Le jour de ma semaine est…La Journée Internationale de la Femme – 2009

8 mars 2009

« Il nous incombe à tous, hommes et femmes, membres des forces armées et des forces de maintien de la paix, simples citoyens et dirigeants, de contribuer à mettre un terme à la violence contre les femmes. Les États doivent tenir les engagements qu’ils ont pris de lutter contre la violence, en traduisant en justice les auteurs de ces actes et en offrant des moyens de recours aux victimes. Chacun de nous doit parler de ces actes de violence en famille, sur son lieu de travail et dans sa communauté, pour qu’un terme y soit mis. »

Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies

Dans le sac des filles

6 mars 2009

N’y a t’il que du bazar inutile dans le sac des filles ?

Tous les garçons se plaignent des sacs des filles. Combien de fois, devant la porte de mon appartement, des garçons se sont plaints que je sois obligée de plonger le bras jusqu’au coude dans mon sac pendant 5 minutes à la recherche de mes clefs ? Alors que j’y ai accroché un porte-clefs miroir tellement grand que je peux voir ma tête entière dedans.

Souvent on y trouve :

un énorme portefeuille-pochette plein de cartes de fidélité, des paquets de mouchoirs, un filofax géant avec archives intégrées et des pages prévisionnelles 2010 à 2012, une brosse à dents (on sait jamais si sur un coup de tête on a envie de passer la nuit chez Johnny Depp, à 8000 km de là), une figurine Kinder qu’on a bien aimé (quand on mangeait encore des Kinder), des clefs avec un porte clefs ours en peluche à grelots, un peigne avec des miettes de vieux gâteaux entre les dents, un paquet de chewing gums vide car tout s’est renversé au fond du sac, des antalgiques périmés, des pastilles pour la toux à la fraise qu’on adore et on trouve aussi…une trousse à maquillage.

Pour moi, la trousse à maquillage, c’est mon moyen de me remonter le moral : j’y trouve les outils qui me redonneront bonne mine, et un certain goût de la séduction : gloss, eye-liner, poudre libre. Je n’y trouve que du plaisir ou plutôt l’illusion du plaisir.

Parce que j’ai découvert que l’on pouvait démultiplier ce plaisir grâce à des objets « qui jouent la comédie ». En apparence anodins… mais qui vibrent.

         

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Ce sont des vibromasseurs qui ressemblent à s’y méprendre à un vrai rouge à lèvres et un vrai pinceau.

Je trouve ça tellement drôle et quinzième degré que je crois que je serai capable d’en faire l’acquisition. Juste pour rigoler à mon coin de table au resto, ou au bureau. Je serai la seule à savoir que mon pinceau est en réalité un vibro. Je ne l’utiliserai pas, hein, avec tout le monde autour. Juste histoire de se dire « Ah la bonne blague ». C’est très très bête, d’accord. Mais je trouve ça très très drôle. Je suis sûre que vous aussi avez de petits secrets qui vous fait rire sous cape parce que vous êtes seul(e) à savoir. J’ai une copine, par exemple, qui, quand elle va acheter une pomme de douche à 5 vitesses et 5 jets, pouffe de rire toute seule…

 Nota Bene : Messieurs, rendez vous compte que le sac des filles n’est pas un bazar innommable mais un insoupçonné antre de luxure. Tenez vous le pour dit.

A little help

5 mars 2009

La mode n’est-elle centrée que sur elle même ?

 Nous sommes actuellement en pleine fashion week. Et O béatitude, les défilés parisiens vont débuter (j’ai hâte de voir ce que Balmain a prévu pour mon dressing de Noel ! Ah Ah). Une horde d’expertes courent de défilés en défilés et se hâtent de nous rapporter en direct live leurs in et leurs out des fashion shows. C’est un job à part entière que de couvrir un tel évènement surtout que la plupart finissent complètement jet-laggée après New York, Londres Milan, Paris, dans le désordre, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Pendant ce marathon, une infime partie de la planète mode vit d’autres aventures, un peu plus ancrées dans la réalité. Deux « micros » évènements ont retenu mon attention :

        Pour la quatrième année consécutive, le magazine Marie Claire nous propose de faire un geste pour des enfants qui vivent dans des conditions difficiles : une rose Marie Claire achetée 3 euros et le magazine s’engage à reverser 1 euro 50 à l’association « Toutes à l’Ecole » chargée de la scolarisation des petites filles au Cambodge. 

