteur lipidique : il vous fait éliminer toute graisse ingérée, avant qu’elle ne soit assimilée par votre corps. Vous avez envie d’aller aux toilettes  n’importe où, n’importe quand, mais surtout en urgence. Même quand vous serez en train de conclure avec Sylvio de la compta. Autant dire que vous n’aurez plus de vie sociale. Et votre ego en prendra un coup. Et adieu Sylvio.  

6) La fin du traitement signe votre arrêt de mort : si vous n’avez pas adopté le tout light, no way : vous redeviendrez aussi bouffie qu’avant Alli. Même plus.

 

Je ferai sans Alli : Manger sainement tout au long de l’année, prendre du plaisir de temps en temps (glaces, Dragibus et M&m’s) et bouger son corps. Au moins, mes kilos ne tueront pas ma vie intime.

Alli si.

 

 

 

 

Very short

11 mai 2009

 Est ce que l’espoir fait vivre ?
Je sais que je ne suis pas la seule à me sentir désespérée : cette semaine est une semaine normale au bout de laquelle il y a un vrai vendredi travaillé et pas un vendredi off. Pour couronner le tout, le soleil a décidé de jouer à « là-pas là », mais moi ça ne me fait pas rire : le matin en ce moment, je me prépare deux options vestimentaires  » chaud-froid » parce que je ne sais jamais,que je n’ai pas toujours le temps de vérifier les prévisions météo et que les tenues de Catherine Laborde me rendent tellement dingues d’horreur que je ne me concentre jamais sur sa carte des prévisions mais plutôt sur ses innombrables jupes asymétriques (outre ses complications vestimentaires, je la trouve sympa avec toute sa folle bonne humeur même si sa carte pousserait plutôt au suicide). Ainsi donc, aujourd’hui, j’ai remis un slim noir que je porte généralement en hiver, c’est mon petit symptôme de dépression.

Car ces derniers temps ensoleillés m’avaient submergé d’un amour inconditionnel pour les shorts : combishort, mini-short (attentat à la pudeur du week-end), short en lin…Bien que mes jambes tiennent plus du court cuissot de sanglier que de la patte gracile de la jolie biche, j’en ai porté pendant toute ma semaine dernière. Et j’en veux encore : des modèles en jean destroy comme chez Maje ou des clairs de chez Sessùn. Ou un modèle salopette portée avec une jolie blouse et des talons…en espérant juste que ça ne fasse ni exploitante agricole sur son 31, ni lap-danseuse, (quoique parfois j’aime bien faire ma dinde). 

Ce matin, j’ai quand même consulté un de mes amis : il m’a dit que les températures grimperaient bientôt…J’ai un doute tout à coup : est ce que c’était une métaphore ?  

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Crédit photo : Sessùn

The sex appeal of Peaches

6 mai 2009

Domptée ou pas ?

Peaches, la chanteuse déjantée, survoltée, incontrôlable, ex N+1 de Gonzales, aux chansons clairement pornographiques, revient avec un excellent album un peu moins irrévérencieux quoique toujours très sexuel : « I Feel Cream ».

Il se révèle à nos oreilles comme une sorte de condensé de la dernière dizaine d’annés de culture musicale : de l’Electrop-Pop aux inspirations Hip-Hop, mais uniquement du très très bon. La très belle voix de Peaches se fait tantôt sensuelle, tantôt sauvage, et donne a ses morceaux tout l’équilibre et le rythme que l’on attend d’une vraie réussite.

Je n’aime pas tellement le hip-hop, à quelques exceptions près, mais il faut avouer que son duo avec Shunda K sur le titre « Billionnaire » est convaincant et que dans le registre de la danse, le  »romantisme » de « Loose you » abuse aisément un coeur un peu sensible. 

Pour ma part je danserai ce mercredi soir sur les interprétations sans doute débridées de  »Mommy Complex » et « More » à l’Elysée Montmartre…Du pur délire…

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Thinking about it

5 mai 2009

Faut-il se remettre en question, de temps en temps ?

