Anna Wolf

22 avril 2009

Pourquoi j’aime Anna Wolf ?  

Il y a un mois ou deux, en feuilletant les pages mode d’un excellent magazine en ligne, je tombe sur la photo en noir et blanc d’un garçon, Wayfarer noires sur le nez et cigarette entre les doigts, le regard un peu grave. Et là je me dis que je viens d’avoir un coup de foudre (je suis consciente que je suis toujours dans la démesure, pas la peine de me le faire remarquer). Puis, en refermant le magazine, j’oublie cette série mode et ce garçon.

L’autre jour, en lisant un post sur le vintage, je tombe par hasard sur une série de portraits. Et là, surprise : je retrouve mon garçon aux Wayfarer. Je l’aime comme au premier jour…En faisant défiler la galerie de photos je me laisse quand même séduire par d’autres portraits d’autres garçons. Il me font tous un effet fou. J’en oublie même mon Wayfarer boy. Je suis aussi raide dingue des clichés de filles, leurs looks, tout.

L’origine d’un tel coup de foudre, je sais bien où il se situe. D’accord les modèles sont beaux et jeunes. Oui, ils prennent bien la pose, ils sont naturels. Certes, des stylistes se sont affairées pour créer la magie de leurs tenues. Ok, il s’agit peut-être de commandes pour des séries mode, des séries sur l’art de vivre (comme on peut le voir sur le site), et même des pubs pour la marque Quicksilver. Je m’en fous. Je m’en fous vraiment.

La photographe réussit à nous conter de belles histoires, clair-obscures parfois, toujours pleines de vie, d’energie, et souriantes très souvent. Pour moi ce sont des scenarii sur l’Amour, la langueur, le calme sans l’ennui, le bonheur d’être. Comme si la vie ressemblait à ça.

 Le site d’Anna Wolf-c’est son nom-fait chavirer mon coeur. Elle m’entraine dans la vie rêvée, comme une personne,  comme une chanson ou comme un texte peuvent aussi le faire. C’est pour cette raison que j’aime passionément ce qu’elle fait.

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                                                                             Crédit photo : Anna Wolf

Easy to wear

21 avril 2009

Avec quelles nouvelles idées peut-on revenir d’un week-end très peace ?

J’ai découvert le concept fashion « Mix & Match » : ça consiste à associer, accumuler, superposer des imprimés, des couleurs, des lignes et des matières qui, à première et même seconde vue ne pourraient pas cohabiter en même temps sur une même personne. Je vous décrit un cas pratique : c’est comme si vous portiez des talons léopard avec un jean bleach et destroy, une blouse imprimée Liberty avec une écharpe en laine orange et violette et un trench Burberry. Si vous avez bien compris, vous pouvez porter tout avec n’importe quoi.

J’apprécie pas mal ce concept à vrai dire. Une raison pour laquelle j’adhère, c’est que je trouve le « Mix & Match » assez audacieux. Je suis de celles qui restent somme toute assez frileuses en termes d’associations : si je porte plus de trois couleurs, je me sens trop marginale. Si je n’associe pas au moins un accessoire avec un vêtement, je suis susceptible d’être mal à l’aise, de dire « at home right now » juste pour me changer. Je n’ose pas assez. Parfois, je me demande si ma passion pour le noir ne viendrait pas de mon absence d’imagination et même d’une absence de création de MA mode à moi.

La seconde raison c’est que ce concept de période de crise permet de donner un second souffle à des vêtements des saisons précédentes, en les associant avec des pièces auxquelles on aurait jamais pensé. On shoppe dans notre propre dressing (concept très en vogue qui complète le « Mix & Match » chez les fashionistas « shop your closet ») . Et ça c’est une vraie réponse à la crise.

Troisième raison, c’est qu’a priori, tu n’as pas à passer des heures le nez devant ton armoire portes ouvertes pour savoir ce que tu vas porter le lendemain. A PRIORI. Car pour trouver délicatesse et harmonie dans le chaos, c’est dur dur. Je me dit que ces super looks que nous montrent les magazines (genre « toi aussi tu peux le faire, easy to do easy to wear ») sont élaborés par une armée de stylistes. Et les rares filles vraiment douées en la matière sont des filles qui ont un sens extrêmement pointu de la mode. 

Résultat : je vais commencer par quelques touches pour édulcorer mes tenues plutôt rock et puis j’irai crescendo…Parce que je suis certaine qu’il faut quand même savoir assumer à fond. Et ce, même si on dit qu’on s’en fout de l’avis des autres. 

                                                       

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                                                                                 Crédit photo : Wide for Modepass

                                                  

My only sunshine

17 avril 2009


 

 

Un petit week-end au soleil :  I come back very soon !