        Un espace dédié à la vente de pièces de créateurs, mobilier design, objets chinés avec en sus un fleuriste et un café littéraire ouvre ses portes au coeur de Paris. L’anecdote est qu’il est ouvert par les deux créateurs de la marque pour enfants sages Bonpoint. Le plus de ce concept store d’une surface de 1500 m2, c’est que grâce aux bénéfices, les cofondateurs ont prévu de créer un fond d’aide international pour des associations dédiées à l’enfance. Le nom de cet espace ? C’est un court message aux acheteurs qui contribuent à ce fond spécial : « Merci », 111, Bd Beaumarchais, 75003 Paris.

Il s’agit bien de deux « micro » évènements, inscrits dans une longue liste d’initiatives de valeur que je ne peux pas tous répertorier ici. 

On est d’accord que les montagnes ne seront pas déplacées, que la révolution de certaines moeurs ou de certaines mentalités ne se fera pas du jour au lendemain. Cependant, je suis heureuse de savoir que des gens continuent à mener un combat et qu’ils le font avec leurs moyens et avec ce qu’ils savent faire de mieux…et ça c’est déjà pas mal…

Kid Day #1

4 mars 2009

Je n’aime pas le mercredi.

Le mercredi, j’ai l’impression que les enfants envahissent les rues.  

D’ailleurs, je crois que je n’aime pas les enfants. De la maternelle à la primaire, ils sont persuadés que tous les adultes auront un regard bienveillant, voire émerveillé sur la moindre production de leur cru. Ensuite, du collège au lycée, ils se rebellent, n’aiment rien, ne veulent rien, ou au contraire veulent tout et vont racketter leur mère au bureau  (je vous jure que j’ai vu ça de mes propres yeux). Au pire, ils m’agacent, au mieux ils m’indiffèrent. (J’ai été moi-même une petite morveuse et ensuite une morveuse ado. Je sais de quoi je parle).

Mais pas tous.

Par exemple, ce que j’aime chez Léora Barbara, dont j’ai déjà parlé ici (la jeune comédienne de Stella), c’est qu’elle a des goûts très pointus en matière de mode. Elle sait ce qu’elle veut et elle sait où le trouver. Ce n’est pas parce qu’on a 12 ans qu’on n’a pas d’avis. J’aime son style et je la trouve épatante quand elle en parle. Pour Fashion & More, elle évoque :

Le tournage du film Stella

Je pense que les vêtements seventies que je portais sur le tournage de Stella m’ont beaucoup influencée; ça m’a fait découvrir le style vintage et d’ailleurs j’aimerais beaucoup aller dans des friperies comme Kiliwatch mais malheureusement  ma mère me l’a interdit.

 

Son style

En fait , je sais pas si mon style est glam rock car un jour je peux m’habiller plutôt rock et un autre plutôt vintage seventies. Chaque jour mon look est différent, je suis très bizarre !! J’aime beaucoup les marques Iro (photos), Americain Vintage, Zadig et Voltaire, IKKS ,Ba&sh …

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Son blog

Mon blog est basé sur ma vision des choses, de mes pensées, de mes nouveaux achats …
C’est un peu l’endroit où je peux partager tout ça.

(Je vous assure qu’il y a un enfant en moi qui voudrait revivre ses 12 ans. Surtout habillée en Ba&Sh, ça devrait être plus facile de traverser l’adolescence, non ? )

Merci à Léora d’avoir joué le jeu. Et longue vie à ton blog !