Vous avez sans doute vu la prestation de cette britannique d’une quarantaine d’années : Susan Boyle. Candidate à une émission de télé-réalité musicale (une sorte de mix entre « Incroyable Talent » et « La Nouvelle Star »), on ne donnait pas très cher de sa prestation : sifflets désapprobateurs dans le public, regards ahuris et moquerie des membres du jury. Pour moins que cela, certaines auraient fui, parce qu’un accueil pareil c’est l’humiliation totale.

Susan Boyle est laide. Elle fait partie de ces laids qui ont depuis longtemps laissé leur laideur en friche, leur nature moche prendre le pas sur leur visage et sur leur corps : pas de maquillage, pas de débroussaillage de sourcils, pas de rasage de duvet labial, pas de brushing, ni de tentative fashion (comme d’autres porteraient des leggings panthère pour conjurer le sort ou détourner l’attention).

Et puis elle ouvre la bouche. Sa voix. De l’or. Du crystal. De la pureté. Du sublime.

L’élite et surtout cette société qui la fabrique, prend une baffe. Qui a dit que du laid doit naitre le fumier ?

Et moi, moi, électron pas libre de cette société, cellule de la masse, je me dit qu’heureusement qu’il existe des Susan Boyle pour anéantir mes préjugés…Moi qui voue un culte à la beauté depuis et pour toujours, profondément touchée par tout ce que je juge sublime en apparence, je suis heureuse que le hasard mette sur ma route, parfois, des Susan Boyle : des gens qui me permettent d’atteindre leur grace intérieure, malgré tout.

Happy People

28 avril 2009

Comment être heureux ?

Il y a plus de X années, des dizaines de livres sur le bien-être du couple me passaient entre les mains. C’était la mode de la saga « Vénus et Mars ». Jusqu’à ce que tout le monde comprenne que l’histoire du couple n’est rien moins qu’une sorte de Dallas story, plus Sue Ellen et J.R, que Bobby et Pam.

J’avoue que ça a tendance à m’agacer toutes ces notices explicatives du bonheur du couple. J’ai connu un garçon à qui sa copine imposait la lecture de ce genre d’ouvrages pendant leurs vacances à Punta Cana. Le garçon se trimballait avec son édition de poche sur les plages du bout du monde alors que d’autres activités bien plus pénétrantes auraient pu l’attendre…Pauvre homme.

Cependant,parfois, mon vieux « moi » n’a qu’une envie : se plonger dans la lecture d’ouvrages comme « La Sexualité des gens heureux » de Patrick Sutter.

Extraits :

« Notons que 47% des femmes qui se disent heureuses ou très heureuses n’arrivent pas si souvent à l’orgasme. Et pourtant, cela ne les empêche pas de se sentir bien. L’orgasme n’est donc certainement pas indispensable au bonheur. ?[...] Il existe cependant une sorte de cercle vertueux entre les deux phénomènes : une femme heureuse et épanouie sexuellement qui ne jouit pas et ne se pose pas trop de questions finira probablement par y arriver un jour ou l’autre. Et même si elle n’y arrive jamais, au fond ce n’est pas grave. Rien n’est obligatoire. » Ah bon ?

« Les hommes épanouis sexuellement savent que lorsqu’on fait l’amour longtemps il existe des fluctuations érectiles qui sont parfaitement naturelles. Pour des raisons purement physiologiques, un pénis ne peut pas rester en érection maximale en permanence. Il doit, de temps à autre, renouveler le sang bloqué dans les corps caverneux afin de le remplacer par du sang frais. »

Ok, c’est noté. Maintenant que tout ça est dit, tout le monde se sent mieux ?

 

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                                                                    Crédit photo : Anna Wolf

Liberty Jane

27 avril 2009

Où es-tu Liberty ?

Le Liberty c’est l’imprimé floral que l’on retrouvait déjà dans l’Amérique de La Petite Maison dans La Prairie, ou chez Marks et Spencer et ses collections de rideaux, robes et tapis de bain assortis, très Laura Ashley. Pour faire bref : de la fleurette à foison. C’est aussi, pour certaines addicts, le concept du motif délicat dupliqué des milliers de fois sur le tissu… Tout ça est très très bien montré sur le site de Libertyaddict. Bref.