Weblife

16 avril 2009

 Comment se mettre à dos tous ses amis ? 

Ce week-end, lors d’un dîner tout ce qu’il y a de plus agréable, la conversation s’oriente sur les sites web de rencontres. Vous savez les Meetic & Co, tous plus révolutionnaires les uns que les autres : certains sont catégorisés en tranches d’âge, pour un coup d’un soir ou l’amour toujours, d’autres spécialisés en catégories socio-professionnelles, ou physiques (les grosses, les noirs…) ou certains plus généralistes (ouf !). Je trouve ça assez choquant, mais bon passons.  

Le phénomène touchent mes amis à différentes niveaux : ceux qui sont des pros de l’aventure web, de la relation 3.0, de la  webcam coquine. Ceux qui sont déjà en couple se disent totalement favorables s’ils étaient célibataires : ils avancent la facilité des rencontres, le gain de temps, le côté « droit au but ». 

Moi, ces arguments, ça a tendance à m’agacer.

D’accord des couples, des amitiés, des relations se sont noués par ce biais. J’ai vu des gens sortir ensemble alors qu’ils ne se seraient même pas regardés dans la vraie vie. J’ai vu des relations virtuelles s’épanouir dans le réel. Certains de mes amis m’ont raconté comment leurs pulsions sexuelles pouvaient être satisfaites à la minute dans n’importe quelle région grâce à Meetic & Co (d’ailleurs spéciale dédicace à Miguel, ses piètres performances et son odeur de renfermé : de la part de ma copine L.S).

Dans un élan rageur, un moment d’intolérance, jai traité les utilisateurs de ces sites de sociopathes. Eh oui, quand on connait le sens de ce terme, c’est très exagéré, voire hors propos et particulièrement insultant. Je regrette. Surtout que mes amis sont relativement bien dans leurs baskets…Euh…En tout cas pas une once de sociopathie.

Mais avouez que l’intérêt de rencontrer des gens dans la vraie vie c’est entre autres choses : prendre des risques, ne pas savoir où l’on va, parler, chercher les mots, la posture qui séduit l’autre. Souvent aller contre soi : la timidité, la peur. Parfois la chance du frisson des premiers instants. Parfois savoir se tromper de cible mais recommencer jusqu’à tomber d’accord ou presque avec quelqu’un. Savoir prendre des vestes. Se coleter avec le réel. Etre authentique. Savoir laisser au hasard le soin de la belle rencontre.

 

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Let me sleep. Please.

14 avril 2009

Me voilà revenue comme tout le monde d’un long et agréable week-end, ensoleillé, reposant et excitant.

Sauf que.

Sauf que cette nuit, non seulement je sentais des ganglions pousser en direct dans ma gorge inflammée mais en plus la fille de mes voisins faisait des vocalises toutes les heures. Plusieurs fois par heures. Ce demi-portion doit être la réincarnation d’un castrat tellement elle monte dans les aiguë.

Résultat : moi qui suis une dormeuse professionnelle catégorie « 10 heures de sommeil ou tout va mal » : je suis très très fatiguée.

Je vous jure que j’aurais volontiers piler cette enfant comme on pile du manioc, et que je l’aurais envoyée aux 4 vents pour ne plus jamais l’entendre. J’aurais fait tout pareil avec ses parents (de parfaits jeunes abrutis) : je les tiens pour responsables de ces cris perçants et tout à fait superflus qu’émet leur progéniture à tout propos. Je n’aime pas les enfants à cause de leurs parents, je crois. 

En plus, à chaque fois que je les croise, je vois bien qu’ils s’attendent à ce que mon regard se pose sur leur fille (2-3 ans) et que je sois en totale admiration devant tant de beauté-intelligence-poil brillant de la gamine. Au lieu de cela, je feins de l’ignorer et prononce un salut genre « ça m’arrache la bouche de vous dire bonjour, mais la bienséance m’y oblige ».

Du coup, j ‘envoie dès ce soir un émissaire qui expliquera à ces gens et à leur enfant comment s’exprimer de manière moins animale (je pressens le fightclub sur le palier !).

J’espère donc dormir cette nuit et faire en sorte que mes neurones élaborent autre chose que la phrase : « jesuiscrevéejesuiscrevée ».

Croisez les doigts, touchez du bois pour mon sommeil et moi, on a besoin de se retrouver cette nuit. Je l’aime.