PS : J’ai dû dire une fois que c’était open bar ici ?!? Nat a raison : il y a un « blog off » ici. J’aime bien cette idée ! Mais il y a aussi des experts… Mes respects à Likely. Et merci à Laura*, pour son com’.Trop bien vos compliments !

The 80′s Show

3 mars 2009

D’où vient cette folie mode années 80 ?

Le problème avec les tendances 2009, c’est que les créateurs se sont mis en tête de nous faire ressembler à certaines icônes de leur jeunesse, uniquement par nostalgie  :

1) Sue Ellen dans Dallas, Saison 1 et 2 : ses silhouettes en « V inversé ». Ce qui signifie que l’on veut nous vendre des vestes à épaulettes qui nous empêcheront de passer les portes de face. Mais vous ressemblerez à une femme inébranlable (surtout avec un whisky à la main. Ah Ah).

2) Madonna époque « Recherche Suzanne désespérément » : On veut faire passer le jean bleach (du mot anglais décoloré), appelé aussi neige, et parfois tye and dye, pour le must absolu en matière de denim. A part les filles du défilé Balmain (que j’ai aimé à la folie et c’est peu dire, voire photo), qui donc peut rester digne et gracile avec un jean qui a subi les derniers outrages à l’eau de Javel (en réalité un savant traitement selon le degré d’effet bleach que l’on souhaite. C’est sur ce degré là qu’il faut statuer avant d’acheter) et que l’on a usé jusqu’à faire des trous béants de la cuisse au genou ? Pour avoir moi-même traversé une saison en jean bleach et destroy, je peux affirmer une chose : je regrette. Mais si je peux ressembler au filles Balmain, ça change tout…

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3) Flashdance  : le glitter faisait partie de la panoplie des filles sexy de l’époque. Il semblerait que American Apparel nous fasse un revival des années fastes en nous sortant des leggings que l’on ne pourra pas porter dans des endroits dits « normaux » (de la boulangerie du coin au club Le Paris Paris) car ils sont en lamé et que même aux séances de gym de Véronique et Davina chez Colette, je ne suis pas sûre que ce soit du meilleur effet (quoi que).

4) Cyndi Lauper : La dentelle noire ou violette, avec motifs à grosses fleurs, déclinée en collants, leggings, mitaines…Il faudrait que ça reste subtile, fin, pour éviter le côté gothique, veuve ou péripat’.

5) Le smiley : L’explosion de couleurs, Castelbajac, Yelle, le fluo, la positive attitude. QUI a dit que c’était beau ? Qui a décrété que c’était un concept viable même dans ce siècle nouveau ? Qui a dit que le rouge et le bleu pouvaient cohabiter surtout s’ils sont flashy ? Bon, je mets mes lunettes de soleil et on en reparle.

6) Serge Gainsbourg : les derbys mais je n’ai rien à leur reprocher : j’adore. Un garçon ne fait AUCUNE faute de goût s’il porte des  derbys Repetto version noire ou version blanche. Au contraire, je l’aime déjà.

En vrac, je peux évoquer avec vous le bandana, l’émergence du manga, les cascades de bracelets colorés, les jupes over longues, les jupes over courtes, la folie africaine avec Johnny Clegg…

Mais évitons l’overdose. Je vous raconterai tout de même comment j’ai survécu à cette vague 80′s et surtout si je m’y suis laissée prendre. Réac parfois, mais pas totalement butée !

 

Moody Blues

2 mars 2009

Faut il se résigner à devenir une « gentille » fille pour être heureuse ?

Décider de rester là où on est, décider de ne pas vouloir plus. Déposer les armes de l’ambition, remettre à plus tard le bonheur et l’amour. Ne plus prendre de risques, ne plus vivre sans filets. Se contenter de l’ordinaire. Voilà ce que me disait en substance ma copine Sasha alors que nous rentrions du Baron (The place to be? Really ?).

Sasha a 25 ans. Elle est grande et belle (1m70, et un visage de madone slave). Son travail pour une grande marque de cosmétique la passionne.

