Le vice ou la vertu

23 février 2009

Peut-on vraiment faire une croix sur sa vie passée (surtout quand elle n’était faite que de plaisirs) ?

Dimanche, je suis allée au brunch du Réservoir avec des copains que je n’avais pas revus depuis longtemps.

Ce sont les amis avec lesquels je faisais la fête il y a quelques années. Ils étaient capables de traverser tout Paris pour terminer la nuit avec un ou plusieurs partenaires rencontrés la veille. Des orgies, du vice souvent, de la consommation de corps et de coeurs : les mille et une nuits version décadence. Ils se faisaient leur Sodome et Gommorhe privé.

Chacun raconte comment il a changé :

Mickael*, grand jouisseur devant l’éternel, me raconte comment il rencontre son alter ego de qui il finit par tomber amoureux. Mais après avoir piétiner le coeur de multitudes de femmes, il se fait larguer par cette fille. Pour résumer, Il cite Henri Jeanson « Les femmes sont des jouets dont on se lasse et qui, à l’inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent ». Depuis, il a décidé de vivre selon les préceptes de la Thora. Il ajoute que parfois, entre sa femme dévouée et sa vie saine, il fantasme sur des relations libertines.

Fabien* m’explique que grâce à sa stratégie des portables multiples, il peut cacher ses flirts (qu’il prend soin de ne surtout jamais transformer en aventures). Il dit que sa fiancée est la femme de sa vie.

Peter* préfère tchater sur Easyflirt. ça l’éloigne du vice, pense t’il.

Ils affirment tous sincèrement avoir tourné la page, avoir su adopter un mode de vie ordinaire, moins compliqué, moins dangereux. Ils parleraient presque de « l’art d’être fidèle ».

De mon point de vue, je les retrouve tels que je les ai quittés : fidèles à eux-mêmes surtout, jouisseurs jusqu’aux tréfonds de leur âme. Ils jouissent juste différemment : certains en ressassant le piment de leur vie passée, d’autres en composant avec leur réalité quotidienne. On ne change pas. On fait juste taire ce que l’on est par nature.

Je suis certaine que tout est une question d’opportunité…mais ne soyons pas trop désabusés : c’est sans doute quand même un peu une histoire de volonté ?

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Shortbus est un film sorti en 2006, dans lequel on trouve plein de choses justes sur la sexualité. Traité avec une légèreté mélée de désespoir.  Attention : Interdit aux moins de 16 ans.

*les noms ont été changés.

PS : Merci à Nana pour son témoignage essentiel sur l’article « le héros de ma semaine… ». J’espère que la mal d’Outre Mer prendra fin un jour… Merci à Clo, Luly et Zaraki pour leurs encouragements. Je vous embrasse.

Le héros de ma semaine est…Yves Jégo

20 février 2009

Yves JEGO, Secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer

 

Cher Yves Jégo, tu es élu : héros de ma semaine.

Voici quelques raisons pour lesquelles non seulement je t’élis et en plus je rêve de partir en weekend avec toi :

1) Tu as une technique imparable, comme au poker : ta bouche remue et tes yeux n’expriment rien. Tu annonces mais en fait tu bluffes. Je te trouve très mais alors très très fort !

2) Tu es un killer de la communication : je t’entendais parler de « maintenir la Guadeloupe dans une condition de survie » sur un plateau TV, le weekend dernier. Ah ouais ? En fait, tu t’occupes déjà de la campagne promo de la saison 9 de Koh Lanta ?  

3) Tu es meilleur illusionniste que David Copperfield : tu apparais là où on ne t’attend pas, tu te déplaces à la vitesse de la lumière. Paris-Guadeloupe, Guadeloupe-Paris en moins de temps qu’il ne faut pour épeler DOM-TOM.

4) J’aime les hommes qui aiment les rapports physiques et toi tu as fait 8000 km juste pour rencontrer « physiquement » François Fillon et lui demander son avis…Je suis sûre que tu es un romantique, dans la vraie vie, enfin… dans la tienne. 