Eh bien, depuis le dernier défilé Isabel Marant, je crois dur comme fer à l’imprimé Liberty. Je sais désormais qu’il est possible de le porter dénué de toute niaiserie d’une Laura Ingalls. Je veux une robe Liberty qui irait avec des low boots, du cuir et des chaines. Je veux une robe longue qui ferait 70′s avec des triangles pour ranger mes seins et des liens noués autour du cou, avec un perfecto en cuir noir.

C’est avec ces images excitantes que samedi après-midi, je me suis mise à rechercher le Liberty sexy qui rendrait mon printemps très hot (aidée de L. Gloire à toi !). A force d’en voir dans les magazines, d’en lire des pavés sur les blogs des fashionistas, je pensais que les magasins étaient remplis de cet imprimé. Croyez le ou non, je n’ai trouvé que des robes Liberty à col Claudine (enfant, j’adorais les cols claudine mais j’ignorais absolument ce qu’était le bon gout), des robes smockées (pas mal mais pas top non plus), des fleurettes cheap, des jupes trop froncées… Je n’ai rien, RIEN trouvé de féminin et de subtil…

Vous savez ce qui m’a permis de terminer ma quête à 19h30, bredouille, mais en me disant d’un air frondeur « même pas mal »? C’est que le petit papa Noel de la Mode a exaucé un de mes voeux en tout début d’après-midi : des Ray Ban Mirror, taille 58. Elles attendent juste un soleil chaud et franc pour habiller mon petit visage et ma grosse tête. Je les regarde énamourée dans leur étui gainé de cuir et je me dis que je sortirai la chiffonette siglée du film plastique uniquement lors des grandes occasions. Je suis à deux doigts de mettre une photo de moi en ligne tellement je suis en transe. Ce cadeau va me nourrir pendant longtemps ( une semaine ? Un mois ? Ma vie ?). J’ai aussi pensé à léguer ma paire de Rayban à mes enfants… ou bien me faire enterrer avec ? En transe je suis… Comme quoi, il m’en faut peu…

 

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                                                                      Crédit photo : Libertyaddict

 

@ Zaraki : Merci au messager du petit papa Noel de la mode… et Lunettier devant l’Eternel !

Le poids, on s’en balance…

24 avril 2009

Quel est le taux de nocivité d’un magazine féminin à l’approche de l’été ?

 Certains magazines mode veulent nous vendre dès les premiers rayons de soleil des dossiers de 15 000 pages sur notre poids : le mien, le tien, celui de ton mec et de ton éventuelle progéniture. Manipulation mentale oblige, c’est du genre :

Semaine 1 (la plus choquante) : « Junk food aux States : Obésité pour une américaine sur deux »

Semaine 2 (la plus insidieuse) : « Les français sont-ils trop gros ? »

Semaine 3 (la plus difficile) : « Comment perdre toute ta masse adipeuse accumulée dans ton cuissot, ventre, fessier, visage, à Noel ? »

Semaine 4 (la plus radicale) : « Plan détox : comment supprimer toutes les graisses de nos repas ? »

Semaine 5 (la plus perverse) : « Calcule ton IMC ». (subliminalement parlant, ça veut dire « calcule si tu es grosse…si tu l’es, viens pas pleurer, on t’aura prévenue »).

Semaine 6 (la plus insoutenable) : « L’épreuve du bikini »

Semaine 7 : Tu n’as pas réussi le régime hypocalorique des semaines 3 et 4 ? Ton IMC de la semaine 5 a pour résultat un chiffre plus élevé que le poids total d’une américaine de la semaine 1, avec une virgule à la bonne place ? Tu es angoissée par la semaine 2 et la semaine 6, d’ailleurs tu n’oses pas partir en vacances ? Comment ça tu ne t’es pas encore suicidée ?

Bien.

Car tu es récompensée par l’article de cette semaine : « non, tu n’es pas à jeter à la poubelle si tu fais un 40-42. Tu peux être ronde en étant belle et fashion ».

Ouf ! Sauvées.

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