Mais Sasha a une particularité : elle râte toutes ses histoires d’amour, elle est même capable de râter ses aventures d’un soir. Elle est très forte pour rencontrer LE garçon qu’il ne faut surtout pas rencontrer :

Vous savez, celui qui dissimule femme et enfants, celui qui vous propose de sniffer juste avant de se faire lui même un petit fix, le garçon que toutes les filles lui envient mais qui dans l’intimité porte une cagoule en latex, ou bien le garçon qui ne veut pas passer la nuit à 2 mais plutôt à 3 ou 4, alors qu’elle ne demande qu’un peu d’amour tout simple avec un peu de passion dedans.

Elle voudrait juste un garçon normal sur lequel compter, un garçon qui ne la harcèle pas, mais qui l’appelle quand même, un garçon qui ne soit pas en cure de désintox ou suicidaire, un garçon qui ne sentirait pas le renfermé, qui n’aurait pas d’images pornos en fonds d’écran chez lui et qui serait un perfomer de la toupie japonaise, un garçon qui aurait dépasser la majorité, un garçon qui serait sûr de la vouloir elle et pas toutes les filles de l’univers… « Où sont donc les garçons normaux ? », me demande Sasha.

Du coup, Sasha a une résolution pour 2009 : arrêter de cultiver les échecs. Son moyen pour y parvenir, c’est de « se ranger » : elle décide de se mettre au sport, de ne plus boire, d’arrêter de fumer, de ne plus faire la fête en semaine. Ne plus provoquer les garçons, arrêter les jeux de séduction. Attendre que quelqu’un vienne à elle. Devenir une bonne fille qui ne fait pas de vagues. Avoir une vie ordinaire pour attirer un garçon ordinaire.

J’ignore si Sasha a raison de changer de mode de vie. Ce que je sais en revanche, c’est qu’elle a peut-être besoin de trouver en elle ce qui inconsciemment la pousse à l’échec. Ce que je sais aussi c’est qu’il faudrait trouver en soi ce qu’il y a de meilleur et le révéler et peut être, je dis bien, peut-être, qu’on parviendra à vivre enfin des choses essentielles.

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Le film de ma semaine : « Stella », avec Léora Barbara, B. Biolay et G. Depardieu

27 février 2009

                                       

Pourquoi mon vote de coeur ira-t’il au film « Stella », ce soir, à la 34ème Cérémonie des Césars ?

1977. Stella est mal dans sa nouvelle vie : entre le bistrot de ses parents plein de gueules cassées par la vie et le grand lycée parisien où elle vient de rentrer en sixième, il y a un monde. Se faire de nouveaux amis, réussir en classe, les relations avec les profs, se sentir bien, ce n’est pas si facile, surtout quand on a une mère immature et impulsive (Karole Rocher) et un père apathique (Benjamin Biolay). L’amitité, la lecture, le hasard des rencontres l’aideront à vivre ce passage vers l’adolescence. 

3 performances d’acteurs à retenir :

1) celle de Léora Barbara, la jeune comédienne du rôle-titre. Authentique, elle sait capter toute notre attention, mobiliser notre tendresse et Léora/Stella finit par nous bouleverser, sans jamais tomber dans le pathos. Sylvie Verheyde a déclaré : »parce qu’elle a une espèce de vérité et de sincérité, c’est Léora qui impressionnait beaucoup ses partenaires, pas l’inverse ». Nous aussi sommes impressionnés. Comédienne à suivre de près.

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2) celle de Benjamin Biolay, nominé aux Césars dans la catégorie meilleur acteur pour ce film. Benjamin Biolay incarne dans Stella un homme trompé et père largué. Dans ce rôle, il semble protéger ses émotions, comme s’il était superflu de les exprimer. Benjamin parvient à jouer tout en retenue, et avec justesse. Il avait déjà tourné avec Sylvie Verheyde dans « Sang froid », aux côtés de Laura Smet. Je l’ai aimé chanteur, je l’adore acteur.