5) Quand je te regarde lors des dernières séances du Sénat, et que l’assistance te chahute, je me dis qu’un homme aussi fier, fidèle à soi-même et les pieds sur terre, doit malgré tout dormir du sommeil du juste, à l’heure de la sieste. Peut être même que tu dors PENDANT ces séances ? (cf point n°1). 

6) Pour finir, je t’élis parce que tu sais te remettre en question : tu te poses des questions sur l’utilité de ton poste. ça te permettra peut-être de prendre des vacances bien méritées…

Viens avec moi, partons au soleil, on sera bien…On fera coconut fever tous les deux.

Et puis maintenant que tu connais bien la Guadeloupe, tu me feras visiter…

The man I love

19 février 2009

Que trouve t’on dans la panoplie printanière d’un garçon chic en 2009 ? 

Un bijou : Découvrir une belle montre au poignet d’un garçon est toujours une belle surprise. S’il vous plaît, prenez garde : c’est fini depuis longtemps le style bling-bling. On a voulu faire croire aux jeunes que c’était casual street, alors qu’il s’agit encore d’un excès caractérisé de la société de consommation. Alors choisissez vos bijoux assez fins, presque féminins.

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Des souliers :  Ne vous leurrez pas, en plus de votre visage, vos mains et vos fesses, on regarde…vos souliers. Par pitié, pas trop pointus (Berlutti, c’est trop snob), pas trop sportswear, ni colorés (Hummel, c’est in mais pas si beau que ça). Oui, soyez le garçon chic et décontracté qui porte des low boots ou des tennis. Et notez que parfois une simple paire de Converse (intemporelle), est toujours très bien perçue aux pieds d’un garçon et ce, quelque soit la tenue.

Des couleurs : L’homme du printemps 2009 est free dans sa tête et dans son corps et surtout décomplexé niveau couleurs.  Des roses pâles, des gris, des taupes, des jaunes (pas n’importe lesquels, hein, on ne doit pas croire à un envol de canari quand vous marchez dans la rue !)  des couleurs un peu « cherry blossoms », avec un côté structuré déstructuré, des superpositions de t-shirts (imprimés ou pas) et des gilets. Attention, pauvres malheureux, pas de total look noir, à moins que vous ne souhaitiez remplacer l’animateur Raphael Enthoven, (l’ex de la première dame de France), dans son émission philosophique (émission commise par Arte, le dimanche) !

Un pantalon : arrêtez immédiatement les baggy, les joggings, les jeans trop de la loose (je vous l’annonce : ce printemps, ça n’ira qu’aux filles). Arrêtez les sqinny, les extra slims (combien de fois il faudra vous dire que ça ne va qu’à Mick Jagger et aux Ramones ?). Prenez un vrai bon jean ou un vrai pantalon qui fait quelques plis savamment étudiés au bas de la jambe.

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Vous voilà habillés pour le printemps… 

…En fait, je me rends compte que je suis raide dingue du style Burberry Prorsum de ce printemps (voir photos ci dessus). Burberry Prorsum est LA marque de l’homme qui ose mâtiner sa masculinité de poésie. Il est gracieux sans être précieux ni prétentieux, mais tellement  audacieux dans ses choix. Pour voir à quoi il peut ressembler, allez faire un tour ici, c’est tellement beau ! : 

http://www.burberry.fr/fcp/departmenthome/dept/prorsum

Et  pour vous, qui représente le « it boy » de la saison, voire votre icône masculine en termes de style et d’attittude ?

Le Freak c’est chic

18 février 2009

Faut il adhérer à un certain goût (même si on le trouve mauvais) sous prétexte que c’est trendy ?

L’autre jour, des amis m’ont proposé des billets pour une expo photo. Je suis nulle en photo mais je suis fascinée par les  photographes (Henri Cartier Bresson, René Burri et beaucoup d’autres), du coup j’ai dit oui d’emblée.  Mais quand ils m’ont annoncé qu’il s’agissait de la rétrospective David La Chapelle (photographe de mode, réalisateur de Rize…), hum, comment dire…J’ai eu subitement un planning hypra chargé.