Noir c’est noir…

9 avril 2009

 Hier soir, j’ai découvert dans les médias une vidéo montrant un jeune homme se faire tabasser dans un noctilien par un groupe d’encapuchés. Scène ultra violente, rafales de coups gratuits, insultes racistes, comportements féroces…Ceux qui se sont risqués à s’interposer se sont fait rouer de coups. Le groupe s’acharne encore sur son corps à terre, à bout. A quel moment ils vont le lâcher ? Est-ce qu’après un répit, ils ne reviendront pas l’achever ? Pas de réponse. Un acte vide de sens, comme toutes les agressions. Par ailleurs, le vol est une anecdote. Est-ce qu’ils ne voudraient pas du sang, de la mort en direct par leurs poings ?

Un ami qui regardait avec moi m’a dit « ce sont des hyènes. Ce sont des bêtes laides, pourries à l’intérieur, sans existence, alors ils volent à autrui ce qu’ils ont de meilleur : leur dignité. Et puis comme les hyènes, ils ont besoin d’attaquer en meute et ils en jouissent d’une façon qui n’a rien à voir avec l’être humain. « 

Je les ai traité de tous les noms grossiers que je connaissais. C’était encore trop d’honneurs. Je n’avais pas de mots pour dire ce que j’éprouvais, alors j’ai pleuré.

Je ne crois décidément plus en la nature humaine.

Wish List

8 avril 2009

 Est-il raisonnable de croire au Père Noel, à dieu, et à la mode ?

 Très cher petit papa de Noel de la mode,

    Je sais que ce n’est pas Noel mais on peut faire appel à toi quand on veut, non, en vrai ?

   Je suis une bonne fifille très très sage tout au long de l’année. (Que celui qui a quelque chose à dire contre ça se manifeste maintenant ou se taise à jamais). Je me tiens bien, je suis polie et j’essaie de te faire honneur tous les jours, y compris le week-end, en m’habillant avec un peu de goût. Il est vrai que je ne prends pas beaucoup de risques : Je ne suis pas encore de celles qui osent le jogging loose avec des bottines cloutées, à la Isabelle Marant, mais ça ne saurait tarder. Je te le promets.

    Malgré mon attitude absolument irréprochable, je ne quémande jamais rien : je ne dresse jamais de liste de Noel, ni d’anniversaire. Je n’ai pas dit que je ne recevais rien, hein, c’est juste que je ne demande rien, pour la bonne raison que tout le monde SAIT et SENT ce que je désire (c’est comme ça qu’un de mes amis parvient à anticiper sur mes passions modeuses).

    Est-ce que toi aussi tu devines les objets de mes désirs ?

    Est-ce que tu as lu dans mon cerveau de chic fille que je veux ça ?

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     Est-ce que tu as aussi saisis la flamme qui anime tout mon corps lorsque je passe devant un magasin Maje ? Je voudrais que tu opères un miracle : que mon armoire ressemble à une vitrine Maje voire au magasin entier avec les portants et tous les vêtements et les accessoires (notamment une paire de sandales compensées couleur grain de raisin écrasé) et qu’en plus tous les matins j’aie ce look tellement rock, tellement glam’.

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Je suis certaine que mon petit papa Noel de mode ressemble à Karl Lagerfeld en beaucoup plus compréhensif et qu’il va accéder à tous mes désirs. Surtout qu’ils ne sont pas si nombreux, ni si extravagants. J’aurais pu lui demander de m’allonger les jambes de 10 cm ou de me faire ressembler à une fille Balmain, mais non. Je reste raisonnable : c’est à portée du pouvoir du dieu de la mode, non ?

PS : je t’envoie bientôt la suite de ma wish-list, ok ? Bisous.

IrenaS

7 avril 2009

                                                          

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                                                                                   »What we feel most has no name »

                                                                                                  par IrenaS

 Peut-on s’émouvoir de tout ? 

Je ne sais pas faire de belles photos. Du coup, je n’en prends jamais, ni en vacances, ni en soirée, ni en famille, même pas avec mon téléphone portable. Toute tentative de cliché se transforme en une bouillie informe, floue, la mise au point est toujours hors sujet. Mes photos sont toutes systématiquement ratées. Ce n’est pas « mon truc ». Je sais ce qui est beau mais je ne sais pas faire le beau. Alors quand je tombe en arrêt sur des photos qui me font vibrer…

J’ai découvert la galerie d’IrenaS par hasard. Ses paysages sont travaillés comme des polaroïds jaunis par le temps qui passe. J’ignore si sa technique est irréprochable, si les différents logiciels photo facilitent le travail. D’ailleurs, je ne cherche pas outre-mesure : les créatifs ont tous leur secrets de fabrication.

Ce que je sais en revanche, c’est que les productions d’IrenaS me touchent. Ses marines, ses lacs, ses forêts aux arbres nus me parlent (plus que ses sujets urbains). Ils semblent emplis de mots jamais prononcés. Seuls les titres parfaitement choisis révèlent un peu du silence.