3) celle de Guillaume Depardieu. Stella en est secrètement amoureuse. Il joue un garçon de l’assistance publique (comme beaucoup d’habitués du bistrot), qui couve Stella de son regard inquiet. Sa présence est en pointillé : quelques plans (qui totalisent sans doute moins de 20 minutes) dans lesquels son visage accroche toute la lumière. On voudrait lui dire combien il est beau, combien il compte dans ce film. On voudrait lui dire qu’en le perdant, on a perdu notre premier amour… comme Stella…

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Stella, de Sylvie Verheyde, avec Léora Barbara, Benjamin Biolay, Guillaume Depardieu et Karole Rocher

In The Mood For…

26 février 2009

Comment de petites choses peuvent-elles troubler ?

Je viens de terminer un livre très très court, qui date un peu. Il m’a été conseillé par une femme avec laquelle j’ai discuté de comment certains peuvent faire de leur vie un échec à cause d’un rien. Il s’agit de « Soie » d’Alessandro Baricco.

Le résumé : Au 19 ème siècle, Hervé Joncour, homme marié et respecté,  ni heureux, ni malheureux, se voit contraint de se rendre au Japon pour sauver son élevage de vers à soie. Sa femme l’attend patiemment en France lors de ses longs périples jusqu’en Asie. Ces voyages lui feront découvrir un amour impossible jamais commencé, rêvé, sublimé par le mystère d’une femme. Cette attirance partagée ne se nourrira de rien ou de si peu : du mystère, des regards, du manque, de quelques signes.

Dans ce livre au dénouement que je ne peux évidemment pas vous dévoiler, on apprend à quel point l’attirance peut se passer de mots et à quel point la tristesse peut s’en passer aussi. On apprend comment l’on peut passer à côté de sa vie, rater quelqu’un définitivement et par là même, se perdre soi-même.

J’y ai trouvé la lettre la plus sensuelle, la plus émouvante que j’aie lue depuis longtemps. Je rêverai de l’avoir écrite. Je pourais la mettre ici in extenso mais je vous invite plutôt à lire ce petit bijou de littérature qu’est ce roman.

Goûtez cependant à la grace de cette histoire en lisant ces lignes tirées d’une lettre dans « Soie » :

« (…) j’appuierai ma bouche sur tes paupières et sur tes cils, tu sentiras la chaleur pénétrer à l’intérieur de ta tête, et mes lèvres dans tes yeux, dedans, ou bien ce sera sur ton sexe, j’appuierai mes lèvres, là, et je les entrouvrirai en descendant peu à peu (…) ».

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Vous serez conquis.

Et troublés.

Soie, d’Alessandro Baricco, chez Folio

PS : Merci à l’adorable Kethoura. J’espère que tes copines partageront ton avis ! Et pour tous ceux et toutes celles qui ont raté les années fastes Manoeuvre, Eudeline, etc, lisez le com’ de Likely. Mais il y aura séances de rattrapage ici  de temps en temps ! Je vous embrasse.

Les enfants du rock

25 février 2009

Pourquoi assister à la déblâcle artistique de centaines de candidats de la Nouvelle Star ?

Je regarderai de temps à autres, parce que je l’avoue, ma motivation suprême c’est Philippe Manoeuvre.

Enfant, je regardais « les Enfants du Rock » avec ma grande soeur (aux débuts des années 80). Je ne comprenais pas la moitié de ce qui se disait mais j’étais assez épatée par la diction de cet homme en Ray Ban Silver Mirror et Perfecto qui parlait de musique au rythme de 2000 mots par minute.  Cette émission, ce fut sans doute ma première transgression : à l’heure où les autres enfants dormaient, j’étais postée devant la télé. Mon premier contact avec le Rockn’roll et les années 70 : James Brown, les Rolling Stones ou The Ramones…alors que la France croyait encore que le Rock c’était Johnny.