Comment vous dire…J’aime bien sa façon d’évoquer son travail de photographe de mode, ses anecdotes, son désir de mettre en scène des people (l’apocalypse intérieure d’Elton John, les fantasmes cauchemardesques de Paris Hilton, ou Amanda Lepore, sa muse, transformée en Marylin wharolienne).

Mais il a cette façon bien particulière de saturer les couleurs, de lisser les corps à l’extrême, de leur faire prendre des expressions extravagantes, parfois inhumaines, qui donne un résultat kitch et trash. DLC est très très doué pour tout rendre irrémédiablement désespéré : point de salut dans l’enfance, la maternité, l’argent, la religion. Il aurait déclaré, lors de la conférence de presse d’inauguration :  »exprimer mes angoisses par le biais de mes photos, c’est le moyen de m’en libérer ».

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Ok, David LaChapelle est angoissé  MAIS c’est une star internationale.

C’est pour cette raison qu’une copine attérée par mes explications me prend à part , du genre « je te conseille d’accepter l’invit’  » parce que : « il faut que  tu comprennes que le freak c’est chic ».

Sans blague? Je ne vais pas à la rétrospective de David LaChapelle super people, super fashion, du coup, je signe ma mort sociale, c’est ça ?

Si je ne porte pas les mêmes baskets à talons hideuses (mais qui donc a inventé cet OVNI fashion ?) que cette copine, je ne suis pas tendance ? Alors, ok, je ne suis pas tendance.

David LaChapelle, Rétrospective, jusqu’au 31 mai 2009, à la Monnaie de Paris, 11 Quai Conti, 75006 Paris.

PS: Zaraki, rassure-toi, la fin de cette semaine sera consacrée aux garçons. (pour patienter, j’illustre aujourd’hui mon article avec une pin-up (Paris Hilton) en pleine séance de bondage ! ).  A demain donc !

I said no, no, no…

17 février 2009

Faut il toujours s’avouer vaincu lorsqu’on vous dit « non » ?

Je vous explique : pendant quelques semaines, j’ai convoité un accessoire mode que je pensais incontournable. J’avais vu Kate Moss dans des magazines porter avec distinction et grace des bottes de motard qui lui donnaient une rock touch très réussie. Résultat : je me me suis mis en tête de lui ressembler. Ah Ah.

Et enfin, un week end, je tombe en arrêt devant l’objet de mon désir fou. Elles sont splendides : couleur improbable ( je vous raconterai un jour quel rapport j’entretiens avec la couleur jaune), cuir grainé fin et souple. D’où, coup de foudre dans le magasin. Je les essaye et je me mets à fantasmer sur comment les mettre en scène à mes pieds…

Et là dans le miroir, c’est le drame : je me rends compte qu’elles se refusent à moi. Mes mollets ressemblent à ceux de Serena Williams, la championne de tennis,  alors que je voulais une orientation plutôt mollets Kate M. J’ai beau me regarder sous tous les angles, ces bottes ingrates me disent « on t’a dit non, on n’est pas faites pour toi ». L’âme en peine, je sors du magasin sans mes bottes adorées. J’ai vraiment du mal à faire mon deuil, mais je dois m’avouer vaincue.

Quelques jours plus tard, en ressassant ma frustration, je me rappelle d’une copine qui convoitait un garçon depuis quelques semaines. Il lui disait non (juste rapport à sa situation maritale. Comme si la fidélité comptait vraiment de nos jours !) et elle ne voulait pas s’avouer vaincue. A cette époque, ma copine m’agaçait profondément à insister comme ça. Je voyais bien qu’elle ne parvenait pas à se faire une raison.

Avec l’histoire des bottes de motard, j’ai enfin compris que ce n’est pas si facile de devoir renoncer quand on a l’impression que l’objet ou la personne correspond pile à notre désir.

Du coup, j’ai retenu ceci : Leçon de mode 1 : Avoir du style, c’est savoir ce qui nous va ou pas et l’accepter. Leçon de mode 2 : S’avouer vaincue, faire son deuil et enterrer l’idée.