Back to Basics

6 avril 2009

 Comment rendre les choses plus simples ?  

Toute la soirée de vendredi, l’un de mes très bons copains n’arrête pas de parler de sa passion pour le vélo : le moins que je puisse faire c’est de me montrer super concernée par le sujet alors que je suis déjà mentalement au créneau suivant sur mon planning. Et puis, tout à coup, il parle d’esthétique. Et là, ça devient tellement passionnant que je lui demande de repartir à zéro.

Depuis le début de la soirée, il me parle du « singlespeed » : il s’agit d’un vélo (VTT ou course) mono-vitesse. Le vélo se résume donc à sa plus simple expression : 2 roues, un cadre, un pédalier, une chaine, une vitesse, ce qui a pour particularités de le rend léger, demande moins d’entretien et, selon les puristes, apportent des sensations uniques. Sa ligne fait penser à un vélo d’une autre époque : parfois du début du siècle, noir ou chocolat avec la guidoline assortie. Certains se la jouent esthètes en installant une selle en cuir. D’autres harmonisent les coloris façon seventies. Autant dire du pur vintage !Tandis que des extrêmistes, comme les coursiers new yorkais, adoptent le modèle »fixies » (pas de roue libre) : urban fashion garantie…

Les bobos l’ont adopté depuis quelques temps : le singlespeed est en passe de devenir un phénomène de mode ET un manifeste anti-consumériste (contre les majors du cycle qui proposent toujours plus d’accessoires à des prix toujours plus élevés).

Ah ! Mes Patrick Héritage aux pieds sur un singlespeed assorti ! Je m’y vois déjà !Si j’aimais le sport et l’effort. 

Mon ami vante la ligne simple, sans fioritures du singlespeed et en me parlant de ses convictions esthétiques, évoque, sans s’en rendre vraiment compte, sa philosophie : ne pas se compliquer la vie, aller au plus simple. Il parle d’alléger son quotidien pour rendre la route plus facile, plus légère. Ne garder que l’essentiel. Aller droit devant soi.

Souvent, c’est fou ce qu’on apprend de ses amis en les écoutant parler de leurs convictions esthétiques…

                                                     

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Candy girl

3 avril 2009

Hétéro toujours, hétéro pour toujours ?

Le secret d’une bonne série télé c’est :

1) que l’on puisse s’identifier à l’un ou l’autre des personnages principaux

2) qu’ils fassent partie du camp des méchants ou des gentils, que l’on finisse pas s’attacher aux personnages ou au scénario.

3) que les personnages nous fassent rêver, pleurer, en un mot qu’ils nous émeuvent.

4) Un minimum de sexe.

C’est ce que j’ai trouvé tout au long des 6 saisons de la série américaine The L Word.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas : une bande de copines pour la plupart lesbiennes, certaines bi ou hétéro, toutes évoluant dans un milieu plutôt « bobo », plutôt très très belles, s’aiment, couchent, se trahissent, font des enfants, font des projets (artistique, cinématographique, de transexualité, etc…) tout ça sur un fond de fêtes et de sexe (explicite) à Los Angeles.

Je visionne ces temps-ci les derniers épidodes de la 6ème et dernière saison (le dernier épisode a été projeté aux Etats-Unis, il y a quelques semaines) et je sais que je vais sentir comme la fin d’une histoire d’amour. Celle que j’entretenais avec Shane (Katerine Moenning), la fille androgyne de la série (celle au t-shirt blanc sur la photo). Je la trouve à tomber par terre : elle est une sorte de pendant du bad boy mais douée d’une sensibilité féminine, d’une sensualité absolue, et sa voix de velours ajoute un glamour infini à ce portrait assez flatteur (d’où V.O obligée). C’est un peu le Dom Juan de la série, celle qui brise les coeurs, celle au contact de qui on se brûle irrémédiablement les ailes. Et bien Shane, si je la rencontrais un jour et qu’elle me draguait, je lui dirai ouiouioui immédiatement. 

Je suis depuis longtemps exclusivement attirée par les hommes. Mais voilà. Pour moi, il y a des choses qui ne revêtent pas tant d’importance, a priori, surtout dans ce cas là.

Il suffit d’un petit quelque chose de différent, un feeling particulier, être sensible au charme et au style de quelqu’un, suffisamment pour se sentir irrésistiblement attiré. Exit les préjugés liés au sexe, à la situation familiale, au milieu social. Parfois il faut savoir se laisser aller au bon, au bien, au beau. Juste se laisser glisser vers son désir. C’est tout.

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