Quand j’ai voulu approfondir mes connaissances musicales, et en savoir plus sur les classiques Rock, un garçon a eu la merveilleuse idée de m’offrir une réédition du livre  »Rock’n'roll La Discothèque Rock Idéale », écrit par Philippe Manoeuvre. Ce n’est pas pour rien que P.M est rédacteur en chef du magazine Rock & Folk,  depuis des années : il connait une multitude d’anecdotes et de petites histoires, celles mêmes qui ont fait naitre les meilleurs albums et les meilleures chansons. Et pour couronner le tout, ses textes sont écrits d’une plume tellement acérée et juste que l’on prend vraiment plaisir à le lire. Il a un sens de la formule qui me fascine.

Il n’est pas seulement le jury de la Nouvelle Star, il est LE Rock critic de l’hexagone. La tranche d’âge auquel s’adresse cette émission, 12-16 ans, ne le sait pas mais Philippe Manoeuvre est un expert.

Alors quand Monsieur Manoeuvre parle de musique, on l’écoute.

S’il vous plaît.

  Nouvelle Star 2007, mon préféré : Julien Doré :

 

Rockn’n'Roll, La Discothèque Idéale : 101 disques qui ont changé le monde, chez Albin Michel.

Yellow touch

24 février 2009

Ferez vous du jaune votre allié de cet été ?

J’ai longtemps éprouvé une haine viscérale pour le jaune. Je trouvais que c’était une couleur vulgaire, allez savoir pourquoi. De mémoire, je n’en n’ai jamais porté de mon plein gré (enfant, j’ai le souvenir d’un sous -pull en acrylique : à l’époque je ne connaissais pas le mot « vintage » du coup je HAISSAIS ce sous pull. Ma mère a des photos de ça dans son salon, c’est assez vomito).

Ado, je n’avais pas de problèmes avec mes petits amis : on s’habillait en noir, on était des anarchistes (personne n’a de photo, heureusement, c’était aussi vomito).

Plus tard, ça s’est compliqué. Pour le choix de mes petits copains, je me suis mise à carrément faire un casting « dressing anti-jaune ».

Et puis 2008 s’est révélée l’année de la tolérance, sans doute de la maturité. Ah Ah. Comment ça ?

Eté 2008. Je traine dans un stock Lee-Wrangler. J’y vais essentiellement pour les prototypes de T-shirts et voilà que je tombe sur un T-shirt  toutfintransparentcommej’aimequeçamerendtropsexy et…jaune. A partir de là, c’est une escalade de jaune dans ma penderie (toutes proportions gardées car le noir occupe 85% de mon armoire. Un de ces jours je vous inviterai là dedans : c’est un peu comme les catacombes, on n’y voit que dalle sans lampe torche). Le même été, un garçon ose m’offrir un sac super chic, super classe, couleur ocre. Il a vu juste : je ne veux plus quitter mon sac (j’ai jamais su quitter, je vous l’ai déjà dit ?) et j’adore sa couleur.

Depuis, dans les magasins, tout ce qui est jaune m’attire comme un aimant.

Bon, il ne s’agit pas de porter n’importe quel jaune, hein?  Be careful aux jaunes qui rendent le teint verdâtre (ça s’appelle couleur fièvre jaune),  aux jaunes qui font penser à un envol de piou-pioux, aux jaunes qui vous transforment en fluo kid alors que vous détestez les années 80 ou au total look jaune qui vous fait ressembler à un lego tout nu. On déconne pas avec ça.

Vous avez le droit à tous les jaunes qui vous donnent bonne mine (les ors, les ocres, les safran, les moutarde, les citron). Harmonisés avec du noir, du gris, du violet… Allez y quand même progressivement : ménagez votre entourage. Ce n’est pas une couleur facile facile.

 Je vous laisse ici une petite idée de la yellow touch magniiiiifique :

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PS : Un conseil : cet été on va vous vendre du rose fushia fluo. Méfiez vous.

PS 2 : Zaraki, tu dis « on n’est que des hommes » : l’hédonisme n’est pas une spécialité masculine. Je cite des exemples de garçons mais je pourrai parler de filles ayant le même état d’esprit.

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