Et vous ? Avez vous fait une croix sur un style que vous adoriez, a priori ?

 

Merci à Leora B. (dont je parlerai lors de la semaine des Césars) pour ses commentaires pertinents, et Zaraki, pour son commentaire sur l’article « Rock me, baby ». A demain ! Je vous embrasse.

 

Rock me, baby

16 février 2009

Comment être un couple bien assorti sans que ce soit la loose totale ?

Autant vous dire que ce n’est pas du tout évident. Paraitre en harmonie complète avec son accolyte amoureux, c’est parfois extêmement pénalisant pour l’un des deux, voire les deux. Et puis, parfois on s’y croit mais en vrai ça craint. Si si c’est vrai : j’ai pu constater ce phénomène avec le week-end de Saint Valentin.

Depuis quelques mois, certaines marques nous vendent le concept du dressing que l’on partage avec sa moitié. Pas mal si votre élu(e) ne fait pas 30 cm ou 30 kilos de plus que vous (ou de moins. Exemple : le premier couple de la République qui ne partage sans doute pas le même vestiairepour cause, d’1) de style de 2) de taille).

Cela dit une marque retient toute mon attention depuis quelques mois : The Kooples. Cette marque frenchie, ce serait comme si Philippe Manoeuvre avait revu et corrigé ses frusques vintage rock n’roll en collaboration avec une Patti Smith version 2009 et des BB Brunes devenus subitement hype et chic. C’est vestiaire mixte.

Ca donne quoi ? Des détails couture comme les têtes de mort en guise de boutons, de la skull jewellery (je vous reparlerai de ma passion malsaine pour les têtes de mort dans la mode), des santiags, des boots, du denim et pour adoucir cette tendance « Rock is not dead » : des cardigans en laine, des T-shirts en coton tout fins et un soupçon de dentelle vintage.

Et côté prix ? Certes un peu luxueux (il faut que je choisisse entre un week end à Stockholm et m’acheter cette bague tête de mort sublimissime que j’ai vu chez eux), mais c’est tellement inspiré.

Rien que pour leur  campagne de pub : des garçons, des filles, plusieurs possibilités, allez faire un tour ici : www.thekooples.com

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PS : Merci à tous pour les coms d’encouragement très sympas que vous me laissez ! Merci à Hasna, Likely, Zaraki, Clo, Chris, Nat et Lucie pour leurs coms en privé…et spécial merci à Emeline qui, je l’espère, reviendra laisser un com pour me dire qu’elle a tout compris !! Je vous embrasse.

 

Tout le monde dit I love you…

14 février 2009

Comment faire de la Saint Valentin un jour sous ecstasy et surtout pas un ratage total ?

Je ne sais pas pour vous, mais l’instant critique est arrivé : j’avoue, le 14 février me donne des envies subites de faire une retraite monacale.

Malgré ma révolte calendaire, j’ai décidé de changer la règle du jeu : clamer mon amour pour MA super trouvaille des soldes d’hiver. Voici 4 raisons de les aimer et de le leur dire :

Chères bottines marron glacé,

1) Merci de marcher pour moi : d’ailleurs je ne marche plus, je vole. D’accord, soyons lucides : mon ego et moi on se sent au dessus de tout.

2) Merci d’être mon coach de vie : j’applique déjà la leçon n°1 : allonger le pas. J’ai une allure folle. Alors qu’en réalité, je suis une petite chose ridicule qui trottine.

3) Votre hauteur et votre forme rendent mon pas sûr et me donnent toute la stabilité dont j’ai besoin. Vous êtes comme un homme qui aurait tout compris aux femmes.

4) J’avoue que je n’ai jamais su quitter. Je vous désirerai même par 30°C. Même si la communauté Havaianas  ricane dans mon dos.

                                          My pretty bottines

Et vous ? Un objet, un truc qui vous rend plus sûr de vous et dont vous ne sauriez vous passer ?

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